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Childhood

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Childhood

Message par Lily le Mer 7 Mar 2012 - 13:42

Bonjours à tous. C:
Je me suis enfin décidé à créer une Fic' ici. J'avais ce projet avec Lo' depuis pas mal de temps, et il y a quelques jours je les commençais, et donc j'en ai parlé à Lo' et tout et on a décidé de faire une collab'. /o/
En gros, chaqu'une notre tourd, on postera un chapitre.



  • Introduction.




Une petite fille s’approche de l’étalage d’un marchant, elle est angoissée et affamée, ça se voit bien, elle fait bien attention à ne pas se faire remarquer et se cache en dessous de la table qui sert à poser les fruits. Hum… Des fruits, ça fait longtemps qu’elle n’en a pas mangé, ça fait même longtemps qu’elle n’a mangé tout court. Elle risque un œil au dessus. Mince, le marchand l’a repéré. Elle fuit sa cachette et vole un fruit, le vendeur à ses trousses. Elle court… Non, elle fuit. Enfin, l’homme l’insulte en s’arrêtant, revenant à sa vente. Vite, il faut qu’elle fuie encore une fois avant que les gardes arrivent. Il lui faut une planque, sa cachette, oui, c’est ça, il faut qu’elle rejoigne sa petite sœur dans sa cachette.

J’arrive à notre cachette, faite dans les décombres d’une vieille maison, transpirant à la chaleur du mois d’été et haletante à cause de ma course. Une petite fille se tient devant moi, assise dans l’ombre d’un bout de toiture encore sur place, elle n’a pas bougé depuis que je suis partie.
Elle a des long cheveux rouge comme le feu et elle tient ses yeux fermé, comme si elle dormait, non, elle ne dort pas, elle attend juste mon retour. Je me précipite vers elle, et la sert dans mes bras. Comme ça fait du bien de retrouver la seule personne qu’on a… Elle ouvre les yeux, ses beaux yeux d’or. Enfin. Je lui tends la pomme que je viens de voler comme un trophée et sourit. Elle se jette alors dessus, oui, elle était affamée, je m’en doutais bien… Mais, je le suis aussi… C’est vrai. Je la regarde manger en souriant. En quelques minutes, il ne restait rien, pas même le trognon. Je soupire en souriant et me regarde. Je me suis quand même bien amoché, j’ai les pieds en sang, ce n’est pas la première fois mais bon. J’embrasse ma sœur sur la tête, la laissant lécher ses doigts comme un petit chachat et marche vers le petit courant d’eau dehors. Il est petit c’est vrai, mais il nous suffit, et c’est pour ça qu’on c’est installé ici. Je plonge mes petits pieds dedans, comme ça fait du bien… La fraicheur de l’eau me transperce la peau et je sens de légers picotements. Je ferme les yeux et me laisse bercer par le bruit de la petite rivière, le visage au soleil. J’en oublie même ma faim, je suis heureuse.
Mais la réalité dépasse le rêve, j’ouvre les yeux quelques minutes plus tard, et regarde autours de moi, je vois des arbres, des buissons, des ronces… La typique d’une vieille maison non entretenue et abandonnée. Personne en vue.
Je suis soulagée, et enlève mon petit bandeau de pirate qui me cache l’œil droit. Je me passe de l’eau sur mon visage crasseux et sale, je vois alors mon reflet. Comme j’ai une mine déconfite ! Avec mes cheveux noirs à cause de la saleté et coupés court à certains endroits, les rendant très irréguliers… Et... Oui, je vois aussi cette œil droit rouge flamboyant qui est la raison de tous nos malheurs… Celui que je cache derrière mon bandeau, cette œil maudit… Par colère je « frappe » avec mes petits poings l’eau, pour effacer ce visage qui est le mien, pour m’effacer…
J’aimerais changer les choses, me changer moi-même, je me prends pour entière responsable de l’état de Lonia, ma petite sœur… j’aimerais tomber au fin fond des ténèbres et ne jamais me relever, peut être que comme ça, maman et papa auraient été encore en vie... Parce que c’est ma faute s’ils sont morts dans l’incendie, si je n’avais pas été là, si je n’avais pas eu cette « crise de pouvoir »… Si mon corps ne c’était pas enflammé, si je n’avais pas existé… Elle aurait été encore heureuse, et aurait vécu dans ce bonheur pour la fin de ses jours…
Mais j’existe et je ne peux pas revenir en arrière ou même changer les choses. Une petite main me touche l’épaule, je sursaute et me retourne en vitesse. Lonia. Je lui avais pourtant dit de ne pas sortir pour ne pas attraper de coup de soleil. Sa santé était fragile, mais elle n’en faisait toujours qu’à sa tête bien sûr. Et moi je faisais la grande sœur modèle… Ce que je jouais très mal.

-Alors, elle était bonne ta pomme ?
Dis-je avec un petit sourire.

Voilàààà, j'espère que vous avez aimé, on postera.. Quand on postera. Juste, les répétitions sont faites experts.


Dernière édition par Lily le Mar 8 Mai 2012 - 17:23, édité 4 fois (Raison : Je te hait Chef'. :'<)
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Re: Childhood

Message par Lonia le Mer 7 Mar 2012 - 15:45

\o/
C'est fou comme nos cerveaux sont reliés par ce lien indescriptible °_° Je sais, c'est très logique ce que j'dis là )o)
*fuit*

*revient*

\o
En plus, sans que tu m'en parle forcément, c'est bien dans l'esprit de l'histoire des deux soeurs =3
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Re: Childhood

Message par Vlad' le Ven 9 Mar 2012 - 23:35

Excusez moi vous deux d'avoir été aussi long... Mais vous deviez pourtant bien vous y attendre, à me voir débarquer ici ? x) Quoi qu'il en soit, je vais essayer de reprendre les choses dans l'ordre.

A savoir, pour commencer, qu'il est possible d'en redire des choses, de ce texte, et ce, sans même l'avoir lus ! =D Deux points me semble important à revoir ; le premier concerne un point que vous deviez attendre, je suppose. Je veux bien sur parler de la longueur. Votre texte est beaucoup trop court ! Alors okay, il fait office d'introduction... Mais il fait aussi office de premier chapitre, à ce que je peux lire en guise de titre ? Donc, c'est un paradoxe en plus ? :) Je ne pense pas qu'une introduction puisse être considéré comme un chapitre, mais bon...

Le second point sur lequel je voulais attirer ton attention, c'est un truc qui a lui même attirer la mienne, d'attention. Je veux parler de l'effet PAVAY ! Regarde attentivement ton texte. Regarde la taille du seul et unique paragraphe qui le compose (si on ne compte pas le plus petit en italique au dessus) . N'aurait il pas été mieux, pour l’oeil des nouveaux lecteurs, dont moi, de diviser en deux ou trois, ce méga paragraphe , assez déstabilisant, rien qu'à la vus, sans même le lire... Alors après, il est peut être très intéressant, je ne dis pas. Je n'ai pas encore lus ! :D

*lis donc le texte*

C'est... C'est très beau. Chapeau. Mais ne crois donc pas que je n'ai plus rien à en redire. J'avais juste raison un peu plus haut ; c'est un pavay assez mal fait, composé de deux paragraphes. Mais deux très beau paragraphes. De plus, puisque je suis sur les compliments, il n'y a pas de fautes, même en cherchant (bien que je ne sois pas le plus doué pour les trouver), et je n'ai vus aucunes répétitions, sauf un mots entre les deux paragraphes, le mots "cachette", qui est répété. Mais comme il se trouve justement entre deux paragraphes, c'est tolérable.

J'ai beaucoup aimé l'histoire; bien qu'elle se déroule trop vite. A la rigueur, et en guise de conseil, ce que tu aurais pus faire, c'est divisé ce très long pavay en trois : l'arrivé à la cachette avec la pomme et la soeur, suivis des descriptions physiques des deux soeurs, et ter liner par un dernier paragraphe comptant justement cette histoire de "crise de pouvoir". Ainsi, tu te serais aperçut que ce texte n'est pas si long, et qu'il y avait moyen de faire bien mieux ! Certes, c'est très bien, et très beau, surtout pour moi qui raffole de ce genre de texte au présent. Mais il y avait moyen de faire bien mieux.

Du genre, les points et les phrases. Pour faire court, il y a énormément d'endroits où j'ai lus des phrases à rallonge, qui auraient milles fois méritées un point en leurs milieux. Je ne peux pas vraiment en cité, mais penses bien à faire des phrases plus courtes, avec une seule "proposition", dans le sens français du mots, à savoir le genre de truc qu'on apprend au collège.


