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La Chasse à l'homme.

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La Chasse à l'homme.

Message par Am-mystille le Ven 14 Sep 2012 - 22:03

Je ne connais pas vos critères acceptable/non-acceptable alors je vous laisse juger. Je ne suis pas une folle sanguinaire mais les détails écrits ne me font pas peur.

Prologue:
Je sentais leur souffle sur ma nuque. Ils allaient m'avoir, cette fois-ci. Après des mois de cavale, de filature et de nuit dehors, à échapper aux gardes alors qu'il pouvait évoluer librement, à manger les restes alors que je le voyais se baffrer dans une auberge.
Pourtant, il n'est pas tranquille. Cela se sent à l'infime tressaillement de ses oreilles pointues.
Il me sent.
Il sait qui je suis et pourquoi je suis là.
Il sait aussi que je ne peux rien tant qu'il est au grand jour, que je dois attendre la nuit pour lui faire sentir ma présence. Il sait tout cela, c'est pour cela qu'il me fuis.

Je ne sais pas comment le faire payer, pas encore, mais cela viendra.

Un jour ou l'autre...



Chapitre 1: six mois plus tôt

Spoiler:
"Alors, Yawë, tu retournes dans ton trou à rat?"

Yang, cet idiot écervelé qui ne s'était mis à être méchant que lorsque j'avais repoussé ses avances sauta de son perchoir et s'avança à pas mesurés, sa queue foutant l'air avec nonchalance et ses yeux de feu reflétant son tempérament joueur. Normal, après tout, ce n'est qu'un gros chat!

"Non, minou, ma maison c'est celle d'à côté, mais ne t'inquiète pas, je ferai une caresse de ta part à ton frère quand je passerai devant les poubelles."

Je le laissa feuler tout son soul et me concentra sur les derniers adieux mais aussi et surtout à l'appel de la route. Je saluai une dernière fois l'école des fabriquant d'armes qui m'avait accueilli pendant ces 5 dernières années et m'élançai vers ma maison, un bon diplôme en poche et une place d'artisan au village assurée.
Je couru aussi vite que je pus, marchant quelques heures pour me reposer, manger en route pour ne pas perdre de temps et arriver chez moi le lendemain soir au lieu du surlendemain. Je dormi à la belle étoile, laissant mon esprit vagabonder à travers les constellations et s'égarer entre deux créatures alors que je fermai les yeux...
Je rêvai de ma famille cette nuit là, mon père, toujours penché sur son jeu de cartes, cherchant la solution gagnante qu'il ne trouvera pas pour tenter une fois de plus de vaincre ma mère. Ma petite sœur de 7 ans courant derrière son wappin apprivoisé et jouant à la poupée avec ses peluches chacha. Et tout ce beau monde qui m'accueillera le lendemain, les bras ouverts et un sourire aux lèvres. Oncles et tantes, grands-parents et cousins éloignés, tous seront là pour accueillir mon arrivée dans le monde des adultes...

Le rêve s'estompa, je me lèvai, plus déterminée que jamais à arriver en avance. Je mangeai quelques baies et m'élancai, utilisant toutes mes connaissances de la région pour emprunter le plus cours chemin jusqu'à la ferme de mes parents.
J'arrivai au village peu avant le diner et vis à travers les fenêtres les familles qui s'attablaient et le commis de l'auberge qui courait en tout sens afin de trouver les ingrédients réclamés pour notre célèbre farce de boufton noir.
Je passai par l'artère principale sans que personne ne me remarque à part l'aubergiste qui me salua de sa voie bourrue en félicitant mon retour.
Je devrai prévenir ma mère qu'il y aura plus de monde que prévu au repas de demain...

Je me hâtai vers la route qui conduit à ma maison, isolée du reste de la ville par quelques champs de blé et d'orge. Je parcouru les derniers pas en courant, tournant le virage de la butte à tout allure avant de stopper net.
Là, dans l'encadrement de la porte de ma maison, une silhouette solitaire se tenait, un arc bandé à la main, une flèche encochée prête à être tirée.
La silhouette, masquée, se tourna vers moi au bruit de ma course et me tint en joue.
Puis, elle sourit, se détendit et sembla m'inviter à entrer.

Je m'avançai à pas lent, redoutant ce que j'allai trouver et guettant le moindre de ses mouvements. Il ne bougea pas d'un poil, se contentant de sourire d'un air ni joyeux, ni sadique, simplement satisfait. Un de ses sourires d'adulte qui vous fait frissonner par son vide, son vague, son absence d'émotion compréhensible.

"C'est fait, disaient ses yeux. C'est fait proprement, simplement. Maintenant, ma bière."

Je continuai d'avancer, mon esprit butant sur l'image que je craignai voir et trouvant mille explications farfelues pour justifier la présence de cet archer. Il me laissa voir par l'embrasure de la porte mais en m'empêchant d'entrer. Ce qui fut parfaitement inutile, parce que même si je l'avais voulu, je n'aurai pu faire un pas.
J'avais devant mes yeux le pire cauchemar que j'ai pu imaginer.
Mon père, dos à l'agresseur, avait une flèche plantée dans la nuque jusqu'à l'empennage, la pointe figée dans la table trouant son jeu, le seul bon depuis toutes ces années de mariage où il n'avait pu vaincre ma mère. Ses oreilles étaient encore dressées, raidies dans ses derniers sursauts de conscience alors qu'il tentait de comprendre la présence d'une flèche en travers de sa gorge.
Ma mère, quand à elle, avait encore les yeux pleins de l'horreur de ce qu'elle avait vu avant de se prendre une flèche dans le thorax. Elle était ainsi clouée à sa chaise, ses mains ouvertes dévoilant son jeu où apparaissaient sa carte préférée: le valet de carreau. Elle avait toujours été la clé de sa réussite dans toutes les parties qu'elle avait disputée avec son mari.
Ma petite sœur, quand à elle, tenait serrée contre elle sa poupée et pleurait des larmes silencieuses, ses yeux m'implorant de faire quelques chose pour arrêter ce cauchemar.
Mais je ne pouvais rien faire.
Si mon tonton, blagueur à ses heures, avait ôté le masque de l'archer pour éclater d'un rire franc, si mes parents avaient repris leur partie et que mon père avait enfin gagné, cela ne m'aurait pas étonné.
Mais non, ils étaient tous là, immobiles, le regard hagard.
Tous, sauf ma sœur.
Ce furent les mouvements lents de l'assassin de mes parents qui me tirèrent de ma transe.
Celui-ci releva son arc, tira tranquillement sur la corde avant de lâcher la flèche. Celle-ci partie comme au ralenti devant mes yeux ébahis sur la dernière victime qu'il lui restait: ma sœur.
Elle ouvrit ses grands yeux effrayés, ouvrant la bouche en un cri silencieux, ses yeux désespérés me fixant de leur éclat intense avant de s'éteindre.
Avec un brut mat, la flèche se planta dans sa gorge, bloquant son cri et soutenant sa tête dont le regard mort me suivait.

"Je l'aurai épargnée si tu n'étais pas arrivée, fit finalement l'archer en rangeant ses armes. Il me fallait un coupable. Maintenant, c'est toi qui les as tués."

Puis, avec une rapidité surhumaine accentuée par mon état d'égarement, il m'assomma d'un coup fluide et précis à la tempe.


Quand je me réveillai au milieu de la nuit, toute l'horreur de ces moments me frappa de plein fouet. Je me levai d'un bond, vacillant sous la douleur, cherchant à travers mes larmes la présence de mes proches.
Les flèches avaient disparues, désormais remplacées par de larges ouvertures au couteau. Chacun de ceux que j'avais connus et aimés avait la gorge tranchée, plus un coup de poignard dans les côtes pour ma mère. Je me trainai vers eux, les yeux brouillés et le pas mal assuré.
J’enlaçai ma mère et mon père.

"Tu n'auras jamais gagné contre elle, finalement, murmurai-je à mon paternel dans un espoir pathétique que le son de ma propre voix face voler cette scène cauchemardesque en éclat..."

