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Joyeux Nowel

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Joyeux Nowel

Message par Maev' le Mar 28 Déc 2010 - 0:08

En ce matin enneigé d’un certain 24 descendre, Fao’ se leva très tard et découvrit sur le lit, à ses côtés, une place vide et encore chaude. Il descendit les escaliers de bois menant au rez-de-chaussée sous le regard inexpressif de ses aïeux, Crâs, Fécas et Eniripsas.

A sa grande surprise, on l’y attendait. Il entra dans la cuisine et embrassa sa femme du bout des lèvres avant d’ébouriffer la touffe de la petite fille, qui faisait presque 8 mois.

« Tu ne travailles pas, aujourd’hui ?, s’étonna-t-il en s’attablant devant un café brûlant.
- C’est un jour spécial aujourd’hui, soupira Jeana.
- On est vendredi ? ça arrive toutes les semaines, il me semble…
- Fao’… Cette nuit c’est NOWEL ! Le premier de ta fille, qui plus est !
- Ah. C’est vrai. Je suis invité à Brâkmar, d’ailleurs, ce soir…
- Je trouve qu’un Nowel en famille ne serait pas de trop !, trancha la Fécatte. Et quand bien m^me tu y allais, tu ne trouves pas que c’est trop tard pour y aller ? »

Affairée, la jeune mère épongea le trop-plein sanglant qui se dégageait de la bouche de la petite. Elle jeta un regard plein de malice et d’intelligence qui couva l’Eniripsa tout entier, qui se décida à siroter son breuvage sans broncher.

Après le petit-déjeuner, Fao’ se mit en tête de filer à la britannique, de prendre la poudre d’Esk-Hempette (très rare !), de fuir pour se retrouver dans la taverne, trouver l’inspiration pour un nouveau roman… Son plan fut contrecarré par la clairvoyance maternelle de sa femme, qui le saisit au vol, en pleine tentative d’évasion.

« Tu as les cadeaux ?
- Quels cadeaux ?
- Bah, les cadeaux, pour Nowel… Tu ne connais pas l’histoire de Nouwel ? »

Fao’ haussa les épaules, complètement septique, et leva les yeux au ciel.

« Oui, je connais. Et je n’y crois pas une seconde. J’ai lu les textes qui en parlent : aucune indication de temps, de lieu… Une simple légende. Allons, c’est juste un petit catalyseur de la vie. Depuis l’année 22, on veut se réchauffer en famille.

- Eh bien réchauffe-nous le cœur, à toutes les deux, un peu, trembla la voix de Jeana avec une once de regret. »

Il jeta un dernier regard en arrière et sortit enfin de la demeure. La Fécatte, elle, soupira profondément et prit la petite Vampyre dans ses bras avant d’aller s’habiller.

*

**

*

Dans son lit, à quelques pâtés de maisons plus loin, Maeve ouvrit des yeux encore fatigués. La bouche pâteuse, elle se redressa et s’étendit dans un faible grognement. Lorsque ses pieds atteignirent le parquet refroidi dans la nuit d’hiver, finissant de la réveiller, elle sauta sur ses pieds.

Une dizaine de minutes plus tard la voilà qui descendait, vêtue d’un pantalon moulant sans être vulgaire et d’une superposition d’un col roulé et d’un T-shirt ample, le tout au parfait style « artiste excentrique ». Une fois les marches dévalées, elle posa son attention sur le choix de ses chaussures pour finalement opter pour des petites bottines en cuir noir de sanglier.

Aujourd’hui, jour qu’elle attendait depuis les premières températures négatives, c’était enfin Nowel. Elle avait toujours aimé son ambiance feutrée et complètement détachée qui enrobait alors son quotidien. Les années précédentes, elle l’avait fêté seule, chez elle, en ressortant les correspondances de l’année. Mais cette fois-ci la magie serait différente puisqu’elle était bien déterminée à passer la soirée avec les amis qu’elle s’était fait en arrivant sur l’île.

Cette année elle misait sur le présent plutôt que le passé.

La faim ne la retenait pas et à peine ses bottes et sa veste enfilées, la porte se verrouilla derrière elle, abandonnant ses meubles à défaut de colocataires dans la maison restée close et morte.