Je pense avoir fais le tour rapide de tout ce que j'avais à en redire. Alors je pourrais résumer de la manière suivante ; c'est très beau, mais très problématique sur certains points. Je ne demande que la suite, et que vous n'annuliez pas tout, simplement parce que le nombre de lecteurs est trop bas ;)
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Re: Childhood

Message par Lily le Lun 12 Mar 2012 - 8:32

Bon, je vais te répondre tout de suite Chef' avant que Lo' envoie la 2e partie. (o(
Et oui, je m'attendais à que tu débarques ici. C':

Une, c'est une intro' comme le montre le titre, c'est pour ça qu'il est... Court. Et, ne t'attend pas de ma pars à avoir des textes vraiment très long, de plus. C:
Mais j'aime les PAVAY--/shote, nan, mais c'est vrai qu'il est un peu... Pavay. o_o
(Et je l'ai un peu espacé maintenant, si tu peux voir. Le rendu est mieux. '3')

Merci beaucoup, je suis vraiment touché. :')
Ma peur était que je suis un boulé pour Lo' dans l'écrit, mais tu me rassure. :'D
Et puis, ce texte à était écrit à 2 ou 3 heures du matin alor--/sort
Pour les fautes, c'est Lo' qui a tout corrigey. C:
Et puis, moi aussi j'adore ce style de fic'. Et cette histoire n'est pas finit encore! Enfin.. J'espère. :'<
Pour l'histoire des points et les phrases à rallonge, bah... Enfaîte, j'ai eu peur de faire beaucoup trop de petites phrases, donc je l'ai est rallongé... C'est grave? :'<

Et puis, je m’en fout un peu si j'ai pas beaucoup de commentaires, t'inquiète, mais le principale c'est que les gens aime, même si il ne poste pas. :')


Et pour Lo', je te l'avais dit, on est reliée. \°_°/
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Re: Childhood

Message par Lonia le Jeu 3 Mai 2012 - 21:48

Boooon, je réponds ENFIN \°_°/
...pis j'me rends compte que c'est un peu cucul, mais osef )o)




Chapitre 1 :


-Ma...pomme…, dis-je pensive avant d’enfin revenir sur terre. Ha, oui ! Elle était délicieuse et, euh…


Zut ! J’ai mangé toute la pomme ! Même le trognon ! Je n’ai rien laissé à ma grande sœur !
Quelle idiote ! Je baisse la tête, honteuse, et surtout pour ne pas avoir à supporter son visage affamé. Lily, ma sœur, est devenue si maigre depuis que papa et maman ne sont plus là…


-Fais pas cette tête, Lo’ !, me dit-elle en me caressant doucement les cheveux. Tu avais faim…


Et elle rentre à la maison. Cette cabane abandonné où personne ne vient nous déranger. Nous pourrions être
heureuses si seulement nous avions un peu plus à manger. A chaque fois, Lily doit aller voler au village pour me nourrir. A chaque fois, c’est moi le fardeau. A chaque fois, je l’empêche de vivre sa vie. Si je n’étais pas là…Peut-être que ma grande sœur serait beaucoup plus heureuse.


Je me penche dans l’eau et observe mon visage de plus en plus pâle, mes oreilles d’Ecaflip sans cesse baissées, comme honteuses de l’existence misérable qu’elles pouvaient voir perchées là et mes yeux dorés. Mon regard avait toujours été triste, même lorsque nos parents étaient là, bien qu’il devenait de plus en plus sombre au fil du temps…


Pourquoi suis-je si faible ?


Cette ultime question surgit toujours de mon esprit quand je me vois. Bien que je ne comprends pas toujours
pourquoi.


Le soir est arrivé bien vite aujourd’hui. Avant d’aller nous coucher, Lily et moi avons l’habitude de contempler les étoiles dehors. En silence, généralement. Mais ce jour-là, je veux briser cet instant de recueillement de plus en plus pesant à mes yeux.


-Lily ?


-Oui ?


-Heu… Papa et maman… Qu’est-ce qu’il leur est arrivé ? Je veux dire…Tu m’as simplement dit qu’ils étaient
partis pour toujours, mais qu’est-ce que ça veut dire ?



Elle demeure silencieuse. Son sourire disparaît. Puis, d’un coup, ses yeux pétillent de malice, elle se lève d’un bond et me montre le ciel.


-C’est simple pourtant !, me dit-elle joyeusement. Papa et maman sont là-haut ! Tout là-haut parmi les
étoiles !



Je souris aussi et me dirige vers elle. Les milliers de points lumineux au-dessus de nous ressemblent à des
flocons de neige dansant sur un fond noir d’ébène. Quel spectacle magnifique.


-Je parie qu’ils sont ces deux étoiles brillantes là, dis-je en pointant mon doigt vers les constellations.


Ma sœur approuve d’un hochement de tête. Ensuite, nous retournons dans notre cachette et nous nous couchons.


-Dis, Lonia.


-Hum…


-Tu dors ?


-Nan, qu’est-ce qu’il y a ?


-Lo’, est-ce que… tu crois en l’avenir, toi ?


Je me retourne pour voir son visage. Elle semble inquiète et son œil rouge vif est humide. Je lui souris et lui caresse la joue, près de cet œil que les autres trouvent maudit.


-Oui, j’y crois, lui répondis-je. Et tu sais pourquoi ? Parce que je repense à ce que nous disait papa
autrefois. Tu te souviens ?



Elle parait surprise un instant, puis elle m’observe d’un air bienveillant.


-« Le rouge est la couleur du destin ».


Elle s’endort sur ces mots que nous avons prononcés à l’unisson. Pas moi. Je me lève doucement pour ne pas la
réveiller et je pars en direction de la ville pour ma mission nocturne : trouver un travail. En chemin, j’ai une horrible quinte de toux qui me force à m’arrêter un peu avant de continuer. En plus d’être faible, je suis de santé fragile. Quelle plaie !


Je veux aider ma sœur. Par n’importe quel moyen. Je suis prête à me vendre s’il le faut, mais je ne veux plus la voir mourir de faim, de soif ou de froid. Elle n’a pas mérité tout ça, je le sais bien. Elle est beaucoup trop gentille pour ça…


Je suis venue frapper à la porte de la boulangère. Il pleut et j’ai terriblement froid mais ça m’est égal. La grosse femme sévère me regarde d’un air dédaigneux. Ce n’est pas la première fois que je viens ici.


-Quoi ? Encore toi ?!


Cette fois, je prends mon air le plus suppliant.


-Je vous en prie, madame ! Ma sœur et moi sommes affamées ! Vous ne voudriez quand même pas avoir la mort de deux enfants sur la conscience, si ?


Elle me gifle si violement que je tombe par terre.


-Vous, des enfants ?!, me hurle-t-elle, au bord de l’hystérie. Mais pour qui vous prenez vous, petites
insolentes ?! Vous n’êtes rien d’autres que deux enfants maudits ! Surtout ta prétendue sœur ! Son œil est un fléau pour nous tous ! Il porte malheur ! Vos propres parents en ont fait les frais ! Je mettrai ma main à couper qu’elle le détient d’Ogrest lui-même !



Je veux lui crier que non, ce n’est pas vrai. Que nous sommes normales, tout comme ses enfants horribles et dodus qui nous jettent parfois des morceaux de pain comme à des animaux de foire, qu’il suffit de nous laisser une chance, que de toute évidence, ce n’est pas la faut de Lily si elle possède cet œil pourpre que je trouve pourtant magnifique.


Mais au moment où j’ouvre ma bouche, seul le son rauque de ma perpétuelle toux résonne dans l’avenue sinistre. La femme me jauge un instant avant de claquer la porte derrière moi.


J’arrive à peine à calmer ma toux. Des larmes roulent sur mes joues. Je ne peux exprimer leur signification exacte. Cependant, je sais qu’elles ne coulent pas pour moi, mais pour ma sœur que j’aime tant…


Je me relève, tremblotante sous la pluie glacée. Je m’apprête à rentrer chez moi, sans avoir réussi quoique se
soit. A nouveau. Soudain, je remarque une silhouette au bout de cette avenue. Elle est sombre et effrayante, néanmoins, je n’éprouve aucune peur. L’ombre s’avance vers moi et dévoile son visage sous la lueur faible d’une fenêtre éclairée. C’est un jeune homme, la vingtaine au moins. Il semble extrêmement fatigué et tout en lui me paraît vide. Pourtant, ses yeux me transpercent de leur splendide couleur bleu.


-Ma pauvre petite, me dit-il avec une voix étonnement gentille. Tu cherches du travail, n’est-ce pas ?


Je le regarde, l’air interloqué. C’est surement la première fois que quelqu’un semble « gentil » avec moi.


-J’en aurais peut-être un à te proposer, continue-t-il. Mais il va te falloir passer quelques tests avant, tu
te sens partante ?



Je ne réponds pas directement, me contente de me diriger devant lui et de le regarder de mon air le plus déterminé. Des jours et des jours que je cherche un travail pour subvenir à nos besoins, à Lily et moi. Ce ne sont pas quelques tests qui vont me décourager !


-Tu peux écrire une petite lettre à quelqu’un qui t’est chère, si tu le souhaites, me dit-il d’une voix mielleuse.



-Je sais déjà à qui je vais l’écrire, monsieur, dis-je.


Voilà voilà )o)
Et si un modo passe par ici, qu'il arrange le problème de ma mise en page pourrave, par pitié DDD8
*fuit*
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Re: Childhood

Message par Lily le Mar 8 Mai 2012 - 16:28

Chapitre 2 :

-QUOI ?!


Mes mains se crispèrent, chiffonnant la lettre de ma sœur. Puis, mes larmes tombèrent. Je venais juste de me réveiller, assise sur la paillasse qui me servait de lit, et celle de Lonia inhabituellement vide à côté de moi. J’avais trouvé un papier à la place de ma sœur, une lettre plus précisément.

Je ne croyais pas ce que je venais de lire à l’instant.
Ma sœur allait servir de cobaye à des scientifiques ? Elle avait passé des tests et les résultats avaient été positifs ?! Non, je n’y croyais pas ! Maman et Papa m’avait toujours dit de me méfier de ces gens-là, car à cause de mon œil rouge, je les attirais pour leurs expériences inhumaine… Mais, avaient-ils tenu le même discours à ma très chère sœur ? Savais-elle se qui l’attendait ? Et puis, j’étais certaine que c’était l’un de ces rats de laboratoires, vue la description qu’elle m’avait faite du mystérieux jeune homme et des circonstances dans lesquelles il était venu à elle.

-Non… Ce n’est pas possible… Me dis-je à moi-même.