Il n'en fut rien et j’éclatai en sanglots lourds et désespérés. Après quelques minutes à me reposer contre les corps sans vie de mes semblables, je me levai pour me diriger vers ma sœur. Elle avait toujours ces yeux suppliants qui me regardaient. Je ne pu soutenir son regard et la serra contre mon cœur. Plus que tout, c'était son image qui me tourmentait. Ses derniers éclats dans ses yeux qui me fendaient le cœur, ma propre impuissance qui me révoltait et les dernières paroles de cet archer qui me poursuivaient.

"Je l'aurai épargnée si tu n'étais pas arrivée, fit finalement l'archer en rangeant ses armes. Il me fallait un coupable. Maintenant, c'est toi qui les as tués."
Dans les premiers bruits d'animaux, je compris enfin qu'il avait raison. Si je restai là, on m’arrêtera pour le meurtre de ma famille. On y verra la trace de je ne sais quelle folie. Et lui courrai toujours. Ce qui n'était pas acceptable.
Je ramassai mon sac, pris en plus la poupée de ma sœur après une hésitation, ainsi que le jeu de mon père et la carte maitresse de ma mère. J'arrangeai les chaises en serrant les dents, plaçant mes parents côte à côte et ma sœur sur leurs genoux.
Enfin, je déposai un ultime baiser sur leurs fronts glacés avant de quitter ces lieux.

La chasse à l'homme avait commencée.
Et cette fois-ci, c'était lui la proie et moi qui tenais l'arc..
fin du chapitre 1.

chapitre 2: La poursuite.

Spoiler:
Il n'avait que quelques heures d'avance sur moi. Malheureusement, il avait une dragodinde, comme le montraient les déjections trouvées près de la colline, alors que la seule qui nous restait était trop jeune pour être montée. Il ne lui restait que quelques mois à patienter pour commencer à être dressée mais je ne disposais pas de quelques mois.
Présentant que la chasse allait être longue, je la pris tout de même avec moi, comptant sur les nombreuses journées qui allaient suivre pour l'habituer à ma présence et commencer à la dresser. Elle fut visiblement ravie car, à peine avais-je ouvert la porte de sa stale qu'elle fonça vers moi à toute allure. Elle ne pesait rien, aussi pus-je facilement la maitriser et lui passer une corde autour du cou que j'accrochai à mon poignet.
Je décidai de passer par les champs et la forêt, courant aux côtés de ma petite dragondinde qui semblait folle de joie. Je souri un instant, laissant quelques minutes l'horreur de cette nuit de côté pour me concentrer sur le vent dans mon pelage et le sol qui défilait sous mes pattes.
Il n'y avait plus de sang, plus de peur ou de haine.
Juste la course.
Il n'y avait plus d'archer, plus de flamme, plus de flèche.
J'accèlerai.
Comme si mon passé était un fardeau lourd et encombrant dont je venais de me libérer et qui, maitenant libéré, me laissait plus légère. J'avais l'impression que des aile sme poussaient dans le dos.
J'hurlai de plaisir, grisée par la vitesse.
Puis, entre deux arbres, apparu un visage aux yeux tristes et appeurés.
Je pilai.
Ces yeux, pleins de larmes et de désespoir, m'hypnotisaient.
Je sentais monter dans ma gorge un hurlement d'horreur.
Je fis un pas en avant... Un pas vers ses yeux si doux dans ce visage tant aimé.
Avant d'être projeter à terre par un boule de plumes qui me percuta à pleine vitesse.
Ma dragodinde, ne comprenant pas la raison de mon arrêt, avait continué à courir et, en fesant un pas en avant, je m'étais simplement mise sur sa trajectoire.
Je me relevai et me tournai vers l'endroit où s'étaient tenus les yeux que je fixai.
Ils avaient disparus.
Mais ma peine, elle, demeura intacte.
Avant de se changer en colère.
L'abattement qui me guettait disparu pour laisser place à une rage intense, destructrice.
Je me relevai et continuai à courir.

J'avais suvi la route, m'attardant quelques instant sur le chemi pour vérifier si je suivai la bonne route. Puis, je retournai me cacher et courir.
Courir pour oublier.
Courir pour ne plus penser qu'à mes muscles endoloris.
Courir.
Avec pour seul paysage ces yeux qui me poursuivaient.

Enfin, j'arrivai à Karasu, un village non loin de la côte, où je découvri la monture de l'assassin accrochée à la porte d'une auberge.
Je me laissai glisser dans la nuit, laissant ma dragodinde brouter dans le bois à quelques dizaines de kamamètres de là sous le couvert des arbres. Je me perchai à la fenêtre de l'établissement, ne voulant prendre le risque d'être découverte par l'assassin de ma famille qui n'hésiterai pas à m'abattre.
Je le voyais parfaitement. Il était à deux tables de là, de dos, buvant je ne sais quel breuvage en attendant quelqu'un dont la bière patientait sur la table.
L'aubergiste lui apporta son plat, semblant le craindre par son attitude tendue.

"Il sait. Il sait et il ne dit rien."

La colère m'envahie et je fus à deux doigts de me trahir. Puis, je me détendi.
Il avait sûrement une raison. Ne la connaissant pas, je ne pouvais juger.

"Sans doute menace-t-il sa famille..."

Je décidai de laisser le cra manger et d'aller voir dans la réserve s'il n'y avais pas quelques chose à me mettre sous la dent. J'entrai par la porte de derrièreet 'empruntai' quelques pains et pommes afin d'avoir des réserves.
Je retournai à mon point d'observation juste à temps pour voir un éniripsa balafré s'assoir à la table du cra. Ce dernier semblait surpris de sa présence, preuve que ce n'était pas le commenditaire. Puis, ses oreilles se rabatirent violement à l'arrière de son crâne et il se leva, menaçant.

"COMMENT CELA, IL NE PEUT PAS VENIR? hurla-t-il. "

L'éniripsa ne broncha pas et expliqua d'une voix calme un fait que l'assassin sembla comprendre car il se rassit. L'aubergiste non plus n'avait pas daigné réagir ouvertement et se contentait de continuer comme si ne rien était. L'auberge, vide comme part hasard, résonnait encore du cri de l'archer que les deux complices se levèrent afin de se quitter. L'éniripsa sorti et je quittai mon poste d'observation afin de réfléchir à ce que j'avais vu et entendu.
Enfermée dans mes pensées, je retournai dans la forêt rejoindre ma dragondinde et me reposer. Je ne remarquai donc la branche qui me barrait le chemin qu'au moment où je trébuchai dessus, m'étalant de tout mon long dans le plus grand vacarne. Aussitôt, j'entendis le bruit d'une chaise que le repousse et des pas du cra qui se dirigeait vers la fenêtre et allait d'un instant à l'autre me tomber dessus. Parallèlement, k'entendais le pas lourd et lent de l'aubergiste qui allait sans doute passer par la réserve. Cette retraite la m'étais aussi coupée. Je me relevai d'un bond et me prcipota vers un batiment proche visiblement inhabité dans lequel je m'engouffrai avant de discrètement refermer la porte sur moi. Je m'adossa à la porte, retenant mon souffle en observant discrètement les lieux.
Je me trouvais dans un pièce moyenne ayant apparement été utilisée récement. De lourdes teintures voillaient les fenêtre et empêchaient la lumière de passer, d'où l'apparence déserte de la demeure. pourtant, de mon point d'observation, je pouvais voirque, dans la pièce d'à côté, une bougie éclairait faiblement les lieux. On n'entendait aucun bruit à par un grognement et le bruit d'un frottement. Un grattement, plutôt. Suivi de murmures inquiets.
Doucement et après m'être assurée que personne ne venait dans cette direction, je m'avançai à pas de loup et observai ce qui se passait.
La scène que je découvris me laissa stupéfaite. Un sram, jeune et sans doute inexpérimenté, semblait dormir alors qu'assis en cercle, une femme et deux enfants, enchainés, cherchaient à se défaire de leurs liens. Le plus âgé, un jeune garçon de 17 ans environ tentait de scier les liens à l'aide d'un morceau de verre qui lui coupait les doigts tendit que sa jeune soeur essayait de couper la corde avec ses dents. Soudain, le gardien de la petite famille s'éveilla, semblant se souvenir de son rôle et s'avança vers eux d'un pas menaçant. Il tira sa dague de son fourreau et la pressa contre la gorge de la petite qui cessa tout mouvement et recracha la corde.