*

**

*

Fao’ marcha dans l’air vif du froid du dehors. Il eut l’idée de préparer, pour une fois, une petite surprise. Il se dirigea vers la Grand-Place, à la grande sculpture de glace, chargée d’une poudreuse encore vierge de guano. Il bifurqua vers la grande allée, s’engouffrant dans le quartier des dessinateurs. Les artistes rangeaient leurs toiles, il faisait trop froid, les chutes de neige allaient sûrement souiller, les clients qui fuyaient les rues, attirés par l’auberge, par leur amoureux transi.

Il déboucha sur la petite place qui donnait sur la boutique de choses et d’autres, ouverte en ce temps-la, mais visiblement pas très loin de fermer. M-E sautait pour attraper le rideau de fer qui clorait son établissement. Il pressa le pas pour arriver avant la fermeture.

« Salut M-E !
- Oui ?, fit-elle gracieusement en se retournant. Ah, c’est toi Fao’, ajouta-t-elle en dévisageant l’Eniripsa emmitouflé dans sa doudoune. Tu viens pour m’aider à fermer ?
- Pas vraiment… Je voudrais acheter un bibelot…
- Fao’, soupira-t-elle, j’ai une famille, des amis, des amies, des gens qui me veulent voir chômer les jours fériés. »

Elle s’effaça pourtant pour le laisser entrer dans la boutique plongée dans le noir. Elle actionna l’interrupteur, donnant à la pièce principale une légère lumière, douce et tremblotante.

« C’est pour la petite, s’enquit-elle.
- Un peu jeune… je pensais plutôt à sa mère.
- Ah oui… »

Les deux derniers mots, prononcés presque avec aigreur, tombèrent avec comme la volonté de rester les derniers à résonner dans la pièce. Le ton en était, pour être concis, sans appel.

L’Eniripsa au catogan réfléchit, choisit une peluche éloquente et l’amena à la caisse, où la sramette le regardait d’un œil torve, un sourcil en l’air.

L’instant d’après, il se retrouvait de nouveau sur la Grand-place, seul dans la foule de gens qui rentraient du marché. Il était presque onze heures, et tout le monde avait fini ses courses de Nowel tardives.

Les cloches retentirent alors dans la ville, provenant du Quartier Pieux. Fao’ ne fit pas spécialement attention, croyant qu’il s’agissait de l’heure. Mais il persista trop longtemps, et il leva les yeux avec surprise en comprenant enfin : ce son était indésirable. Le tocsin jaillissait de tous les Temples de Murof, et intimait à tous et à toutes de se réfugier à la Grand-Place. Un grand danger se préparait.

Fao’ retrouva rapidement Jeana, qui serrait dans ses bras la petite Cyanne emmitouflée dans une couette pour ne pas prendre froid. Ses yeux étaient inquiets, et malgré la foule épaisse qui s’était réunie en ce lieu, elle se pressa contre l’Eniripsa pour ne pas être séparée de lui.

« Tu sais ce qu’on dit, s’affola-t-elle. Je l’ai lu dans le journal Murofien.
- Eh bien, quoi donc ?, fit naïvement Fao’.
- Tu te rappelle de Nouwel ?, lui souffla-t-elle à l’oreille. Eh bien, cette nuit, les Iops à l’oreille aiguisée ont entendu des cris. Des hurlements lugubres… »

Fao’ serra les mâchoires, et saisit la petite peluche qu’il avait dans sa poche pour la montrer à sa femme, qui fit un saut en arrière, de surprise.

« C’est ça, mon chéwi, exactement ça, fit Jeana dans un souffle.
- Ecoutez !, la coupa le vieux Vénérable, qui s’imposait en chef de la communauté, des mulous sont parmi nous ! Ils ont commencé à saccager les forêts alentours, nous sommes acculés aux falaises et la baie est gelée ! »

Il marqua un temps d’arrêt, le temps que la population digère le choc. Des murmures coururent dans la foule, pleins d’anxiété. L’Enutrof reprit :

« Ecoutez-moi ! Nous n’avons presque plus de vivres, et les bateaux ne pourront pas venir à notre secours ! Il faut OR-GA-NI-SER notre défense ! Nous appelons tous les guerriers à la taverne ! »

Fao’ n’eut pas le temps de réagir, déjà Jeana lui avait arraché sa peluche des mains, embrassé rapidement et poussé vers la taverne. Il était ébahi, stupéfait. On le prit par les épaules pour le mener à la taverne.