Je me pris la tête dans mes mains après avoir lâché le papier trempé de larmes, et éclata en sanglots amers. Si je perdais Lonia, qu’est ce que deviendrait ma vie ? M’en remettrais-je ? Bien sur que non. On avait toujours été inséparables, même avant le… Drame.
Et puis, ce n’était pas à elle de payer, c’était à moi. Alors pourquoi le sort a-t-il voulu qu’elle ait un dur destin comme celui ci ? Toutes ces questions me tourmentaient. Cette injustice fit sortir la colère que j’avais accumulée au file de ma pauvre vie. Mais une chose en ressortit.

Il fallait à tout prix que je la retrouve, elle ne pouvait pas devenir une expérience. Même si il y avait un prix à payer, je ne les laisserai pas faire de Lonia un de leur jouets.

Essayant de calmer mes propres sanglots, la main tremblante, je repris la lettre et essayai de trouver un indice, même si c’était dur… Mais aucune adresse, aucune indication n’était fournie.

Je ne me décourageai pas pour autant, et je me levai difficilement. Toutes mes articulations me faisaient mal, surtout mes jambes. Sa devait être à cause de ma course d’hier. Mais, je ne pus m’empêcher de penser que ce n’était rien à côté de la faim qui me tiraillait chaque jour. D’un pas chancelant à cause des vertiges issus du manque de nourriture, je m’avançai vers la petite rivière.
Le soleil était déjà haut dans le ciel, et la chaleur étouffante, même à l’ombre. Je bus de l’eau pour me redonner un peu de force. Elle était glacée contrairement au roché brûlant sur lequel je m’étais assise.

Je levai la tête après n’être rassasiée de peu et regarda le paysage tout autour de moi. J’étais seule, et ce fut une dure réalité. Refoulant mes larmes, je rentrai et rassemblai mes rare affaires. Bizarrement, mon bandeau avait disparu. Mais je ne comptai plus me caché. L’injustice du monde m’avait fait grandir et je n’avais qu’une seule et unique idée en tête : retrouver Lonia.

Ce ne fut pas long. Je regardai une dernière fois les lieux dans l’idée et le pressentiment que je ne reviendrai certainement plus jamais ici, car il n’y avait pas d’avenir. D’un pas décidé et courageux, je sortis de notre cachette et marchai vers la ville la plus proche.

Arrivée, je reconnus les maisons et les rues que j’avais si souvent vues. C’était une petite ville ou tout le monde se connaissait et où il était plaisant de vivre… C’était dans celle ci que j’avais volé le plus de nourriture. Et ça se voyait, j’avais tout juste dépassé les première maisons, que les passants me fusillaient du regard en changeant de trottoir, ou rentraient chez eux avec leur enfants, me regardant passer comme on regarde une bête féroce. Mais, aucun ne me dit quoi que ce soit, sûrement à cause du fait que j’étais « maudite».

Aujourd’hui, comme d’habitude c’était jour de marché, comme hier. Je humai les bonnes odeurs qui émanaient des étalages. Essayent de ne pas trop me laisser emporter. Mais je ne pus m’empêcher de faire un petit tour pour regarder les succulents aliments, et les dévorer des yeux. Mais restant à une bonne distance.

-HE ! C’EST LA VOLEUSE D’HIER ! L’ENFANT MAUDIT, ELLE A UN ŒIL ROUGE SANG, REGARDER ! ATTRAPER LA ! Hurla subitement un des commerçants.

Les gens autours de moi paniquèrent en me voyant et reculèrent le plus loin et le plus vite possible, terrifiés. Interloqué, je regardai le grand cercle qui se formait autours de moi. Zut ! Je n’avais pas été assez discrète!

C’est alors qu’un grand homme avec une penche considérable me toisa avec un sourire mauvais, entrant dans le cercle vide que les personnes avaient formé autour de moi.

-Haha, je savais bien que tu reviendrais ici voler ce qui ne t’appartient pas, petite peste ! Ricana t-il.

Le ton sur lequel il m’avait parlé me dit tout de suite que j’allai passer un sale car d’heure si je restais ici. Mais, je ne reculai pas. Et fis le premier pas au lieu de me sauver comme je le faisais souvent.

-Monsieur, je suis désolée pour hier, je vous promets que je vous rembourserai cette pomme dès que j’aurais les moyens. Mais s’il vous plait veuil--

-Tais-toi, sale monstre ! Cria-t-il avec violence avant que je n’aie le temps de finir ma phrase. Tout ce qui sort de ta bouche n’est que poison ! Tu n’as pas le droit de me répondre, être maudit ! Tu n’es rien !

Ses derniers mots me figèrent sur place. Mais, trop abasourdie par ses paroles, je ne vis pas le coup de poing de l’homme filant vers mon visage.

Je compris alors que cette homme ne cherchait qu’à me battre, tout comme l’avait fait des dizaines de personnes avant lui. Délivrant sa haine et sa colère sur mon petit corps fragile. Et bien sur, l’avantage pour ces gens était que personne ne viendrais l’accusé de frappé une enfant, comme je n’étais pas considérée comme telle, ici.

-Monsieur, s’il vous pla—Le premier coup de poing s'abattut sur mon visage. Le choc me mit à terre, m’arrachant un cri de douleur.

L’homme se mit à m’insulter et à m'harceler de coups de pieds. Je me roulai en boule par terre dans le sable comme un être inférieur, protègant mon visage en le suppliant d’arrêter. Les personnes terrifiées il y a quelques minutes se mirent à encourager le commerçant à frapper plus fort en m’insultant de tout les noms à leur tours.

J’avais mal, mes larmes traçaient deux sillons distincts sur mes joues. La douleur était de plus en plus aiguë, je sentis mon sang chaud couler dans mon dos, se mélangeant au sable et à la crasse. Mes yeux devenaient flous, le
désagréable goût de sang dans ma bouche se fit sentir. Criant, appellant à l’aide en vain. Ma faiblesse me dépassa, je ruminai ma colère à l’intérieur de moi. L’homme s’acharnait sur moi.

Quelques minutes plus tard, il sortit un couteau de sa poche, reculant de quelques pas pour me regarder mieux, moi, sa proie.

-Je vais nous débarrasser une fois pour toutes de ce démon ! Dit-il à son public qui poussait des cris de joies. Les gens se poussaient, essayant de se rapprocher de la mise à mort pour ne pas rater le spectacle.

Il s’avança dangereusement. Je ne lui offris aucune résistance, aucun de mes muscles ne voulait m’obéir. Mais, la peur se lisait dans mes yeux, ce qui fit apparaitre un rictus sur l’abominable visage de mon assaillant. Jamais je n’avais été dans une telle situation. Ma tête me tournait, la douleur était atroce, mes yeux se fermait peu à
peu. Je voulus parler mais aucun mot ne voulut sortir, et au lieu de ça, je crachai du sang.

L’homme brandit son couteau vers moi. A cet instant, toute ma vie défila devant mes yeux, comme dans un rêve. Je vis ma vie avec mes parents, vie insouciante de quand j’étais enfant. Puis, la naissance de Lonia, et le grand bonheur que cela avait fait à toute la famille. Le calme et la douceur de ma mère. Puis, l’amour de mon père. Je revis tout. Même le drame.

Au même moment, le métal froid du couteau me toucha la tête à la vitesse de l’éclair. Ma dernière pensée fut pour Lonia, il n’y avait plus d’espoir.

Une ombre passa devant moi. Et puis, ce fut le noir.


Dernière édition par Lily le Ven 11 Mai 2012 - 18:31, édité 3 fois (Raison : il reste peut-être d'autres fautes "3")
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Re: Childhood

Message par Moinonminou le Mar 8 Mai 2012 - 17:49

)o) pourquoi je ne suis pas passée avant! D8
C'est vraiment super! J'adore le passage avec les étoiles...très poétique (j'ai faillis verser une larme ;D).
L'idée dans l'ensemble est bien et entrainante, il y a du suspens (il est d'ailleurs insoutenable: JE VEUX LA SUITE! D8) et vous écrivez toutes les deux vraiment bien. Je vais continuer de suivre cette fiction parce que vraiment...l'histoire est entrainante et belle. *3*
Bravo bravo! Et vivement la suite! (o(
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Re: Childhood

Message par Jeananas le Mar 8 Mai 2012 - 21:37

Je plussoie Moinon, j'aurai du passer avant !! D8
Ce que j'apprécie, c'est que ces textes sont courts donc plus simple à lire, plus léger pour un sujet qui ne l'est pas !
La suite =3 J'ai envie d'en apprendre plus sur Lily et Lonia !

Première réaction au titre : http://cdn.memegenerator.net/instances/400x/11446636.jpg

*sors loin* )o)
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Re: Childhood

Message par Lonia le Lun 4 Juin 2012 - 19:05

;3;
Merci Moinon et Jea', ça fait plaisir des commentaires comme ça DD8
*énorme câlin* \;3;/
Bon, pis je viens enfin avec la suite :0 En espérant qu'elle vous plaira aussi )o)"
Lily qui voulait du sang, j'espère qu'elle sera pas trop déçue (o(


Chapitre 3 :

Je me retourne brusquement, sentant des frissons me parcourir le corps et une douleur vive à mon épaule droite que
je tiens fermement, comme voulant empêcher un flot de sang invisible de couler. Je tiens serré dans ma petite main le bandeau de Lily, que j’avais décidé de garder afin de me souvenir d’elle.
-Lily…
-Qu’y a-t-il ?, me demande l’homme aux cheveux blonds ébouriffés qui m’a trouvé lorsque je recherchais du
travail en pleine nuit.
-R…Rien, ne vous en faîtes pas, balbutié-je. Je crois que les tests ont été un peu rudes.