"C'est mieux comme cela. Maintenant le mioche, tu laches ça immédiatement ou j'égorge ta frangine."

Le garçon s'exécuta en serrant les dents tandis que la mère retenait sa respiration.

"Bien. Maintenant tu vas rester bien sage et toi aussi. Je vous ai à l'oeil."

Il parti se rassoir sur sa chaise et posa sa dague sur la petite table qui se trouvait à côté afin de la troquer contre un morceau de pain et du jambon qu'il mâchonna sans empressement.
Révoltée par ce traitement brutal et poussée par un fort sentiment indéfinissable, je rasai les murs et m'approchai doucement de ce jeune mâle dont les manières grossières et le comportement m'horripilaient. Les deux enfants m'aperçurent mais pas un ne dit mot.
Soudain, une latte craqua et le gardien des enfants sorti de sa rêverie. Alors, d'un commun accord, les deux prisnniers recommencèrent à bouger afin d'attirer l'attention de leur geôlier. Celui-ci se redressa et prit sa dague. Il se leva mais ne fit pas trois pas avant de tomber, assommé. Je lui pris la dague et m'en servi pour trancher d'un coup sûr les cordages. Aussitôt, ils se levèrent mais chancelèrent, visiblement affaiblis par la faim. Je les soutins le temps pour eux de se reprendre et reçu leurs remerciement avec modestie.

"C'est plutôt vous que je devrai remercier, dis-je, car sans votre intervention, j'aurai sûrement été prise."

Nous entendîmes un gémissement s'élever derrière nous provenant du corps du jeune sram qui reprenait ses esprits. Le jeun homme sauta sur l'occasion pour lui administrer un coup puissant qui le ramena aux pays des songes et ramassa les cordes pour le lier à la poutre centrale de la pièce qui semblait être un salon. Sa bouche s'étira d'un sourire carnassier.
Voyant leur état de faiblesse apparent, je sorti de mes poches les provisions provenant du garde manger de l'auberge pour les leur donner. Il serait toujours temps de se réapprovisioner cette nuit et ces gens étaient vraiment mal nourris.
Nous nous assîmes et, après un bon repas, ils me racontèrent leur kidnapping.
Orchestré visiblement par ce crâ mystérieux, ils avaient été surpris dans leur sommeil il y a deux nuits de cela, puis emmenés dans cette demeure et gardés captifs contre la totale coopération de leur père et mari, l'aubergite.

Finnalement, nous retournâmes à l'auberge bien après le départ du crâ pour sa chambre. Nous entrâmes en douce par la porte de derrière et rejoignîmes le tenancier qui fit (silencieusement) par de son immense joie.
Ces retrouvailles me touchaient et me blessaient, sans doute parce que, moi, je n'aurai pas cette chance. Ensuite, nous montâmes tous sauf la mère et la fille à l'étage où se trouvait la chambre du mystérieux personnage.
Nous défonçâmes la porte mais, malheureusement, le cgredin avait manifestement entendu notre conversation silencieuse et avait filé par la fenêtre, emportant toutes ses affaires avec lui. Il avait même refait le lit. Quelle délicate attention.
Nous redescendîmes, à la fois soulages et frustré de ne pas avoir eu affaire à cet effrayant personnage.
Malheureusement, il n'était pas parti sans nous laisser un petit souvenir. La mère gisait sans vie, la gorge tranchée afin de camoufler la marque d'une flèche tandis que la plus petite gisait dans un état grave. De larges blessures balafraient son corps et son visage. Le tueur s'était acharné sur elle, la couvrant d'échimoses en la baillonant avant de lui transpercer le ventre. Visiblement, il n'avait pas aprécié la trahison de son hôte et s'était emporté.
Avec un hurlement déchirant, le jeune garçon se précipita sur le corps de la petite fille. L'aubergiste, lui, tituba vers celui de sa femme et s'effondra, visiblement sous le choc.
Pour ma part, je sorti de la pièce, jugeant cette scène trop intime pour être partagée. Cette famille avait assez souffert de ma présence. Je retournais dans la forêt chercher ma dragodinde quand soudainement, un préssentiment affreux me prix et je rebroussai chemin pour rentrer dans la maison qui avait été le lieu d'emprisonnement de la famille de l'aubergiste. Je poussai la porte avec prudence et m'avançai lentement, redoutant l'absence de bruit et le parfum âcre qui flottait dans l'air. Ce que je découvris, étrangement, ne me boulversa pas autant que la mort de la fillette. Car, si je m'étais attachée à elle, la simple présence du jeune sram et ses actes révoltants avaient suffi pour me rendre insensible à son sort. Pire, je ressentais même une certaine joie à sa mort. L'horreur de cette pensée me pris aux tripes et je vomis mon déjeuner sur le plancher, juste aux pieds du cadavre décapité. La tête me fixait de ses yeux vides et semblait vouloir me faire regretter ma pensée en me la rappelant sans arrêt. Je lisais dans ces prunelles terreur et incompréhension.
Ces même sentiments que je retrouvais dans les yeux de ma...
Je m'enfuis de ce lieu et couru dans la forêt à la recherche de ma monture. Je la détachai à toute allure et retournai après une hésitation sur la route afin de voir quel chemin ce monstre avait emprunté. Plus que tout au monde désomais, je voulais le faire payer sa cruauté. Mais, à la sortie du village, je retrouvais quelqu'un que je croyais au chevt de sa soeur.

"Kourhous? Que fais-tu ici?"

Les yeux encore pleins de larmes, il m'expliquai que c'était ce que sa soeur voulait. Dans ces derniers sursauts de vie, elle avait demandé à ce qu'il m'accompagne dans ma traque de cet homme. Car, bien entendu, elle avait deviné, à mes pas tendus, à la sauvagerie de mon regard quand on parlait de lui, que je le suivais. Alors elle voulait qu'il m'accompagne.
Les larmes envahirent mon champ de vision. Cette petite me rappelait tellement ma...

"En route."

Ne pas pleurer. Ne plus pleurer. Jamais. Pour poursuivre ma vie, j'allais devoir assécher mon coeur.




fin du chapitre 2

Am-mystille
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Re: La Chasse à l'homme.

Message par Am-mystille le Dim 16 Sep 2012 - 15:10

Chapitre 3: Souvenirs

Spoiler:
Il voyagèrent rapidement et efficacement deux jours durant lesquels ils ne dirent pas un mot. Ils se contentaient de parcourir le plus de distance possible, chacun sur sa dragodinde avec la petite qui les suivait. Ce fut elle qui leur rappela le fonctionnement des êtres vivants en s'écroulant de fatigue le soir du 2eme jour. Ils décidèrent d'un accord tacite de s'arrêter et de monter un campement. Ils avaient parcouru une bonne distance et espéraient pouvoir rattraper l'assassin masqué avant qu'il en disparaisse dans la nature. Pendant que Kourhous allait accorcher les montures, Yawë sorti les porvisions pour un repas froid. Mais, quand elle sorti le pain, une carte se glissa hors de son sac et atterit posément dans l'herbe.
Valet de carreau.
Encore tachée de sang sec, elle semblait la fixer.
Des yeux, toujours des yeux qui la fixaient et lui rappelaient son passé.
Elle avait envie d'hurler. De crier aux bois et au monde que ce n'était pas sa faute.
Que ce n'était pas elle.

" Maitenant, c'est toi qui les as tués

"C'est faux! hurla-t-elle sans s'en apercevoir."

Kourhous se retourna calemement, se doutant de ce qui avait provoqué cet émoi. Il remarqua la carte tachée de sang et s'approcha doucement pour poser sa main sur l'épaule de sa compagne.

"Qui?"
"Tous, répondits-je sans avoir besoin de plus de précisions."