Quelques heures plus tard, ils étaient 15. Seulement quinze, hommes et femmes, issues de toutes les Classes. Divisés en cinq groupes de trois, les défenseurs devaient prendre le, ou les mulous en tenaille. Maev’ et Vlad’, dans son équipe, le suivaient sans dire mot.

Ils étaient trois, trois colosses dos-à-dos, dont un petit, un bébé. Comme réfugiés dans une clairière, encerclés par tous. En face d’eux, le groupe de Cwassie et de NinonFantasy, sur la gauche, celui de Quifry, à droite, celui de Raganof. On resta sur ses gardes : les deux mulous adultes les regardaient fixement, les babines retroussées et les griffes acérées, prêtes à déchirer les chairs. Fao’ laissa son imagination dériver : il se voyait, avec Vlad’ et Cyanne, cerné par une armée de tofus armés jusqu’aux dents. Selon Maev’, les mulous semblaient protéger un de leurs congénères inanimé, à terre.

« Je sais peut-être quoi faire…, souffla Fao’ en se mettant à découvert. »

Il marcha lentement, déposant son arme, et évita les gestes brusques en se rapprochant des monstres, sous les yeux médusés et incompréhensifs des guerriers. Il s’arrêta à quelques pas des mulous et s’agenouilla, baissa les yeux. Le silence, écrasant, déteignait de fureur et d’horreur, tous les arcs braqués sur les ursidés.

Personne ne savait ce qui se passait dans la tête de l’Eniripsa au catogan, qui restait immobile, offert aux monstres. Le plus imposant laissa un échapper un grognement, et s’écarta pour laisser Fao’ atteindre le corps inanimé. Fao’ se releva doucement et, sans un mot et dans la plus grande discrétion, s’approcha du corps.

Elle était encore vivante. C’était une femelle adulte, le flanc brûlant de fièvre, la respiration coupée, sifflante. Apparemment très malade. Le petit s’approcha avec curiosité, poussant de petits cris d’angoisse. Dans son imagination, il se voyait avec un tofu qui s’approchait du corps de Jeana, mourante, qui venait d’apparaître.

Fao’ s’éclaircit la voix, réveillant la hargne à fleur de peau du mâle imposant. Il leva alors un peu la voix, en parlant de sa voix la plus douce et neutre :

« Elle semble mourante. Ils ont dû s’arrêter ici pour l’hiver. Si on la guérit, ils peuvent reprendre leur route nomade. Sinon… »

Fao’ prit une grande inspiration. Il n’avait jamais été bon vétérinaire. Il fallait être Féca, tout au moins. Quelle folie avait-il donc commise ? Dans quelle trière s’était-il fourré ? Dans de sales draps, quoiqu’il en soit…

L’Eniripsa écrivain posa sa main sur le front de la femelle, formulant un sortilège qui pourrait faire mouche. La chaleur émanant de la malade le déstabilisait, de m^me qu’il pensait au petit, juste derrière, et au mâle qui n’hésiterait pas à l’écraser d’un coup s’il échouait. La main enfouie dans la fourrure chaude, il amorça son Mot.

Très long Mot que celui-ci, dans une atmosphère à couper au couteau, une tension extrêmement tendue qui s’étirait partout dans la clairière investie par les humains. Seule la voix de l’Eniripsa résonnait dans la forêt, chacun étant concentré sur chaque mot articulé.

Et puis, le silence. Le dernier flux de magie pénétra la femelle. Aucun mouvement ne trahissait l’échec de l’Eniripsa. Et pourtant, agenouillé sur se corps inanimé, Fao’ se mordait les lèvres, une larme perlant sur sa joue. Dans le doute, il se vit devant le tofu qui venait de tuer Jeana. La larme se cristallisa par le froid, et resta, blanche, pure, sur la joue pâle de l’homme au catogan.

Il dit d’une voix brisée : « Allons donc, c’est Nowel… ».

*

**

*


« C’est Nowel… »

Maeve sourit, les yeux inondés. Par le vent ou par l’émotion de la scène, elle ne le dirait pas. Comment les efforts s’étaient soudainement fructifiés, elle n’en savait rien. En détournant son regard d’un Fao’ stupéfait de sa performance, elle chercha à côté d’elle les yeux rieurs de Vlad’. A son tour, il lâcha des yeux Fao’ pour la regarder, avec un sourire étrange. Maeve rendit son sourire à Vlad’ : elle aussi avait reconnu le parallèle à la légende de Nouwel, bien que la fin fût plus gaie cette fois-ci.