Puis, nous continuons de marcher silencieusement le long d’une allée campagnarde baignée de soleil. J’en profite pour observer mon interlocuteur : ses cheveux dorés brillent sous les rayons du soleil et ses yeux bleus océans possèdent une certaine mélancolie que je ne saurais décrire. Pourtant, chaque fois que je le vois, ce sont ces deux
prunelles profondes que je ne cesse de fixer, émerveillée.

- Rien de plus normal, me dit-t-il au bout d’un certain temps. C’est extrêmement rare que des personnes de ton âge y survivent. D’ailleurs, quel âge as-tu ?
-J’ai bientôt 11 ans, je crois.
-Tu crois ?
-Oui. Enfin, non ! Comment dire ?, bafouillé-je, gênée. A vrai dire, j’ai arrêté de compter à partir du jour où mes parents ont disparus.

Il s’arrête brusquement et m’observe, comme prit de pitié.
-Alors, tu es toute seule ?, me dit-il dans un souffle presque inaudible.
-Ho non, pas du tout ! J’ai ma grande sœur avec moi ! Elle est géniale, vous savez ? Elle a un œil rouge magnifique, presque aussi magnifique que vos yeux bleus ! Depuis qu’on a plus de parents, elle fait tout pour me maintenir en vie malgré ma santé fragile. Je voudrais lui rendre la pareille, vous comprenez ?
Il me regarde avec des yeux ronds.

-Ha, désolée, j’ai trop raconté ma
vie….

-Non, ne t’en fais pas, bégaye-t-il, gêné. Ca ne me dérange pas, et puis, autant continuer de parler le long du chemin.

Mes yeux pétillent quand ce jeune homme me dit cela. C’est la première fois qu’un adulte se montre gentil avec
moi, après la mort de mes parents. Je raconte alors tout ce qui me passe par la tête, de ma maladie à l’œil de Lily, même du jour où cet « accident » nous a fait tout perdre… Je vais jusqu’à lui parler de mes parents, qu’ils ne
sont pas totalement disparus puisque je peux les voir le soir, dans le ciel étoilé. Cela fait longtemps que je n’ai pas parlé ainsi. Et ça me fait vraiment chaud au cœur d’être écoutée.

-Nous sommes arrivés, déclare-t-il lorsque nous nous retrouvons devant un immense bâtiment de marbre noircit par le manque de soin et dont l’effet macabre est accentué par le reflet de la lune, récemment débarquée pour éclairer cette soirée sans étoiles.
Je déglutis. J’ai peur et je tremble beaucoup. Les tests physiques que m’ont fait passer des scientifiques comme le
jeune homme n’ont vraiment pas été faciles. Mais ce n’étaient que des tests…Que va-t-il m’arriver alors ?

-Si tu ne veux plus, tu peux toujours partir, me chuchote l’homme blond en me prenant par les épaules. Je sais que j’aurais dû être plus clair sur la nature de ce travail, mais ce qui t’attend est très dangereux.
-…Je le sais, néanmoins, si l’argent
que je recevrai permettra à ma sœur de vivre alors j’irai.


Il soupire, puis sourit en me caressant les cheveux. Le même geste que mon père lorsque j’avais fait une bêtise et qu’il me pardonnait.

-D’accord, mais je ne pourrai pas être tout le temps là, alors tu feras attention, ok ?
-Oui ! Bien sûr !, affirmé-je, le sourire aux lèvres. Heu, merci, monsieur… ?
-Appelle-moi simplement Nicolas, et tu peux me tutoyer aussi.

Ensuite il se relève et frappe à l’immense porte de bois. Terrifiée, je lui prends la main qu’il sert sans hésiter. Une petite brèche s’ouvre juste au-dessus de la poignée et deux yeux sombres nous dévisagent l’un après l’autre.
-C’est pour ?
Nicolas s’approche et lui chuchote quelque chose que je ne peux entendre. Puis, l’homme rigole joyeusement et
referme la brèche. Quelques secondes plus tard, la porte s’ouvre directement sur plusieurs bureaux où des tonnes d’hommes en blouses blanches s’acharnent sur des fioles de différentes couleurs. Ca n’a pas l’air très dangereux. Je
m’apprête à le dire à Nicolas quand ce dernier me presse la main, m’ordonnant ainsi de me taire. J’obéis.

-Nicolas ! Mon cher !, dit une voix d’homme âgé derrière nous. Ca faisait longtemps.

Nous nous retournons pour découvrir l’homme en question, quelqu’un de grand et maigre, la soixantaine, les yeux
plissés et quelques cheveux argentés par-ci par-là. Malgré son air de grand-père jovial, il dégage une aura de respect presque effrayante qui me fait de nouveau déglutir nerveusement.

-Monsieur le directeur, je vous présente Lonia, commence le jeune scientifique blond. Elle travaille avec nous à partir d’aujourd’hui.
-Ha, mais oui, c’est donc elle qui a eu de si bons résultats aux tests, continue le directeur en me dévisageant. Hé bien, en espérant qu’elle survivra au reste.
-A ce propos, je voudrais vous parler, intervient mon nouvel ami, presque suppliant.

Le vieil homme paraît d’abord étonné, puis accepte et l’emmène dans son bureau. Nicolas m’ordonne de l’attendre mais ma curiosité enfantine prend le dessus et je les suis sans faire de bruits. Enfin, j’arrive à me cacher derrière un placard dans le bureau désordonné du directeur.

-Qu’y-a-t-il, Nicolas ?, demande l’homme âgé.
-Monsieur, ce que je vais vous dire risque d’être odieux mais….
-Mais ?
-S’il vous plaît, ne faîtes pas subir à Lonia ce que vous faîtes subir aux autres expériences.

Je reste muette de surprise.
Expériences ?
Subir ?
Les autres ?

-Nicolas, soupire le directeur. Vous savez très bien que nous ne comptons pas sur l’âge mais sur les résultats aux
tests. Cette petite fille a eu les meilleurs résultats des 5 dernières années. Ce qu’elle subira sera même plus dur que ce que subissent les autres expériences.
-Monsieur !, crie soudain Nicolas. Cette petite n’a que 11 ans ! Elle a une sœur qu’elle chérit plus que tout au monde et qu’elle ne risque même pas de revoir ! Et tout ça pour quoi ?! Pour rien ! Vous nous payez moi et les autres pour aller dégoter des « expériences » comme vous dîtes en leur faisant croire que se ne sera pas pire que les tests, qu’il seront payés alors qu’en vérité vous allez les user jusqu’à la moelle pour ce que vous appelez « la
science de demain » ! Je n’en peux plus de voir des gens de faibles constitutions servir de cobayes juste parce que leurs résultats sont bons ! J’en ai assez de tout ça ! Nous ne sommes ni plus ni moins que des assassins !


Un long silence s’ensuit. J’hésite à sortir de ma cachette mais je suis beaucoup trop pétrifiée. Je vais mourir ? Pour rien ?! Tous ces efforts pour rien ?!

-Vous avez finit votre monologue, Nicolas ?, demande l’autre homme froidement. Vous avez vraiment changé, mon cher. Me dire ça, tout d’un coup, alors qu’avant ce travail ne vous posait aucun problème.
Le directeur semble soudain très amusé.
-Est-ce à cause de Perry, votre chère petite sœur ? Ne me dîtes pas que vous vous êtes attaché à cette Lonia à cause de sa ressemblance troublante avec elle ? A cause de ses cheveux rouges profonds et de son jeune âge ? A cause d’un cobaye défectueux ?

Cette fois c’en est trop. Je sors en vitesse de ma cachette et me réfugie dans les bras de Nicolas. Je me mets tout
à coup à pleurer, après avoir entendu tout ça. Pleurer pour Nicolas, mais aussi pour moi. Moi qui vais mourir sans avoir pu protéger qui que se soit, comme Lily le fait depuis tout ce temps.

-Lonia ! Qu’est-ce que tu fais ici ?!, s’écrie Nicolas. Tu dois t’enfuir, vite ! Cet homme ne va pas hésiter à t’effacer la mémoire uniquement parce-que tu as entendu cette conversation ! Cours !

Je sèche mes larmes et me détache de mon ami. Puis, je m’apprête à sortir de la pièce quand trois hommes me bloquent la route. L’un me donne un coup violent à la tête. Je saigne.

-Enfoirés ! Qu’est-ce que vous…
-Du calme, mon cher, susurre le directeur. C’était prévisible, non ?

Il sourit méchamment et claque des doigts. Aussitôt, un garde me prend par la tête et me traîne devant le directeur tandis que les deux autres empêchent le jeune homme blond de me venir en aide. Je hurle à pleins poumons. Je hurle de désespoir comme un animal blessé que l’on va assassiner. La douleur provoquée par le garde qui me soulève
par les cheveux devant son chef me fait hurler encore plus fort.

-Calme, ma petite, calme, vocifère le vieil homme qui prend une seringue de son bureau. Ca va aller très vite, tu verras.

Je me débats en vain. Rien à faire, je suis perdue. Et au moment où je sens l’infâme produit de la piqûre se répandre
dans tout mon corps, mes muscles lâchent, mes forces me quittent, ma vue se trouble.




C’est au moment où, complètement privée de force, je ferme mes yeux pour ne probablement jamais les rouvrir que j’entends le cri de Nicolas prononcer mon nom, une dernière fois…




Et à nouveau désolée, mais la mise en page laisse encore à désirer DD8
*part en fuckant son copié-collé Word/Murof* :IIII
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Re: Childhood

Message par Kamilla le Lun 4 Juin 2012 - 19:24

Corrigé :DD
Et ton Nico a l'air tellement cool que je l'ai dessiné "-"
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Re: Childhood

Message par Lily le Jeu 17 Jan 2013 - 20:11

Chapitre 4 :

C’est Noir.