Il resta près de moi tandis que mes yeux s'innondaient de larmes. Puis, je sentis un liquide froid atterrir sur mon épaule et compris qu'il pleurait. Aussitôt, je me repris, me souvenant de la promesse que je m'étais faite. Je me relevai, me tenant droite et tentant de calmer les battements de mon coeur. Il recula d'un pas.
La soirée se déroula sans un mot de plus et, une fois endormis, chacun pensa aux siens.

Le lendemain, ils repartirent vers le Sud, toujours suivant la piste laissée par le fuyard.
Soudain, ils arrivèrent face à l'océan.
Aucun des deux ne l'avait jamais vu aussi ce fut un choc pour les deux.
Chacun laissa les embruns lui fouetter le visage, le sel lui piquer la langue et le fracas des vague contre la falaise emplir ses oreilles. La lumière du petit matin couvrait les vagues de reflets diverses et variés. Le cris des oiseaux marins semblait faire partie intégrante du décor.

J'imaginai déjà ma soeur courir le long de la côte pour tout voir, tout entendre. Ses poils blonds trempés, tout comme l'étaient les miens, et son rire enfantin faisant écho aix cris de mouettes. Elle aurait ensuite couru vers moi pour me prendre la main et m'expliquer de sa petite voix sérieuse tout ce qu'elle pensait de cet endroit magnifique. Ils auraient marché le long de la côte en répondant à ses inombrables questions.
Je sentais déjà mon coeur s'emplir de larmes tandis que je suivais le trajet imaginaire de cette famille heureuse qui avait été mienne quand, tout à coup, mes yeux s'arrêèrent sur un cavalier solitaire qui fonçait à toute allure le long de la falaise. Mon coeur s'assécha pour devenir brûlant de haine. Chacun de mes regards devenait une flèche enflammée qui poursuivait se lâche.

Je ne pleura pas au contraire: je souri.

"Tu vas mourir."

Fin qui chapitre 3.


Dernière édition par Am-mystille le Dim 16 Sep 2012 - 20:13, édité 3 fois

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Re: La Chasse à l'homme.

Message par Pan le Dim 16 Sep 2012 - 15:41

Je t'en avais parlé sur la CB, j'aime bien ce principe.

Toutefois, quelque chose me dérange. Comment une gamine et un gamin semblant totalement inexpérimentés au maniement d'une arme quelconque peuvent vouloir traquer un assassin expérimenté ? À moins d'être suicidaire, j'vois pas. Je pense que je vais laisser les "vrais pro" trouver tout ce qu'il y a à redire sur cette histoire que j'aime bien.

Parce que je la lis avant tout pour le plaisir et que j'aurais du mal à la critiquer Nyu
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Re: La Chasse à l'homme.

Message par Am-mystille le Dim 16 Sep 2012 - 16:15

Ne t'inquiète pas, c'est prévu^^ Ils commenceront leur apprentissage une fois arrivés 'ici'. Dans le chapitre 5 pour Kourhous et 7 pour Yawë je pense. A voir.
J'ai édité le chap 3.

J'adore ton smiley^^

(en fait, il me fallait le temps de contacter 'Kourhous' pour savoir quelle classe il voulait^^ mais j'ai fais une tentative de dessin de Yawë dans sa tenue si tu veux^^ je la posterai peut etre.)

Chapitre 4: Murof.

Spoiler:
Nous le poursuivîmes de nombreux jours, restant toujours derrière lui hors de portée de ses oreilles et de ses flèches, le bruit de la mer nous couvrant de toute façon. Le soir, nous ne fesions pas de feu et avions instauré des tours de garde au cas où il déciderait de repartir inopinément. Cela fut inutile mais me permit de réfléchir à notre situation. J'avais conscience des immenses talents de l'archer, de sa froide détermination et de son manque de contrôle, je ne pouvais donc pas nous immaginer le battre, aucun de nous n'ayant encore choisi une classe dans laquelle nous perfectionner. Je ne voyais pour l'instant aucune issue au problème, d'autant que j'étais sans doute recherchée dans tout Bonta. Et même sans doute dans les autres territoires qui devaient maintenant me prendre pour une psychopathe. La phrase cruelle du cra me poursuivait sans cesse, hantant mes nuits et fesait naitre en moi un désespoir immense ainsi qu'un certain dégout de la vie. Je ne cessait de m'interroger: Et si c'était vrai?
Je tentais par tous les moyens de me persuader du contraire mais la phrase s'était implantée en moi comme une mauvaise graine qui germait petit à petit en tuant les autres plantes qui étaient là originellement. Et ces yeux, partout, qui me poursuivaient... Comme une ancre qu'on aurait attaché à la patte et que je devais trainer. Mais, paradoxalement, je prenais plaisir à cette souffrance qui me permettait de ne pas oublier. J'entendais parfois le jeune homme murmurer dans son sommeil des mots étouffés et je me doutais que pour lui non plus ce ne devai pas être facile. Le choc était plus récent mais au moins, lui avait encore son père.
Moi, j'étais seule.
Pour toujours.

Le lendemain, nous nous réveillâmes en même temps que lui, nous préparâmes rapidement et en silence afin de poursuivre la filature. Malheureusement, il avait du nous repérer car il se mit à faire des détours sérés et désordonnés pour nous emer. Mais nous tînmes bon. Malheureusement, nous arrivâmes en ville et je dus me cacher pour ne pas être arrêtée. On voyait déjà mon portrait affiché dans toutes les rues, une forte récompense à la clé. Mon ami me regarda avec des questions plein les yeux et l'air dubitatif mais je lui fis signe d'attendre. Nous finîmes par passer par les toits, la plupart en ardoise mais quelques-uns encore en chaume nous donnaient du fil à retordre. Nous arrivâmes finallement en vue du port où nous vîmes le gredin s'échapper par la mer. Une fois le quai déserté, nous avisâmes l'intendant du port qui recomptait les kamas que lui avait donné le cra et nous prîmes rapidement une décision.
Kourhous déscendit du toit pour se diriger vers le gros homme qui l'avisa et l'attendit avec méfiance au vue de ses habits sâles et encore pleins de la sueur du voyage effectué. Pendant ce temps, je me glissai derrière lui pour lui plaquer un couteau (celui du sram) sous la gorge.

"Le dernier bateau, celui avec le cra, où allait-il?"
" Il... allait à Murof."
"Merci."

Je l'assomai d'un coup promt et il s'écroula.

"Tu sais où c'est, Murof?"
"Aucune idée, me répondit-il avec sincérité."
"On va s'arranger."

Le soir, ils se maquillèrent avec les colorants contenus dans les plantes dans la forêt et des vêtements neufs qu'ils 'empruntèrent' à un commerçant. Le lendemain, à la première heure, ils embarquèrent sur un bateau comme mousse afin de ne pas avoir à payer la traversée.
Entre deux corvées, ils échangaient des regards mi-tristes mi-complices.

Ils s'approchaient du but.
En route vers Murof.

fin du chapitre 4

Chapitre 5: le voyage.