A leur retour aux portes de la ville, ce furent des yeux remplis d’espoir et de questions qui les accueillirent. Très vite, les questions fusèrent. Quoi ? Combien ? Comment ? Les voix surexcitées se mêlaient aux quelques rares cherchant le calme. Chaque combattant envoyé au danger retrouva famille et amis pour leur raconter le mulou blessé, le Fao’ extraordinaire, et la retraite pacifique des monstres pour d’autres horizons.

La foule se dissipa rapidement, cherchant la chaleur des âtres qui les attendaient. Jeana’ parvint alors à se frayer un chemin. Lorsque ses yeux se posèrent enfin sur l’homme attendu, ils s’adoucirent et se plissèrent par son large sourire.

« Alors ? Cette chasse au Mulou ? »

Fao’ sourit à la Fécatte. Il s’approcha et prit la petite Cyanne à sa mère, qui balaya un flocon qui se trouvait collé sur la pommette de son mari.

« Rien d’extraordinaire, chéwie. Une histoire de Mots.
- La routine, quoi, ajouta-t-elle, presque blasée. »

Remarquant la peluche dans la main de sa femme, il s’en saisit brusquement et y mit feu par un Mot d’étincelle. Jea’ prit un air outré.

« Mais pourquoi ?! Qu’est-ce qui t’arrive ?
- Je ne veux plus voir les mulous en peinture maintenant. C’est tout.
- Aurais-tu peur ? Un grand garçon comme toi ?, le nargua-t-elle
- Tu peux pas comprendre, fit négativement l’écrivain en réprimant de sombres pensées.»

Alors que le couple se chamaillait comme deux gamins, Maeve et Vlad’ riaient doucement du spectacle offert. Jusqu’à ce que…

« … personne pour nous attendre, nous…, finit par soupirer la Crâette.
- Mais si, ils ne se montrent pas, c’est tout ! »

Elle le regarda, étonnée : il semblait être au courant de quelque chose. Elle voulu le questionner mais une autre voix féminine supplanta la sienne.

« Vlad’ ! Maeve ! Pourquoi vous restez là, dans le froid ?, s’écria Jeana’ en jetant un regard espiègle à son conjoint. Vous permettez qu’on vous invite à casser la croûte à la maison ?, ajouta-t-elle.»

Fao soupira mais ne refusa rien, et les deux invités suivirent leurs hôtes. En sortant de la Grand-Place, Maeve s’arrêta, les yeux brillants d’une idée qui venait de lui traverser l’esprit.

« Ca vous arrange si j’emmène quelque chose à manger ? »

La fécatte se retourna, sembla réfléchir.

« Je dirais pas non, au vu du monde qui reste ce soir.
- On n’est que quatre, non ?, s’étonna Fao.
- Tais-toi donc, gros glouton ! Tu n’as rien à redire !»

Sur ces mots, Maeve prit le chemin opposé au leur, prenant direction de son foyer. Les yeux rivés à la neige qui tombait devant ses pas, elle pensait à la bûche de Nowel qu’elle avait acheté la veille sans vraiment réfléchir à qui la mangerait. Des flocons de plus en plus gros tombaient ; comme elle en raffolait. Elle leva son regard sur le ciel blanc de nuages compacts. L’espace d’une seconde elle vit danser les flocons et ressenti un agréable vertige avant de se prendre cruellement la neige dans les yeux.

Une fois sa vue récupérée, l’impasse de l’Archery s’étendait devant elle, avec ses maisons impeccablement rangées et ses toits proprement blancs. Un vent violent faisait maintenant un mur opaque de flocons surexcités. On n’y voyait pas à plus de dix kamètres et Maeve ne pouvait que deviner l’emplacement de sa maison et… une silhouette postée devant.

Curieuse et inquiète, la Crâette accéléra le pas ignorant le vent qui lui fouettait un peu plus encore le visage. Bientôt elle put distinguer une tignasse bleutée fouettée par les bourrasques, puis des yeux amoureux la fixer tendrement.

Elle sourit. Oui, son Nowel serait magique cette année.

Lorsque les deux amoureux entrèrent dans la demeure de la 240 rue des Enudis, il y avait bien plus que trois amis qui les attendaient. Maeve savait maintenant ce que lui cachait Vlad’ : Non seulement Nico s’était débrouillé pour rentrer à Murof pour les fêtes, mais Fikiriki, Moinon et Miam’ les passeraient avec eux !