J’ai mal.


Quand je repris conscience, mon cerveau me repassa, à mon grand désespoir, les derniers événements qu’il s’était passé. La peur me reprit soudainement. Affolé, instinctivement j’essaya d’ouvrir les yeux et de me redresser. Mais sous le poids de l’effort, mon corps retomba sur le lit en ne me laissant qu’une vive douleur. Lentement, je commença à reprendre mes esprits sous l’impulsion de cette angoisse mordante qui me prenait le ventre.

Chaleur ?
Un lit. J’étais dans un lit. Je me crispa. Cherchent alors à s’avoir.

Lumière ?
Mes yeux s’ouvrir enfin avec beaucoup de difficultés. J’entrevu alors un mince filé de lumière qui éclairé la petite pièce dans laquelle je me trouvé.

Bruit ?
Un brouhaha lointain se fit entendre. Des hommes. Des femmes, aussi.

Je me figea. Essayent encore de me redressé et de lutté contre la douleur, sans succès. Je retombai toujours comme un poids mord sur le lit. C’est à cette instant que je remarqua que mes blessures avaient était soignés et bandés. Réfléchissant à toute vitesse et essayent de trouver une explication, je n’entendis qu’au dernier moment l’homme qui venait de ce glissé dans la pièce. Ma respiration s’emballa.

Arrêt sur image.

Son ombre s’approcha de moi, souplement. Mes petits doigts s’enfoncée dans la couette. J’étais terrorisée mais à la fois curieuse.

-Oh ! Tu es réveillé ! Dit-il simplement.

Une voix d’homme. Posé, élégante, grave, avec une pointe d’enjouement. Son ombre pris une masses noir –certainement un tabouret- et s’assit dessus. Mon souffle se coupa quand il se posa doucement à coter de moi.

-Alors, Comment va la petite fée ?

A ce moment là, il posa ça main sur mon front et je ne pu me retenir.

-Olalah, tu es vraiment brulante…

-Qu.. Qui êtes-vous ? Où suis-je ? Bredouillais-je avec une voix roque d’enfant malade.

- Je me nomme Jack et nous sommes dans une taverne à la frontière de Bonta, petite curieuse. Et toi, comment t’appelle-tu ? Chantonna-t-il d’une voix légère.

-Li-Lily.. C’est vous qui m’avez sauvé ? Pourquoi ? Ajoutais-je en essayent de décerné ses traies dans le noir.

-Ooh, c’est mignon, dit-il en rigolent doucement, hmm sauvé est un bien grand mot, mais si tu veux, oui.

Il me caressa une mèche de cheveux entre ses doigts. Et peu à peu, en discutant avec ce personnage, je commença à me calmer inconsciemment.

-Vous.. Vous n’avez pas peur de moi ?

-Pourquoi j’aurais peur d’une petite fille fragile, sans défense, et à moitié morte?

-Mais mais, tout le monde dit que je suis maudite !

-Eh bien, on peut dire que je ne suis pas tout le monde, alors ?

Ne comprenant plus rien à ma situation. Je regarda l’homme d’un air bizarre. Ce drôle de personnage rigola de bon cœur devant mon incompréhension, et alluma la lumière. L’inconnue se dévoila alors avec un grand sourire.

C’était un homme de taille moyenne, avec un visage d’enjôleur. Souple, aux traits fins. Je m’attarda sur son visage ; il était juste beau. Ses cheveux noirs ébouriffé tombés devant ses yeux couleur de jade, s’accordent parfaitement avec son visage allongé et ses traits sculptés. Habillé d’un chemisier blanc à moitié ouvert qui laissé voir sa gorge et plus, un pantalon noir tenant avec une vieille ceinture couleur peau et des chaussures montantes noir. Jack débordait d’une belle simplicité et d’une harmonie hors-norme. Je me sentis comme protégé et ensorcelé à ce moment là.

-Ralalah, tu es vraiment maigre. Dit-il en regardant mes bras, étant, lui, plutôt préoccupé par mon état. T’es parents ne te nourrisse donc pas ?

-Mes parents sont mords. Répliquais-je d’un air grave.

-Toutes mes excuses.. Je ne savais pas.

-C’est rien… Dis-je en me pincent les lèvres. C’es-c’est que…

-Ca va aller, petite fleur. Me coupa t’il, mettant fin à ce sujet.

Il se leva et, toujours avec souplesse, alla vers la petite table encombré au milieu de la salle.

-Je suppose que tu es affamé. Dit-il en prenant un bol où de la fumé s’échapper, ,et en se dirigent vers moi.

Je voulus me redressé en le voyant arriver mais un cri de douleur m’échappa.

-Hé, doucement, tu n’es pas encore rétabli. Il me redressa lui-même avec douceur et me fit boire le liquide chaud. Je fis une grimace. Aha ! Je ne suis vraiment pas très doué pour la cuisine ! Dit-il de bon cœur. J’aurais du demandé à la femme de l’aubergiste de m’en préparé une…

-Non, c’est très bon. Merci.

Il me regarda boire avec un sourire. Puis, ayant fini, il déposa la soupe sur la table de chevet. Il observa met bandage pendant un certain temps pour regardé que tout aller bien.

-Raconte-moi ton histoire, Lily. Me dit-il d’un coup après de longue minute de silence pesante à s’observer.

Bizarrement, j’avais confiance en Jack. Je ne m’étais pas sentie si bien avec un inconnu, avant lui. Et puis, je ressentis soudain l’envie de me confié à quelqu’un. Je lui raconta alors ma vie insouciante avec mes parents et ma sœur, puis se fameux incident que j’avais déclencher, ensuite ma vie avec Lonia dans les rues, son enlèvement et par conclusion ma décision de ne plus me cacher et de la retrouver à tout prix, et toutes les conséquences qui s’en survires.
Je lui raconta tout. Oublient mes larmes qui coulé à flot sur mon visage depuis le début de mon récit. Il écoutait en silence, sans expression. Je me tus, ayant dit tout ce que j’avais vécut en finissant avec un sanglot.

Lentement, sans un mot, il commença à essuyer mes larmes. Comprenant que j’étais épuisé, il me rallongea et je ferma les yeux. M’endorment alors le cœur subitement léger et apaisé.





[Version Aquarelle: http://i13.servimg.com/u/f13/16/82/29/07/dsc01016.jpg]


Dernière édition par Lily le Jeu 17 Jan 2013 - 20:18, édité 2 fois (Raison : foutu mise en page :I + merci de corriger :D :bam:)
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Re: Childhood

Message par Kamilla le Jeu 17 Jan 2013 - 21:00

jack et nicolas, les deux bg au passé mystérieux )o) *sbaf*
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Re: Childhood

Message par Lonia le Jeu 17 Jan 2013 - 21:31

ha mais trop Kami )°-°)
et omfg depuis le temps que j'attendais la suiiiiite
J'aime juste uvu et jaaaaack /sort
Je posterai la suite version Lonia dès que possible B( ce week-end, je pense )o)
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Re: Childhood

Message par Elseka le Ven 18 Jan 2013 - 17:13

Rah ma gad, c'est vraiment bien foutu itou :o
Juste Lily : des faaaautes :(
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Re: Childhood

Message par Lily le Ven 18 Jan 2013 - 19:58

Ouui, sa faisait un bail que j'avais pas poster.. Et puis, je savais plus que c'était à moi de le faire, d'abord alors :'I
j'ai pondu ça vite fait, après D:

Kami : t'avuu, il faut qu'on te trouve un tuteur aussi bg à toi aussi :D
Lonia : merci :0, ouuai
Elseka : meerci :D + j’attends que les correcteurs fassent leurs boulot :bam:
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Re: Childhood

Message par Lonia le Sam 19 Jan 2013 - 19:59

Et voilà le chapitre 5 (o( Un peu plus long que d'habitude, peut-être :I


Chapitre 5 :

Je me réveille en sursaut, comme si j’avais fait un horrible cauchemar. Non…J’avais fait cet horrible cauchemar. Et je le fais toujours. Ce cauchemar où des hommes en blouses blanches, dès mon réveil sur cette chaise, cette chaise de la mort qui nous électrocute au moindre faux mouvement, me marquent au fer rouge sur ma paupière. Mon matricule. Le numéro XIII. Je pose ma main sur mon œil. La douleur est encore là. Faible, mais présente. Et elle le sera toujours.

Ce cauchemar continue lorsque ces mêmes hommes m'entraînent vers un autre siège, couchée et toujours attachée, et me font des injections de leurs produits infâmes, que je répugne de plus en plus à les sentir rentrer par mes bras, mes jambes et même mon torse, mon cou et mon visage pour s’immiscer malicieusement dans mes veines. Quand finalement, ils finissent par me libérer, c’est juste pour m’entraîner dans cette pièce immense, sans fenêtres, ce qui accentue son aspect ténébreux. Ce lieu où d’autres gens comme moi viennent pour « manger », qu’ils disent. Même si le terme de « boire » serait plus approprié. La soupe sans couleur et sans goût qu’on nous sert tous les jours ressemble plus à de l’eau à peine chauffée.
Un bol, deux fois par jour, et à peine 15 minutes plus tard, on retourne à nos injections.