Spoiler:
Ils passèrent le plus clair de leur temps aux corvées, moi, déguisée en homme pour l'occasion, s'occupant de nettoyer le pont tandis que Kourhous servait d'assistant au cuisinier et de barman à ses heures perdues. Il retrouva un rythme de vie normal, à son grand soulagement, et pus penser à autre chose que son chagrin pendant ce temps là. Il s'essaya d'ailleurs à la boisson, vivement encouragé par un passager du nom de Faist'Yvaal qui commença à lui enseigner l'art et la manière du combat façon Pandawa... Je l'encourageai dans cette voie, consciente du besoin d'évasion du jeune homme et de l'importance de savoir se défendre, surtout en vue du combat contre l'archer masqué.
N'ayant aucune préférence dans une classe, je commençai néanmoins à apprendre le lancer de couteau contre une cible improvisée avec des morceaux de bois flottés. Je ne sortais son arme que la nuit, peu désireuse d'avoir à subir des questions ou pire, un duel alors que mes connaissances dans l'art du combat étaient quasiment nulles. Je fus néanmoins découverte par Lam Dessan, un jeune sram à peine plus vieux que moi qui proposa ses services. Nous nous entrainâmes dorénavant toutes les nuits, la difficultée accentuée par le roulis des vagues même à l'arrêt. Malgré mon attirance pour le maniement de cette arme, je restais dubitative quand à l'utilisation d'armes au corps à corps contre un spécialiste du combat à distance qui l'aurait tuée avant qu'elle n'aie pu l'approcher. Je continuai de chercher, sans succès.
La réponse m'apparut comme une évidence le jour de ma décourverte par un marin soul qui voulait lui faire des avances malgré les moqueries de ses camarades qui affirmaient qu'il n'avait aucune chance face au jeune chat que j'étais à leurs yeux.
Pourtant, quelle ne fut pas leur surprise quand il renversa de la bière sur mon poil teinté et que mon pelage noir et blanc se dévoila. Surpris, ils cessèrent de parler pour ne plus qu'échanger des murmures consternés. Akurage, le cuisinier, s'approcha et renversa son verre sur ma tête, malgré ma tentavie d'esquive.
Kourhous voulu intervenir mais je l'en dissuada d'un regard. Si j'étais emprisonnée ou pire, je ne voulais pas qu'il subisse le même sort. Il ne bougea pas mais serra les poings. Ils retirent tous leur souffle quand ils purent enfin distinguer ma veritable apparence et plusieurs échangèrent des murmures étranglés. Je me ramassai sur moi-même, prête à me défendre s'il le fallait et même à sauter par-dessus bord pour rejoindre l'île à la nage plutôt que de les laisser me tuer. Même si au final cela reviendrait au même...
Je n'eus pas besoin d'arriver à ces extrémités car, ayant distingué un anormal rassemblement sur le pont, le capitaine était sorti de sa cabine et s'avançait maintenant vers nous. Je ne l'avais encore jamais vu et, à voir la façon dont les autres marins tentaient vainement d'appercevoir son visage caché par un large chapeau noir, eux non plus. Il était tout de noir vêtu, principalement en tissu, et des armes à feu pendaient à sa ceinture à côté d'un couteau magnifiquement décoré. Il s'approcha à pas lents, concient de son effet, sa cape volant dans la douce brise. Chacun de ses pas brisait le silence qui c'était installé et provoquait en moi un sentiment de malaise alors qu'il s'approchait. De ses mains gantées, il repoussa les marins qui nous firent de l'espace et m'attrapa le menton pour lever mon visage à la lumière.

"Alors comme ça un de mes moussaillon serait une mousaillone... Interessant... Et une écaflip en plus. Donne moi une bonne raison de ne pas te jeter pas dessus bord, fit-il en resserant sa prise."
"Elle est recherchée monsieur, contre une forte récompense, me trahit un marin."
"Vraiment? Et fugitive en plus... Soit, au moins, tu nous seras utile. Et elle a fait quoi exactement?"
"Elle... elle a tué ses parents, monsieur. Et sa soeur aussi, s'empressa de répondre le traitre caché parmi la foule."
"CE N'EST PAS VRAI!!!! hurlai-je."
"Ne mens pas."
"Je n'ai tué PERSONNE! C'est un cra le responsable et il se dirige vers Murof avec un bateau qui a un jour d'avance sur nous! Et je lui ferai payer à ce..."
"Que dis-tu?"
"Que je vais tuer cet assassin!!"
"Un cra, hein... Masqué n'est-ce pas? Et qui laisse toujours un survivant, continua-t-il comme si nous étions soudainement seul."
"...Oui... répondis-je d'une voix brisée. Ma soeur... c'était-elle avant que je... IL L'A TUE SOUS MES YEUX, éclatai-je tout en frappant du poing sur le pont, fesant sursauter l'assistance."
"Hum... je vois..., il se redressa. La récréation est terminée messieurs."
"Et qu'est-ce qu'on fait de la prisonnière?"
"Elle vient avec moi."

Je le suivi, hagarde et sonnée, surprise d'être encore en vie mais méfianteà l'idée de me retrouver seule en présence de cet individu qui ne me croyait sûrement pas...
Quoique...

Fin du chapitre 5

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Re: La Chasse à l'homme.

Message par Am-mystille le Ven 21 Sep 2012 - 19:02

Chapitre 6: Histoire

Spoiler:
"Alors comme ça tu es recherchée? Et qui me dis que c'est bien ce cra qui a tué ta famille?"

"Le simple fait de ne pas avoir été abbatue. Vous avez déjà eu affaire à lui, je présume?"

"En effet."

Je me taisai, attendant qu'elle continua son récit. J'attendai quelques instant et ma patience fut récompensée. Elle fini par prendre la parole d'une voix lasse et déterminée à la fois.

"Il est venu chez moi quand je n'avais que 20 ans, il y a 10 ans de cela, pourtant, tout est encore clair et frais dans ma mémoire. Ce jour là, j'étais partie toute la journée dans un village voisin afin d'aider à al préparation de la fête annuelle avec mes deux meilleures amies. Nous aviosn oeuvré toute la matinée et le résultat était au dessus de nos espérances. De grands feux étaient allumés alors que la nuit tombait sur la clairière et que l'on allumait les lumignons. Je décidai de retourner chez moi pour aller chercher ma famille et me changer car mes vêtements empestaient la sueur et la poussière. Je courrai jusque chez moi, grisée par la fête qui promettait d'être superbe.
Quand j'arrivai, la lumière était encore allumée et une silhouette emcapuchonée se tenait sur le perron. Son arc était tendu, encore vibrant de la flèche qu'il venait de décocher. L'archer se tendit puis sembla sourir et m'inviter à entrer..."

Alors que je l'écoutais, je me perdai dans mes propres souvenirs, revivant la scène alors que sa propre histoire se mêlait à la mienne. Je revoignais...

"C'était un carnage, toute ma famille était morte. Une flèche dans la nuque, ils ne semblaient pas avoir conscience de leur mort..."

Un corps tendu de surprise, la bouche ouverte comme dans un utlime cri...
Une flèche en travers de la gorge.

"Leurs regards me suivaient, leur peur était encore inscrite dans leurs yeux morts..."

Une femme, clouée à sa chaise par une flèche qui lui traversait la poitrine, ses yeux doux autrefois voilés d'horreur et d'incompréhension...

"Il ne restait que mon petit frère... Il était recroquevillé dans un coin de la pièce, comme si il pouvait disparaitre. Quand il me vit..."

Un rêve, craient ses yeux. C'est un rêve et tu vas m'en sortir.

"Il serrait contre lui son doudou, un simple morceau de chiffon..."

Une poupée innoncente qu souriait d'un air désolé et absent.

"Quand j'ai vu tout cela, quand mon regard avait saisi toutes les atrocités, toutes les flèches, tous les habils tachés de sang, il a pris une flèche et..."

Un trait qui file, trop rapide pour être arrêté, trop lent pour qu'on ne le remarque...

"Il a abattu mon propre frère sous mes yeux."

Sa voix se brisa quand les yeux s'étaignir, emportant avec eux le passé qui fut le mien.

"Ensuite, il a dit que c'était ta faute, fis-je d'une voix unie. Que tu étais responsable."

Entendre le son de ma propre voix, à des millénaires de la scène d'épouvante que j'avais revécu me permis de contenir les perles salées qui se balançaient au bord de mes yeux.
Le capitaine, trop sonnée pour répondre, se contenta d'un hochement de tête boulversé.
Un souffle.

"Je l'ai poursuivi. Pendant des mois. Je l'ai suivi où qu'il aille. Et puis, un jour, j'ai escaladé le mur de l'auberge et je suis entrée dans sa chambre. Il semblait endormi alors j'ai sorti ma dague. Je l'ai approchée de sa gorge... Je voulai l'égorgé comme il avait égorgé les miens pour masquer ses traces."

Je luttai pour ne pas retourner en arrière.
Sur la voix, il fallait que je me concentre sur sa voix.