Tout ce monde pour une soirée, qu’il avait pourtant voulue calme, avait refroidi leur cher Eniripsa écrivain, maître de maison, et hôte (à moitié !) malheureux.

Ils étaient tous réunis chez le couple Jea-Fao, à manger viande et garniture copieuse, riant fort et partageant ensemble une soirée de bonne humeur, souvent pincée de chamailleries.

Fao’, d’une humeur particulièrement acerbe et contrariée, ne se gêna pas pour fusiller littéralement quelques uns de ses invités, ne recevant en retour que des regards découragés ou franchement hostiles. Sa femme, immensément prise dans son métier de mère, qu’elle considérait être d’ailleurs à temps plein et pas payé, devait constamment s’occuper de la petite, encore et toujours, avant de revenir, platement excusée, à sa table pour finir son entrée à base de bananagrums, puis sa cuisse de tofu royal, le morceau de bûche qu’avait apporté Maeve…

Maev’ et Nico, placés côte à côte, tout ruisselants de bonheur, assistaient sans broncher aux conversations, anecdotes, coups d’éclats… Vlad’ et Kiri, en face l’un de l’autre se souriaient quand leurs regards se croisaient, quand Jeana encore pensa à un coup du destin de les voir en vis-à-vis, quand on parlait de l’imbécilité des Iops. Magnon s’occupait comme elle pouvait, mais parlait principalement à Jeana, ou répondait avec verve aux assauts de l’écrivain. Miam, en dernier lieu, placée à droite de Fao’, baissait les yeux à chaque fois qu’il la regardait, s’humectait des lèvres vite sèches, les pupilles dilatées. Elle ne pensait même pas à manger.

Après que les bouches et les estomacs furent remplis, on se réunit dans le salon, où un délicieux feu de bûches craquait dans l’âtre. Ambiance chaleureuse et bonne enfant, Jeana complètement épuisée recroquevillée dans les bras de Fao’, et la Crâette brune qui s’occupait du bébé.

« Maev’, tu t’en occupes comme une reine !, dit doucement Jeana en jetant un œil sur son enfant. On dirais que tu as fait ça toute ta vie.
- Je prends ça comme un compliment, répondit Maev’ en souriant. Merci.
- Si on l’avait tous les jours, je ne serais pas dans cet état-là, soupira la Fécatte. »

On demanda les cadeaux, le sapin. Fao’ répondit simplement que ce n’était pas prévu, sans en dire plus. Il était bientôt une heure du matin, et chacun pensait à son lit douillet et froid qu’il fallait réchauffer avant de pouvoir dormir. On se leva en époussetant les dernières miettes du repas.

« Restez donc ici, il y a assez de chambres, protesta Fao’. Il y a même des bouillotes, si vous voulez… Et il fait froid dehors. »

Tout le monde resta.


En ce matin enneigé à la rupture, un certain 25 descendre, Fao’ se leva très tard et découvrit sur le lit, à ses côtés, une personne encore endormie. Il la réveilla doucement d’une série de bises sur la nuque et le visage.

Une petite demi-heure plus tard, Fao’ et Jeana descendirent enfin, la première l’œil encore luisant de plaisir, l’autre gonflé et content.

Ils découvrirent quelques personnes déjà réveillées, réunies dans le salon. Restaient encore Maev’ et Nico. Fao’ se porta volontaire pour aller les réveiller.

Nico et Maev’ dormaient étonnement dans des chambres séparées. Dans l’une, il trouva la Crâette dans une trop petite robe de chambre, dormant innocemment, en position fœtale, et près d’elle la petite Cyanne, dormant encore plus innocemment, ses petites canines dévoilées, en plein dans un très beau rêve.

Fao’ déposa, provocant, ses lèvres sur la joue de Maev’. Elle sembla se réveiller en murmurant d’une voix pâteuse :

« Nico, chéri… c’est toi ?
- Bien sûr que c’est moi ton chéwi, dit l’Eniripsa, sans détour. Tu fais superbement bien la maman.
- Que… ? Oh, c’est toi Fao’ ! Gougeât ! tu ne savais pas qu’il ne faut jamais entrer dans la chambre d’une femme qui dort ? »

Sans répondre, l’homme au catogan prit doucement son nourrisson dans les bras et s’en fut réveiller l’Eniripsa aux cheveux bleus.