Ce triste et court moment est le seul où tous les cobayes sont réunis. Je suis parmi les plus jeunes. Les règles de ce réfectoire sont très sévères : pas le droit de communiquer, pas le droit de donner sa part de nourriture et inversement, pas le droit d’accepter de la soupe en plus. D’ailleurs, on a de toute évidence pas le droit d’en réclamer. Pire : celui ou celle qui a si faim que son ventre gargouille est battu à sang avant d’être enfermé au cachot deux jours sans manger. Mais ce n’est rien face à la punition attribué à ceux qui montrent une once de rébellion : la potence. D’après le directeur c’est « un esprit sain dans un corps sain. Si le corps n’est pas sain, l’esprit ne le sera pas et inversement. Il faut donc le purifier en méditant sur les conséquences de ses actes ». Foutaises !

Mais même dans ma cellule, allongée sur ce qui doit être un lit et qui n’est qu’une planche de bois suspendue, seule et au calme, mon cauchemar continue. Il devient même pire. Tous les soirs, durant mes quelques 5 heures de sommeil, je suis hantée. Hantée par ces questions qui demeurent sans réponses : qu’est-ce que je fais là ? Pourquoi toutes ces horreurs ? Qu’est-ce qui peut encore nous arriver ?
Mais la pire des questions est celle dont je ne comprends même plus le sens à force de l’entendre résonner dans ma tête.

Qui suis-je ?

Cette interrogation m’amène juste à plusieurs autres questions : comment je m’appelle ? Quel âge j’ai ? Comment étais-je avant de finir ici ? Avais-je une famille ? Qu’est-ce qu’une famille ? Etais-je heureuse ? Qu’est-ce qu’être heureux ?

Et à la fin, je finis toujours par me réveiller, devant la triste réalité.

Je suis le cobaye numéro XIII. Je suis l’une des plus jeunes cobayes du centre Alpha. Je n’ai pas de famille, et même si c’est le cas, alors je l’ai perdu autant au sens propre qu’au figuré car je ne sais plus ce qu’est une famille. Je devais être heureuse mais à vrai dire je n’en sais rien. Je ne sais pas ce que c’est d’être heureux. Je ne peux pas le savoir…

-Numéro XIII !, crie alors un garde devant les barreaux de ma cellule. Ramène-toi, on t’amène ailleurs.

Le mot « ailleurs » résonne dans mon crâne comme un écho. Qu’est-ce que cela veut dire ? Serai-je enfin libre ? Une brève lueur d’espoir s’allume dans mes yeux vides, mais elle retombe aussitôt quand je vois le garde barbu me toiser avec un sourire moqueur.

-N’espère pas trop quand même, ricane-t-il. On va juste t’emmener dans un autre labo. Un labo plus…performant pour tes capacités, je dirai.

Alors, ayant à nouveau perdu tout espoir, je descends mollement de l’espèce de planche en bois vermoulu et m’avance tout aussi mollement vers l’homme. Celui-ci commence à perdre patience.

-Tu vas te dépêcher, ouais ?!, me beugle-t-il à la figure en me poussant par l’épaule d’une poigne de fer. Je suis pas payé pour traîner une espèce de larve sale jusque là-bas, bordel !!
Ses hurlements à mon égard attirent l’attention de plusieurs autres cobayes, certains recouverts de tant de sang que je distingue à peine leur visage. Je frémis à l’idée que ce sang n’est peut-être pas entièrement le leur.

L’homme me traîne ainsi par les oreilles, comme un enfant qu’on punit, jusqu’à un enclos d’intérieur où un de ses collègues chevauche une dragodinde et tient une autre à côté de lui par la corde attachée à son cou. Je ne riposte pas. A quoi bon ? Le moindre faux pas et ma chance d’enfin voir à quoi ressemble l’extérieur s’effondre. Pire, je risque la mort.

-Bon, attache-la !, crie le collègue, moins barbu mais beaucoup plus chevelu que le garde qui est venu me chercher. Ce sont les ordres, si jamais on la laisse s’échapper, c’est la fin.

-Où m’emmenez-vous ?, dis-je, moi-même surprise de poser la question.

Pour unique réponse, l’homme me tire plus fort l’oreille, tant que je pousse un petit cri aigu.

-On t’a sonné peut-être, numéro XIII ?, susurre-t-il avant de finir pas brailler : ALORS TU LA BOUCLES, PIGE ?!! LES COBAYES NE SERVENT QU’A LA SCIENCE, ILS NE SONT QUE DU BETAIL ! ET DU BETAIL N’A PAS A POSER DE QUESTIONS, ALORS TU OBEIS EN SILENCE !!!

Puis il me relâche. Je tombe en tenant mon oreille serré. Il m’a bien fait mal, ce con !

-T’as fini ton discours ? On peut peut-être y aller ?, demanda pressé le type sur la dragodinde.

-Ouais, ouais, je l’attache, je monte sur ma dragodinde et on y va.

Il sort d’une sacoche des liens ainsi qu’une paire de menottes. L’homme me relève non sans me faire mal aux poignets, me mets les menottes ainsi que des liens sur les menottes et encore d’autres liens sur tout l’avant-bras. A quoi ça peut bien servir ?

-Dépêche-toi, et attache-la bien !, fait remarquer le chevelu. Là, t’as pas assez serré. On nous a bien dit qu’elle faisait partie des cobayes les plus dangereux, non ? Alors fais gaffe.

L’autre étouffe un rire. Même si son coéquipier ne peut l’entendre marmonner dans sa barbe, moi si : « Des cobayes ? Dangereux ? Quand les Bouftous voleront ! »

Finalement, il m’attache si fort que j’ai l’impression que mon sang s’arrête de couler. Le chevelu prend alors l’autre extrémité de mes liens et l’attache à sa selle. Le barbu monte et, enfin, nous sortons par la grande porte de l’enclos.

Le soleil brille si fort qu’il m’aveugle. Du moins, il me semble que cette sphère lumineuse qui trône dans le ciel s'appelle bien "soleil". Cela doit faire longtemps que je ne l’ai pas vu. J’ai même l’impression que c’est la première fois. Sa lumière étincelante est si ensorcelante que j’en suis hypnotisée, charmée. Je ne peux le quitter des yeux.

-Bon, t’avances ?!, dit, exaspéré, l’homme à l’immense barbe gris perle à mon égard tandis que son collègue aux long cheveux noirs soupire et tire un coup sec sur la corde, ce qui me fait presque trébucher en avant.

Nous marchons donc, ou plutôt je marche, vers ce lieu inconnu qui me semble pourtant être un autre enfer m’attendant patiemment. Telle une araignée attend que le papillon vienne se poser innocemment sur sa toile visqueuse pour la dévorer, lentement, histoire de la faire souffrir jusqu’à la moelle, jusqu’à ce que la mort vienne enfin sauver ce pauvre insecte emprisonné par son terrible destin.

Au fur et à mesure que j’avance, le peu d’espoir qui a pu m’abriter jusque là s’en va, comme si je le laissais derrière moi. J’ai eu de l’espoir, je l’avoue. Pas uniquement lorsque le garde à la barbe est venu me chercher. Tout au long, j’ai eu espoir qu’on viendrait nous chercher un jour, qu’on remarquerait toutes les horreurs qu’ils nous font subir chaque jour, qu’on nous libérerait. La liberté, quel mot magnifique et effrayant à mes yeux. Je veux être libre, mais une fois que je le serai, qu’est-ce que je ferai ? Pour le moment, cette question reste en suspend.

-Bon sang, je te jure !, dit le garde qui est venu me chercher sur le ton de la discussion avec son coéquipier. Pourquoi on doit toujours trimballer ces espèces de lavettes ?! C’est mieux pour tout le monde qu’ils se laissent crever dès les premiers jours !

-Tais-toi donc !, répliqua l’autre. Elle pourrait t’entendre.

-Et alors ? Je veux qu’elle m’entende ! Ne me dis pas que t’as pitié de ces monstres ?!

Et pour conclure, le barbu finit par s’esclaffer tandis que l’autre pose un rapide regard plein de pitié sur moi.

Le mot « monstre » retentit encore dans mon crâne. Nous ? Des monstres ?! Ce sont eux les monstres !! Eux qui nous font subir tout ça ! Eux qui nous font cauchemarder et nous font perdre tout espoir de liberté !! Certains de mes compagnons sont devenus fous au point de prier qu’on les tue tout de suite, pour en finir plus vite. Et se serait nous les monstres ?! Les anormaux ?!

Je les hais. Pas seulement les deux gardes dont l’un nous traite comme des déchets et l’autre qui me bénéficie de sa pitié abjecte. Je les hais tous. Les scientifiques, les habitants des villages par lesquels nous passons qui me regardent comme un animal de foire. Je hais ces enfants de mon âge, plein de bonheur alors que moi je ne sais même plus de quoi il s’agit ni si je l’ai su un jour.

Je hais ce monde qui nous a abandonné, moi et les autres.

Et puisque c’est soi-disant « mieux qu’on se laisse crever » alors je vivrai. Je vivrai jusqu’au bout, juste pour les contrarier, pour leur montrer que moi, le numéro XIII, je suis assez forte pour défendre ma vie jusqu’à la fin. A ce moment, une étrange étincelle s’allume dans mes yeux. En revanche, je ne sais pas dire s’il s’agit d’une nouvelle lueur d’espoir ou bien d’une lueur de haine.

-On est arrivés !, finit par déclarer le chevelu au bout de trois jours de marche sans nourriture et à peine un peu d’eau.

Il descend avec son collègue à la barbe et détache le bout de corde attaché à sa selle. Tirant d’un coup sec, signe que je dois avancer sans faire d’histoire, il frappe à l’immense porte d’un château de marbre gris dont toutes les fenêtres sont murées. La pluie tapante me revigore de la traversée du désert d’avant-hier.
Au bout d’un instant qui semble durer une éternité, la porte s’ouvre, donnant sur un homme de la trentaine aux cheveux et à la barbichette gris foncé.