"Mais... je n'ai pas pu. Alors, il m'a attrapé la main et il m'a saisi le visage. Il a dégagé mes boucles brunes et il a admiré mon visage avant de prendre sa dague et de me meurtrir le visage. Pas d'un coup vif mais lentement. Je sentais le froid de l'acier qui se transformait en douleur cuisante. Mais je restais paralysée. Je ne pouvais rien faire à par pelurer, ce dont je ne me privai pas. Après avoir laissé une longue balafre sur mon visage, il a dit... il a dit... que je lui appartenais désomais..."

A ces mots, elle retrouva son calme et hôta doucement son chapeau. Je pu voir que notre capitaine était en fait une fille, une très jolie fille même, sansla longue cicatrice qui partait de son oeil droit pour couper ses lèvres charnue et finir sur le menton où elle s'éffacait comme à regret après cette délicieuse destruction.
Fascinée par ce visage ravégé dont on pouvait encore voir l'innocence passée, je ne pris pas tout de suite conscience du sens de ses mots. Puis, ils me frappèrent de plein fouet.

"Alors, qu'allez vous faire de moi? fis-je méfiante, toute trace de sympathie oubliée pour ne plsu me concentrer que sur l'immédiat."

"Je ne peux te laisser continuer de voyager sur ce navire. Je vais te jeter à la mer. Nous ne sommes plus qu'à 5h des rivages murofiens, ce qui devrait te prendre un peu moins d'un jour à la nage. Si tu survis."

"Vous êtes encore faible, fis-je après un silence. Trop faible pour me tuer de vos mains ou demander à un de vos sbires de m'exécuter."

"Sans doute, répondit-elle alors que sa bouche se tordit d'un trait amer et que sa cicatrice hurlait de douleur. Mais tu ne vas sûrement pas t'en plaindre..."

Elle voulait se persuader qu'elle fesait cela pour moi et non pas pour elle. Pour me sauver et pas parce qu'elle s'en savait incapable.
Définitivement trop faible.

"Non. C'est vous que je plains."

Ce n'était pas vrai. Je la méprisais. Sa lacheté me retournai les tripes.
Sans doute la considérais-je comme responsable de la mort de ma soeur, du moins en partie.
Je me promis de ne pas faire la même erreur.
Calmement, je sortis sous le regard curieux des marins et descendis à la cale. Je ramaissai mes effets et laissai un mot griffoné pour Kourhous.
Puis, je remontai et enroulai mes affaires dans un tissus imperméable sous l'oeil du capitaine qui avait remis son large chapeau et était sortie de sa tanière. Après avoir plusieurs fois vérifié l'étanchéité de mon paquetage, je montai sur la rembarde sous le regard effaré des autres marins et stupéfait de mon compagnon de route.
Puis, je portai deux doigts à mes tempes dans un bref salut et me laissai tomber en arrière sans même jeter un oeil au capitaine.
Elle n'existait plus à mes yeux. Elle était confondue avec cet assassin mystérieux que je me promis d'abattre.

Dans le ciel, deux yeux me suivent. Deux yeux brillants de peur, de tristesse, de compréhension. Deux yeux enfantins qui disparaissent parmis les nuages.
Mais restent fixés sur moi.

"On se retrouve à Murof."

fin du chapitre 6.


Dernière édition par Am-mystille le Ven 21 Sep 2012 - 22:51, édité 2 fois

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Re: La Chasse à l'homme.

Message par Pan le Ven 21 Sep 2012 - 21:44

Ah mais tu édites tes anciennes réponses !

Je serais venu jeter un coup d'oeil plus tôt si j'avais vu de nouvelles réponses. Bref, je lis ça et je te donne mon avis :D
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Re: La Chasse à l'homme.

Message par Am-mystille le Ven 21 Sep 2012 - 22:52

Oui, j'essaie générallement de mettre 2 chapitres part post afin d'éviter les doublons. Sauf quand j'ai une réponse^^
Chapitre 6 fini!! Le prochain quand je pourrai^^'

chapitre 7: La nage.
Spoiler:
Tenir, je devais tenir.
Garder le cap.
Ne pas laisser mes muscles s'engourdir par le froid.
Oublier les crampes.
La soif.
La faim.
Nager, juste nager.
Je laissais mon corps à la dérive faire le travail. Mon esprit n'avait plus la force de diriger. Je me laissais entrainer.
Puis, les yeux apparurent.
Deux, quatre maintenant. Quatre en deux.
Deux paires semblables.
Deux paires fantômes.

"Il y a assez d'eau dans la mer pour que tu ne la fasses pas déborder. Nage. Et arrête de pleurer. Les larmes ne changeront rien. Seuls les actes comptent."

Nager.
Ne pas pleurer.
Juste nager.
Seuls les actes comptent.

Avancer. Toujours.
Ne pas pleurer.
Seuls les actes comptent.

J'atteinds la côte. Je me hisse difficilement sur le pont du port. A quelques mètres de là, je voyais le bateau qui déchargeait sa cargaison. D'ici, je voyais une silhouette solitaire qui regardait de temps en temps en direction de la mer.
Kourhous.
Je tentais de l'appeler mais mes muscles me lâchèrent et je tombai dans un profond sommeil.
A mon réveil, j'étais entourée d'une troupe de personnes, pour la plupart bléssées et dont les vêtements en lambeaux ne cachaient pas la couche de graisse et leurs bourlets tombant. Leurs mains cailleuses me soulevaient alors que je sortais doucement des bras de Morphée. Leurs yeux globuleux m'observaient avec avidité, imaginant déjà l'argent que je pourrai leur raporter. Car il n'y avait aucun doute sur leur nature: c'étaient des marchands d'esclaves. Des gens qui avaient vu leur quotidien misérable être transformé par la vente d'être humains.
Qu'ils aient été poussés à le faire ne changeait rien.

"Les sentiments ne comptent pas. Seuls les actes sont importants."

Je me descidai à passer à l'action. Contractant mes muscles, je leur fis lacher prise alors qu'ils me croyaient endormie et sûrement droguée et dégainai ma lame pour trancher les ventres offerts à ma dague. Leur peau se déchira comme un voile de papier et ma lame se teinta de rouge. Un liquide épais coula sur la garde pour venir me chatouiller les doigts. Je le sentais s'écouler le long de mon bras tendu et tremper ma manche. Leurs bouches s'ouvrirent pour laisser filer un dernier cri d'agonie qui ne vint jamais. Avant même que leur dernier souffle eut franchi leurs lèvres grasses et colantes de bave, je m'étais déjà relevée et j'essuyais ma lame sur la manche trempée d'eau et de sang.

Sans un regard pour ceux que j'avais tué, je me levai et me dirigeai vers la ville que j'apercevait au loin, trônant majestueusement sur le point le plus haut de l'île, mon but. Murof. La ville qui cachait l'ordure qui avait tué tant de mes proches. Sans me souvier de mon apparence, je me dirigeai d'un pas décidé vers les portes que j'apercevaient vaguement. Je tenais à peine sur mes jambes, épuisée malgré mes quelques heures de sommeil et affamée par mon long voyage. Je récuperait rapidement mes effets personnels avant de me mettre en route. En mont coeur, je sentais grandir une flamme sombre qui consummait ce qui c'était tenu alors à sa place. Et je ne savais pas encore si c'était une bonne chose... ou non.

A l'entrée, tout le monde se retournait sur mon passage pour identifier si, oui ou non, j'étais la porteuse de cette horrible odeur de poisson et de sel. Ce dont je me fichais royalement. Je passai entre les gardes, n'ayant aucunnement l'envie de présenter quelconques papiers d'identités que je n'avais de toute façon pas et parvins à me glisser entre de charrues afin de passer relativement inaperçue. Je m'aventurai donc dans l'avenue principale au nom aussi étrange que révélateur: Ruetarédoms. Je voyais passer plusieurs escouades de gardes qui filtraient du regard les rues encombrées. Je me faisais la plus petite possible tout en revenant mentalement sur le débat qui m'avait occupé l'esprit durant ma traversée solitaire: comment me défendre au mieux contre ce redoutable crâ?