Peu après, tous réunis dans le salon, la plupart avec un cafait à la main, les autres avec un chocolat chaud, tout autour d’un phénomène étrange, faisant vibrer les instincts, imaginations… « Il n’était pas là hier ! », « Je parie que c’est une farce de Fao’ ! », « Mais c’est magique !».

Un sapin richement décoré trônait là, avec sous ses plus basses ramures un petit lot de cadeaux aux couleurs vives, bien empaquetés, bien présentés. Une assiette de biscuits à moitié mangée et un verre de laitlait à moitié bu sombraient sur la table basse. Tout conduisait à une visite de Nouwel.

« C’est magnifique, s’écria Jeana. Allons chercher les cadeaux ! »

Tous se ruèrent sur les présents apportés, pleins de gaité et cimentés par l’amitié. Et l’amour.

*Fin*...
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Re: Joyeux Nowel

Message par Nico' le Mar 28 Déc 2010 - 14:30

*3* C'est bôôôô ! Et pourquoi tu me fais dormir dans une autre chambre que toi ? x) mais c'est super bien écrit je trouve ^^ Joyeux Nowel à tous !! (j'aurais bien voulu le fêter comme ça mon Nowel...)
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Re: Joyeux Nowel

Message par Vlad' le Mar 28 Déc 2010 - 15:46

Et pourquoi ne pas mettre ça dans la partie des textes Murof habituels ?
Je l'es déja dit sur le blog à Fao', c'est sublime. On reconnait bien le style mystérieux, magique, le tout, sur une parfaite maîtrise de la langue...
Mais si c'est le fameux texte Produit par Fao', et co-produit par Maeve, dans de cas, je doit te féliciter aussi, Maeve !

Et pour cette histoire de temps Fao'... Ne peut tu pas faire comme dans la vrais vie ? c'est à dire, le temps qui s'écoule normalement... Parce que là, c'est perturbant...
Et comme ce ne fut dit que sur le Devtracker, et pas réellement implanté en jeu, cette histoire du temps qui passe 4x plus vite (du fait qu'il n'y ait pas de véritable calendrier, ni déroulement du temps IG), ce serait bien de laisser la petite avec ses 3 mois...
De plus... Disons que ça m'arrange pour ce que j'ai déja écrit sur Murof, et ce que je suis en train d'écrire...

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Re: Joyeux Nowel

Message par Maev' le Mer 29 Déc 2010 - 19:25

Vlaaad! T'as foiré le pari: fallait pas diiire :)

Sinon, félicitez plutôt Fao pour avoir écrit aussi vite (et pour avoir arrangé mes parties...)
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Re: Joyeux Nowel

Message par Moinonminou le Mer 29 Déc 2010 - 22:16

Moi...je dis magnifique texte. Tout simplement bien écrit et tout et tout.
Bon, sinon le surnom Magnon, c'est que si Vlad' se surnomme lui aussi Vladisoupe! sinon c'est pas drôle...
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Re: Joyeux Nowel

Message par Fao le Mer 29 Déc 2010 - 22:20

Maev', je t'avais prévenue, il fallait en parler à Vlad'...
t'en fais qu'à ta tête...
Oh, Moinon, on n'a utilisé ton pseudo UNE SEULE fois...
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Re: Joyeux Nowel

Message par Maev' le Mer 29 Déc 2010 - 22:52

Mais moi ça m'arrangeait qu'il le dise, c'est de ton côté du pari que ça foirait tout! D'abord :)
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Re: Joyeux Nowel

Message par Vlad' le Mer 29 Déc 2010 - 22:53

*se fait tout petit*
Désolé...
*sort*



*revient*
MAGNON !
*repart*
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Re: Joyeux Nowel

Message par Moinonminou le Jeu 30 Déc 2010 - 13:05

Vladisoupe!
Bon, d'accord pour le surnom...(c'était pas un reproche...juste une demande)
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Re: Joyeux Nowel

Message par Jeananas le Jeu 30 Déc 2010 - 20:05

Rhooooooo, génial =3 Mais pourquoi Nico et Maeve dans une chambre séparée ? Je rate beaucoup de choses en 5 jours on dirait x)
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Re: Joyeux Nowel

Message par Fao le Lun 10 Jan 2011 - 17:58

C'est pas moi qui ai écrit cette partie, et je ne voulais pas mettre Maev' et Nico dans la m^me chambre... Ils vivent bien séparés.
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