-Bien le bonjour messieurs, déclare-t-il solennellement (les deux gardes font un bref signe de tête, fatigués du voyage).

-On vous a ramené le numéro XIII, dit l’un des deux gardes.
L’homme à la barbichette m’examine rapidement. Puis il s’avance vers moi et observe attentivement mon visage. Je sais parfaitement ce qu’il voit, à la différence des deux autres.

-Messieurs, commence-t-il froidement. Cette petite est mutilée au visage, pourriez-vous me l’expliquer ?

Les deux autres, surpris, me regardent avec grande attention. Ils n’ont pas du remarquer que ces blessures sont apparus dans le désert.

-Vous savez ce qui vous attend, non ?, murmure le barbichu en blouse blanche.

-Mais…que…monsieur…je…nous…, balbutie le chevelu, paniqué.

-C’est moi qui ait fait ça.

La personne qui vient de parler n’est ni l’un des deux gardes ni l’homme à barbichette. C’est moi qui viens juste de déclarer ça, sous le regard encore plus perdu des gardes. L’homme en blouse blanche, lui, m’examine d’un air intéressé.

-Vraiment ?, dit-il. Et pourquoi donc ? Tu voulais te tuer pour te griffer ainsi à sang toi-même sur la joue ?

-Non, au contraire, réponds-je en soutenant son regard. Vos hommes m’ont à peine nourrit, et dans le désert j’ai plusieurs fois failli perdre connaissance. La douleur était le seul moyen pour moi de survivre. Quand on souffre, c’est qu’on est encore en vie. C’est ça qui m’a permis de tenir sur la route.

Un long silence s’ensuit. Le scientifique semble de plus en plus intéressé alors que les deux gardes, et particulièrement le barbu, semblent complètement à l’Ouest.

-Bien, fort bien, chuchote l’homme avant de m’entraîner, tandis que je suis toujours attachée, dans l’énorme bâtisse.

Mon nouveau monde.

Mon nouvel enfer.

Un enfer d’où je compte bien m’échapper par tout les moyens.
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Lonia
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i'm baack biatche

Message par Lily le Lun 8 Sep 2014 - 21:48

parce que vous me manquez quand même, bande de crevards <3




« Oh quelle merde... » furent les premier mot qui me vinrent quand je le vis arrivé. 
- Eh t’aurais pu faire plus attention quand même, regarde-moi cette boucherie
- C’est bon, commence pas, ils le méritaient ces salauds.
- Pour une première prise à deux on aurait pu faire mieux...
- Si t’es pas contente chérie, t’avais qu’à pas resté planté ici... Comment va t-il ? 
- Ca va, il va s’en remettre, dis-je en le regardent soulever le corps inerte.
- Ok, on dégage de là.


*


Le réveil fut douloureux au possible. Mes pensé restèrent plusieurs minutes dans les méandres d’un océan chaud et douillé. A demi consciente, j’ouvris doucement les yeux. La lumière me transperça le crâne et je me réfugiai sous la grosse couette... Comment ça la couette ? 
- ils t’ont bien amoché dis-moi ! 
D’un coup d’un seul, une terreur sourde m’envahit. Je me crispai et cramponnai le gros oreiller en plume. Ou étais-je ? Qui était cet inconnu ? Peu à peu, l’angoisse m’arracha à ma béatitude. Une main se posa sur la couette et me fit hurler de terreur.
- Eh doucement ! Je ne vais pas t’égorger ! Evitons de nous faire remarquer, il y a des gens en bas et je n’aimerais pas avoir à faire à eux. D’accord ? 
Mais néanmoins je continuai. Cette terreur était trop forte, instinctive. Je l’avais retenu depuis bien trop longtemps. Je sentis une grosse masse, à travers la couette, se pressa contre moi en m’enveloppant. Je criai de plus belle en essayent de me débattre. 
- Attention, tu vas rouvrir tes blessures ! Raah !
La voix était douce et réconfortante comme une caresse. Je sentis le poids de l’inconnu contre mon petit corps. Je me tus de surprise et éclatai en sanglots.
Après un instant, le corps se souleva doucement, me délivrant de son emprise. 
- Si je soulève la couette, tu me promets de ne pas hurler de nouveau ? 
Il entreprit ses dires. Quand j’entrevis dans le fleuve de larmes qui me submergeaient un rayon de lumière jaunâtre, je couinai. 
Il y eu temps de silence pendant lequel il dût être perplexe. Puis il éclata d’un rire frais et honnête. 
- Bon, d’accord d’accord... murmura t-il, repose-toi un peu. 
Le lit se souleva, des bruits de pas se firent entendre et enfin une porte se ferma. Un soupir de soulagement m’échappa. Pendant un instant, je restai dans ma cachette, puis, doucement, je commençai à m’étirer. Une odeur de baume aux plantes me titilla le nez et je toussai. Bon, il fallait que j’agisse vite. J’écartai peu à peu la couette. Mon corps me faisait affreusement mal maintenant. L’adrénaline avait dut retomber. 
Je jetai un regard dehors en essayant tant bien que mal à m’habituer à la lumière ambiante. La petite pièce, baignée d’une lumière hivernale, ne comportait qu’un tabouret et une table encombrés. Je m’assis sur le lit et commençai à examiner méthodiquement mon corps. J’étais nue. Pas question de sortir comme ça. En plus, il faisait froid. Et... Et puis, on avait soigné mes plaies.
Je commençai à masser mon ventre criblé de bleus, se qui m’arracha une grimace. Je me laissai glisser sur le plancher, quand un haut de coeur me prit. Soudain, je perdis mes moyens et tombai du lit en faisant un bruit sourd. Mon corps se convulsa et trembla. J’aurais du hurler mais une envie de vomir me prit aussitôt. Mais elle ne pu être satisfaite suite à mon maigre repas. Des points blancs dansèrent devant mes yeux. Puis, plus de son. Dans ma crise j’entrevis un inconnu, peut-être bien l’homme de tout à l’heure, courir vers moi en lâchant une sorte de bol. Il me prit dans ses bras basanés. C’était chaud. Il avait quelque chose de plus que les autres, je crois. Il me déposa sur quelque chose de dur. Je senti l’inconscience venir avec une certaine délectation. 
Le noir.
Mais pas pour longtemps.
L’homme me gifla, je crois bien. Il avait de grandes mains, fortes et brûlantes. Mais, laissez-moi tranquille monsieur. Je veux dormir... Une autre gifle, qui elle me fit soudainement l’effet voulu. Je me redressai subitement, les yeux hagards tel un animal blessé. Sa bouche s’agitait et me parlait mais je ne comprenais pas ce qu’elle me disait. Encore une gifle, celle ci un peu plus douce. Mais qu’il avait une de ces poignes cet inconnu ! Il me secoua, et mon expression n’a pas dû changer car il essaya de m’en décoller encore une. Voyant le nouveau coup arriver, je me jetai sur le côté pour esquiver. Enfin, sur le côté du devant, parce que j’atterris directement sur son torse. Il me rattrapa. Je respirai fortement, la gorge en feu. L’homme était tellement surpris qu’il resta un moment perplexe. 
Il prit quelque chose sur la table et me porta jusque dans le lit. Je n’avais vraiment plus la force, ni même le courage de me débattre contre cette baraque de muscles. 
- Ouvre la bouche.
Je serrai les dents. 
- Ne rend pas les choses plus difficiles ! 
Il se mit à califourchon sur moi et m’ouvrit la gueule tout grand et la bascula en arrière. Je n’avais pas la force de résisté. Il prit le grand bol et me força à boire son contenu. 
- Avale. 
Ca avait un goût nostalgique d’enfance. Ma bouche avala tout. Il retira le bol et m’essuya la bouche.
- Voilà, c’est bien.
La nourriture attisa la faim niché depuis mon réveil.
L’homme répéta les mêmes gestes pendant un moment. Puis, s’arrêta. Il posa le bol par terre. Malgré mon appétit rassasié, mon esprit resta troublé.
- Alors, ça va mieux ? 
- Moui... Merci monsieur... Ne me faites pas mal.
- Mais quelle idée, faire mal à une gosse aussi polie que toi... 
Un homme d’une vingtaine d’années. Il avait la peau brunie par le soleil, des cheveux noirs ; courts et négligemment coiffés. Il était beau. Enfin, non et oui. Il avait du charme, c’est sûr, et dégageait une certaine classe. Le genre d’homme sur qui les jolies personnes se retournent facilement dans la rue, le genre d’homme qui se remarque.
- Vous êtes beau, murmurais-je du bout des lèvres 
Il rit d’un rire franc, comme tout à l’heure. Ce rire traversa tout mon être. Fascinées, mes petites mains se tendirent vers son visage. Il se pencha un peu, et je jouai avec ses joues, son nez et sa bouche. Pour la première fois depuis longtemps, je riais. Un rire cristallin qui se transforma vite en chagrins. Il m’observait incrédule. 
- Tu es glacée... 
Il voulut se relever mais je l’agrippai de toutes mes forces. 
- Eh ! T’es en manque d’affection ou alors ? Où sont tes parents ? 
Mais il me prit tendrement dans ses bras, comme une poupée.
- Ils sont morts, monsieur. Je senti une réaction et j’ai répliqué immédiatement; mais ça fait longtemps hein, et puis j’ai ma sœur Lonia alors alors... 
Puis les sanglots reprirent. Il me berça, m’encourageant à poursuivre.
- Alors ça va mm-mais i-iils me... l’o-ont pri-ii-isennt
- Qui ça ? Qui t’as prit ta sœur ? 
Après un instant de réflexion, je repris mon calme. Je me sentais bien mieux maintenant.
- Les scientifiques, dis-je d’une voix froide qui n’avait plus rien d’enfantin. Des rats de laboratoire. Apparemment elle est une de leurs meilleures recrues. Et tout ça à cause de moi... Pour ces stupides pièces dorées qui règnent sur notre société. 
Il me regarda pensivement. Je dirais même qu’il m’examinait.
- Tu veux la retrouver ? 
- Bien sur, monsieur. C’est ma sœur, je l’aime.
Il rit encore une fois de ce rire.
- Tu es vraiment incroyable, toi ! Tu as de bons réflexes et un esprit déjà vif pour ton âge... Et je suis sûr que tu as d’autres qualités. Dis-moi, que dirais-tu d’être mon élève ? 
Je fronçai des sourcils et releva un peu la tête.
- Je n’ai nulle part où aller, monsieur.
- Chut, arrête avec tes « monsieur », appelle-moi Jack plutôt. Depuis tout-à-l’heure j’ai l’impression d’être un vieillard !
Il sourit et je souri à mon tour. 
- Et moi je m’appelle Lily, Jack. 
- C’est mignon comme prénom, trésor.
- Pas trésor, Lily.
Il me regarda avec des yeux malicieux. Nous éclatèrent de rire ensemble. 
- Si je suis votre élève, je pourrais rester avec vous ?
- C’est le principe d’un élève ! Mais je ne te cache pas que l’entrainement sera difficile.
- L’entrainement dans quel but ? C’est quoi ton métier ?
- Je suis voleur, trésor, et chasseur de prime à mes heures perdues ...
Je le regardai avec de grands yeux ébahis.
- Trop la classe !
- Hm oui, je peux dire que ça en jette un peu. Mais quand nous sommes sur le terrain, c’est un autre paire de manches.
- Tu travaille en équipe ? 
- Oui, parfois. Mais pour l’instant, il vaudrait mieux que tu dormes un peu et reprenne des forces ! C’est pas avec le corps maigrelet que tu vas retrouver ta sœur, trésor !