La réponse la plus évidente était évidement de devenir la diciple d'un dieu, mais lequel? J'avais tout de suite éliminé les classes que je considéraient avec le plus de mépris car il ne me semblait guerre utile d'envisager suivre un enseignement qui ne m'apporterai rien d'autre que quelque compétence d'esquive ou de soins. J'hésitais donc entre le sacrieur, le sram et le xélor. L'idée de revenir dans le temps me tentait sans pour autant me convaincre. La furtivité du sram m'attirait indéniablement mais au fond de moi je ne voulais pas le tuer dans le dos. Je voulais le ragarder dans les yeux pour le voir mourir. En cela, le sacrieur incarnait assez bien mes espoirs. Pourtant, j'avais comme une réticence à finir ma vie blessée à mort pour pouvoir le vaincre. Une répulsion intérieure, un instinct animal qui luttait contre une quelconque forme d'auto mutilation. J'avais donc ocillé toutt le chemin entre les trois sans parvenir à me décider. Finallement, le destin allait décider pour moi.

Alors que je hérais à la recherche de mon compagnon de route, j'entendis une explosion sur ma droite et, imitant toute la rue qui s'était imobilisée, je cherchais des yeux la source de ce vacarne. Soudain, un batiment proche explosa, projetant sur la foule qui hurlait des copeaux de bois dont les plus gros devaient faire un bras entier. J'esquivais habilement les morceaux qui folaient jusqu'à moi san sme soucier de mes voisins de derrière tout à cherchant toujours le responsable de cela. Il finit pas surgir des décombres, couvert de poussières mais n'étant aucunement blessé. Sa mi-armure mi-combinaison d'étoffe et de cuir flottait autour de lui, autrefois aussi noir que le jais comme le laissaient voir les rares pans qui n'étaient pas couverts de poussière. Son visage était caché par un masque qui cachait ses traits mais laissait filtrer son sourire. De ses poursuivant,s il ne restait aucune trace. Soudain, surgissant de toutes les ruelles alentours, la milice, lourdement armée, débarqua sur la place pour tenter d'arrêter le coupable et pour contenir la foule. Les Eniripsa de guerre soignaient déjà les quelques blessés légers qui se trouvaient à leur portée. Pour ma part, je ne portais aucune attention à quoique ce soit d'autre que cette silhouette masquée qui filait en douce par les toits. Elle regroupait ingénieusement la force du sacrieur, la souplesse du sram et l'attrait du xélor. J'avais trouvé ma classe.

fin du chapitre 7


Dernière édition par Am-mystille le Dim 14 Oct 2012 - 1:55, édité 10 fois

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Re: La Chasse à l'homme.

Message par Pan le Mer 26 Sep 2012 - 4:30

À quelques mètres de là y'a quoi alors :) ?
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Re: La Chasse à l'homme.

Message par Am-mystille le Dim 14 Oct 2012 - 2:40

Chapitre 8: Roublarde.

Spoiler:
Pendant près d'une heure, je le suivi sur les toits murofiens, tentant tant bien que mal de suivre l'allure d'enfer qu'il s'imposait, prenant des risques inconsidérés pour ne pas le perdre de vue alors qu'il se déplaçait avec l'aisance de quelqu'un qui se promène tranquillement sur le placher des vaches. Cela ne faisait que croitre l'admiration que j'avais pour lui au fur et à mesure que ma fatigue faisait de même. Mon corps n'avait pas encore totalement récupéré de son bain forcé dans l'eau froide et la croute de sel qui imprégnait mes vêtements se solidifiait petit à petit, diminuant ma capacité à me mouvoir. Je devenait plus héistante devant les sauts d'une maison à une autre et ralentissait sur les toits pentus alors que celui que je suivait ne semblait pas voir la différence entre chaque toit. Dépitée, je feulai en le voyant s'éloigner irémédiablement. Alors, utilisant le peu d'énergie et de lucidité qui me restait, je sortis après une héistation ma dague de son fourreau et visait précaucioneusement la silhouette décontractée qui marchait devant moi. Mon but n'étais pas de le tuer, simplement de le surprendre, de lui signaler ma présence afin qu'il s'arrête suffisement de temps pour que je puisse le rattraper. Je me concentrai, relachai doucement mon souffle et lançai mon arme qui parcouru une courbe audacieuse avant de se planter dans le toit sur lequel il marchait, transpersant sa cape d'étoffe pour venir se figer dans le bois. Il s'arrêta et jeta un coup d'oeil pour voir qui venait de porter la main contre sa précieuse cape.

Sans même prendre le temps de voir si j'avais réussi ou non mon tir, je m'élançai de toit en toit avec la force du désespoir, luttant, contre l'apréhension du vide qui me prenait aux tripes. Je finis par le rejoindre alors qu'il ôtait mon arme de son vêtement pour me la tendre, poignée vers l'avant. A peine avais-je rangé mon instrument dans son fourreau qu'il était déjà sur une autre maison, ne m'accordant pas plus d'importance qu'à un enfant qui veut se faire remarquer. Il m'ignorait superbement alors que je le suivais, épuisée. Je finis par me planter devant lui pour lui barrer la route, agacée par ce manque de considération et tiraillée par l'horrible doute qui s'était emparé de moi.

"Et si il ne prenait pas d'apprenti?"

Je décidai de tenter malgré tout ma chance avant qu'il ne me contourne et ne reprenbne son chemin. Je savait que je n'aurai ni le courage ni la force de le suivre un heure de plus. Je ne craignais ni les énormes armes à feu derniers cris qui pendait à sa ceinture ni ses bombes qui dépassaient de son sac passsé en bandoulière, ce qui semblait le surprendre (ou peut-être était-ce mon imagination) car je parlai d'une voix essouflée mais sûre.

"Prenez moi comme apprentie."

Il me considéra un instant avant de poser une question à laquelle je m'attendais sans pouvoir y apporter de réponse.

"Pourquoi?"

Il en me demandait même pas qui j'étais, d'où je venais ni aucune de ces banalités que s'échangent les gens normaux dans la rue. Il évoquait même par là la possibilité de me prendre en apprentissage. J'inspirai à fond et me lançai.

"Parce que je veux apprendre.

-Que veux-tu apprendre?"

Encore une colle. Si je lui disais le fond de ma pensée, il risquait de me renvoyer sans sommation pourtant je n'avais d'autres réponse à lui orffire. Je lui donnai donc la vérité.

"A tuer."

La bombe était larguée. Je pressantais qu'il appreciait ma franchise sans pouvoir l'expliquer (était-ce le pétillement de ses yeux ou l'infime frémissement de sa bouche qui m'avait mis sur la voie? Je l'ignorai) pourtant, il se dégagea de mon barage pour continuer sa route. C'était un refus. Un refus qui me laissait pentelante.

Alors qu'il allait quitter le toit sur lequel je me trouvais, me laissant aux proies avec mes doutes et mon désespoir, je fis un nouveau pas en avant, décidée à le suivre malgré mon épuisement et à le faire revenir sur sa décision.

"La mort prend plus à l'assassin qu'à l'assassiné. Profite de la vie et oublie ça."

Alors, il continua sa route sans même attendre ma réponse. J'en avais pourtant une à lui fournir, je voulais lui clamer ma détermination, lui hurler que la mort était la seule issue à la douleur poignant qui me broyait le coeur et empoisonnait toujours plus mes jours et mes nuits. Au fond de moi, pourtant, résonnait la voix de mon compagnon de route. Peut-être une autre voie pourrait-elle m'emmener loin de toute cette souffrance... Je balayai cette possibilité d'un revers de la main. Si je me mettait déjà à rêver d'ailleurs alors que la chance de venger ma famille était enfin une vague lueur à l'horizon, il n'y avait rien d'étonnant à ce que son futur maitre, car il allait le devenir, elle en était certaine, lui refuse l'accès aux portes de la mort. Forte de cette nouvelle résolution, je m'élançai à mon tour sur ses traces, me considérant déjà comme en position d'apprentissage et décidée à faire dès aujourd'hui mes premiers pas sur le chemin de l'assassinat. Soudain, il disparut de ma vue alors qu'il se tenait quelques secondes plus tôt sur la charpente de la maison juste en face de celle sur laquelle me tentait de retrouver mon équilibre après un saut approximatif. Dubitative, je rejoignit le dernier endroit où je l'avais vu et trouva tout de suite la raison à son étrange disparition.

Sous mes pieds s'étendaient une rue pavée à la va-vite où quelques piteux étales tentaient de prendre le dessus sur les bannières défraichie de leurs voisins. Quelques dames à l'oppulente poitrine circulaient parmi les clients, suivies de près par de menus gaillards à l'apparence anodine et aux doigts agiles. De l'autre côté de cette rivière de corps en mouvement, une auberge à l'enseigne branlante qui n'en n'était pas à son premier hiver. Je sautai moi aussi du toit et atteris souplement sur mes jambes entre un étal qui affichait des foulards aux couleurs douteuses et un autre où des fruits et légumes se mélangeaient anarchiquement. Protégeant mes maigres économies sous ses vêtements, je se dirigeai vers la fenêtre de l'auberge et tentai d'appercevoir mon maitre dans la salle qui s'offrait à mes yeux entre les pans de crasse qui maculaient le verre. Je finit par conclure qu'il était sans doute monté dans une chambre pour se reposer. Plus déterminée que jamais et rendue confiante par mes exploits de la journée, je m'engouffrai dans une ruelle proche et me mis à escalader le mur qui s'offrait à moi. Parvenue sur le toit, je me dirigeai au hasard vers l'arrière de la batisse et descendit d'un étage pour oberver ce qui se déroulait dans les deux chambres qui s'ouvraient de ce côté. Après quelques minutes de recherches infructueuses, je finis par le trouver dans une chambre latérale où il rangeait tranquillement le fruit de son larcin, semblant ne pas se préoccuper de ce qui m'était arrivé après qu'il m'ait tourné le dos. Résolue à lui montrer ma valeur, je me servit d'une de mes pinces pour faire céder la serrure de la fenêtre déjà en mauvaise état et j'entrai, fière comme un paon et décidée à lui imposer ma présence. Je refermai la fenêtre et me plantai devant lui, attendant qu'il daigne lever les yeux sur moi, ce qu'il fit au bout de longues minutes qui me parurent durer des heures.

"Encore toi, fit-il simplement.

- Prenez moi comme apprentie, lui répondis-je.

- Tu es sûre de ton choix?

- Certaine.

- Tu sais ce que cela implique?

- Je m'y ferai.

- Bon. Et bien considère que ton entrainement commence maintenant, jeune roublarde. Va me chercher un verre. Sans payer et sans que l'on ne t'associe à moi. Si l'on me posera la question, ne compte pas sur moi pour te défendre. Ta place tiendra toujours sur un fil.

- Bien."

Je me dirigeai vers la fenêtre sans une ombre d'hésitation.

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Re: La Chasse à l'homme.

Message par Am-mystille le Ven 10 Mai 2013 - 14:28

Chapitre 9: Premier meurtre.
Spoiler:


Ca y est. Mon cœur bat tellement fort que je suis sûre que mon maitre l’entends. Cela fait bien 1 mois que je suis avec lui et pourtant je ne connais toujours pas son nom. Quelqu’un d’autre que lui sur cette Terre en a-t-il seulement connaissance ? Rien n’est moins sûr. Après ce petit mois de préparation, je sais déjà crocheter une bonne dizaine de serrures et passer inaperçue dans les tavernes de la ville basse et il était temps maintenant d’apprendre les points vitaux des êtres vivants et l’art du meurtre. Et pour cela, rien de mieux que la pratique avait décidé mon professeur. Nous attendions donc sur le bord du chemin depuis quelques heures déjà, attendant la venue d’un passant solitaire. Il finit par se présenter sous la forme d’un berger pauvre menant son triste troupeau vers les marchés de la ville, sans doute tiré de sa campagne par une désespérante pauvreté.


" Ramène-le, avait seulement dit mon instructeur. "

Aucune indication sur la manière de procéder, juste un ordre simple. Je n’en attendais pas moins après ce temps passé en sa compagnie, j’avais dû me faire une raison. J’attendis qu’il passa devant nous puis m’extirpa des buissons pour me mêler à ses pauvres chèvres. Elles se poussèrent sans opposer de résistance autre que des bêlements stupides qui m’exaspéraient au plus haut point. Le seul avantage à ce tintamarre était qu’il couvrait le bruit de mes pas. Je m’approchai pas à pas de lui, veillant par-dessus son épaule qu’aucun autre voyageur n’arrivait et finit par lui placer ma dague sous la gorge. Il s’arrêta instantanément, surpris d’être la cible d’une attaque vu son apparente pauvreté. Sous la pression de mon arme, je le fis s’asseoir à genou avant de lui lier les mains dans le dos avec sa propre ceinture. Puis, je me tournai vers mon maitre qui venait vers moi, toujours accompagné de sa nonchalante assurance. De la pointe de sa lame, il traça sur le corps du vieil homme des croix écarlate aux points vitaux tels que l’aine, la clavicule et les autres cibles que je devais pouvoir discerner du premier coup d’œil sur mes futures victimes. Une fois son exposé terminé et sans même vérifié que j’avais entendu ou suivis son cours, il ouvrit d’une main experte le torse de l’homme qui laissa échapper une exclamation étonnée qui se finit dans un misérable gargouillis. Sans même accorder un regard à sa victime, il m’expliqua en détail le fonctionnement des muscles et des tendons, allant jusqu’à sortir les organes les plus intéressants pour me les montrer directement. Semblant ignorer leur position vulnérable au milieu de la route, il décrivit avec force précisions les circuits sanguins qu’il me suffirait de trancher pour que ma victime ne soit plus qu’un cadavre en quelques secondes.

Avec une heure d’autopsie, mon maitre décida qu’il était temps pour moi de mettre en pratique mes nouvelles connaissances en testant mes attaques sur le groupe de voyageur qui s’avançait. Constitué de deux hommes visiblement des religieux dédiés à quelque culte morbide, ils avançaient en silence, leurs mains calleuses parcourant sans interruption leurs amulettes ornées de crânes de petits animaux. Encore en bas de la colline, ils mirent quelques minutes pour grimper ce qui me permit de dégainer ma dague et de me faufiler dans les fourrés en repassant mentalement la liste de leurs points faibles. Alors qu’ils découvraient avec stupeur le cadavre éventré au milieu de la route, ne sachant visiblement quoi penser des restes de son cours de biologie, je m’élançai, atteignant d’un bond le premier prêtre tétanisé qui eut à peine le temps de me voir pour s’écrouler, la carotide tranchée. Son compagnon, à peine plus vif, tenta tout de même un geste de protection qui sonna sa fin alors que ses mains s’envolaient loin de son corps, ne laissant à leur place qu’un geyser de sang qui m’aspergea, m’emplissant la bouche d’un gout métallique qui me fit frémir… De plaisir ou de peur ?

Ma tache accomplie, j’essuyai ma lame sur les vêtements de mes victimes, contemplant avec curiosité les corps de ceux dont j’avais volé la vie. Mon premier meurtre… Je sentais presque une émotion m’emplir le cœur. Presque. Car à présent, j’avais bannis de mon esprit toute émotion ou regret, uniquement concentrée sur mon objectif. Dans un dernier regard pour les deux prêtres, je vis à leur place le corps sans vie de l’archer que j’avais entraperçu ce jour maudit. Mes doigts serrèrent plus fort le manche de mon arme, comme s’ils craignaient qu’elle ne s’enfuie dans les entrailles du cadavre imaginaire de l’assassin masqué.
J’avais fait mon premier pas sur la voie de la vengeance. La route baignée de sang qui me mènerait vers la paix s’étendait désormais à mes pieds et m’appelait à grand cri.



« J’arrive » lui répondis-je avec un sourire carnassier avant de suivre mon maitre et guide qui s’était éloigné, indifférent à mon « exploit » comme au devenir des cadavres qui s’offraient au soleil.


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Re: La Chasse à l'homme.

Message par Léopold le Dim 12 Mai 2013 - 17:10

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