***



Pouah, ça fait des heures qu’on marche ! Toujours en ligne droite, pour ne pas changer, en plus. Et puis cette chaleur alors, j’en demandais pas autant.
Voilà quelques heures que j’étais devenue l’élève officielle de Jack. « Officielle » parce que j’avais dû passer une série de tests plus farfelus les uns que les autres pour obtenir ce titre. Je les avais tous réussi du premier coup. Oui, maintenant j’avais un objectif dans la vie. Oui, mais maintenant Jack connaissait mon secret. Le feu qui émanait de moi. Je ne sais plus comment ça avait recommencé mais le principal c’est qu’il veut que j’apprenne à le contrôler coûte que coûte. Et quoi encore ! « Si tu joues avec le feu, tu te brûles ».  Moi je ne me brûle jamais, mais je n’ai pas la moindre envie de jouer. Il me dit que c’est un don qu’il ne faut pas prendre à la légère. Oui, ok, j’ai déjà cramé une baraque avec. C’est bien pour ça que je ne veux plus m’en servir. Mais ce bougre persévère. 
Jack m’a entrainé pour la première fois la nuit dernière. Pour affuter mes instincts, qu’il dit. On s’est entrainés dans un lieu abandonné pour ne pas attirer la foule. C’était dur et j’avais plein de courbatures après mais c’était supportable. Heureusement, mon corps a déjà repris des forces. Je ne suis plus la maigrelette se lamentant sur son destin perdu, maintenant.
Oh, sinon, Jack est fort... Très fort, puissant même. Enfin, il est super rapide et il a trop la classe ! Parfois, il surgit de nul par, et tu ne le sens même pas arriver. Mais il est sévère parfois aussi, mais je ne m’en plains pas. Je l’aime tellement. Il parait qu’il est très recherché par certains dirigeants de l’ordre. Malgré tout ce qu’il a pu faire avant, il est la personne la plus gentille que je connaisse et rien ne pourra entacher son image. Je me suis tellement attaché à cet homme. On dit bien qu’on aime les gens pour leurs défauts, non ?

- Dis, jusqu’où on va comme ça ? 
- Ah ah ! C’est une surprise ! 
J’écartai mes long cheveux filasses qui m’obstrué la vue  et me gratta rageusement la tête.
- Dis-moi, ça fait combien de temps que tu ne t’es pas lavée ? 
- Sa sert à rien ! J’m’en fous ! Et puis, de toute façon, je n’aime pas ça.
- Tu sais, c’est très important... Même si tu n’apprécies pas particulièrement. Rien que pour te sentir bien et vis-à-vis des personnes qui t’entoures. 
- Je m’en fous ! Je n’ai pas besoin de me sentir acceptée par les autres !
- Pourtant, ça aussi c’est très important. Tu ne peux pas vivre en dehors de notre société, trésor. En marge oui, pourquoi pas, mais tu n’échapperas pas à ce monde... Oh bah tiens, on arrive !
Nous avions monté une petite colline. Je pus apercevoir, au loin, se dresser une vaste citée teintée de vert et de blanc. Ayant déjà oublié notre petite dispute, je m’émerveillai devant ce gros bloque. Toute sautillante, nous nous dirigeâmes vers notre but.
Au bout d’une éternité, nous sommes arrivé aux portes de la citée. 
- Wahouu ! Comme c’est grand ! Et regarde toute cette foule ! 
- Voici Bonta, ma chère. Bon, allez viens. 
Il me prit la main, et nous avons traversé la grande masse ambulante. Des couleurs partout. Du rouge, de l’orange, du jaune, du bleu. Tellement de choses inconnues à mes petits yeux. Les gens dansaient, chantaient, jouaient. L’un était surélevé avec de grands bâtons, l’autre avait ...
- Trésor, arrête de sautiller partout, on va se perdre.
Il me tira le bras, m’arrachant à ma contemplation de ces êtres multicolores. Nous nous sommes arrêtés devant une petite boutique peinte avec des symboles bizarres et des têtes de gens dessus. Je bloquai devant la porte d’entrée. Par la vitre, je pouvais voir des gens assis et d’autres avec des objets tranchants. Non, je n’avais pas peur, non non.
- Nan, je ne veux pas y aller. 
- Bouge tes fesses et rentre dedans sinon je te laisse toute seule dehors. 
Je gonflai mes joues, outragée. 
- Je ne suis pas une gamine. 
- Non, t’es une trouillarde. 
- C’n’est pas vrai !
- Alors prouve-le. 
J’entrai rageusement dans la pièce en faisant claquer la porte, Jack derrière moi. 
- Il faut que t’apprenne à être plus sociale. 
Une grande femme épaisse vint à notre rencontre et ma colère fut balayée par la peur. Je tentai de reculer et de m’enfuir devant l’inconnue, mais je butai contre Jack qui me retint par les épaules. Je baissai les yeux comme un chien battu, toute tremblante. 
- Bonjour, que puis-je faire pour vous ? 
La dame, toute intriguée commença par me fixer avec une petite once de dégoût. 
- Bonjour, j’aimerais que vous vous occupiez de cette enfant, s’il vous plait. 
Je redressai la tête vers Jack. Il souriait poliment à la dame.
- N--noon ! 
- Allez, fais pas ta timide. 
Et il me poussa au devant. 
- D’accord monsieur... Veuillez me suivre, mademoiselle. 
- T’inquiète pas, je repasse dans une heure, trésor. Ah ! Et elle risque d’être un peu difficile ! 
Mes yeux effrayés s’agrandirent, mais il sortait déjà de la boutique. Toute chancelante, j’allais protester quand la dame me prit la main. Elle s’était accroupie à côté de moi. 
- Allez, viens petite, dit-elle en me prenant la main, nous avons du pain sur la planche pour décrasser tout ça.
Tétanisée par la peur, je me laissai emportée par cette grande personne. Elle m’emmena dans une grande pièce pleine d’eau où la buée cachait la vue. Je laissai la dame me déshabiller. Elle resta un instant à regarder mes cicatrices et les bleus de l’entraînement, l’air incrédule. Elle me fit assoir devant un grand miroir. Mon reflet était affligeant. Je ne connaissais pas la personne devant moi. L’œil hagard, le teint blême et sale, de grandes cernes, un corps meurtri et crasseux... Puis, elle me demanda de la suivre dans l’eau. Je refusai catégoriquement et elle me jeta dans le bassin. Qu’est ce qu’elle avait comme poigne cette femme ! Elle me lava contre ma volonté et puis me coiffa. Elle dut batailler pendant quelques minutes contre les nœuds. J’étais tellement affolée que je me laissai faire. Elle me parlait pour essayer de me détendre un peu. Ma peur devait être palpable et la mettait mal à l’aise. Au bout de longues minutes, elle me sortit du grand bain. Ma peau était toute rouge, tendre et j’avais les doigts fripés. Le temps de mes rêvasseries, la femme m’avait assise et coupé mes longs cheveux en une petite frange, me dégageant la vue. Je m’étais habituée à la chaleur lourde ambiante. Elle s’occupa de moi encore en faisant m’étaler des choses sur le corps. Je ne sais pas se que c’était, mais en tout cas ça sentait bon. Elle me sécha dans une autre salle et Jack arriva. Je lui sautai dans les bras en pleurant. Il éclata de rire.
- Alors, c’était si terrible que ça ? Tiens, je t’ai acheté de nouveaux vêtements. Il commence à faire froid dehors et je ça m’ennuierait que mon élève favori tombe malade. Tenez madame, votre argent avec un petit supplément. 
Il lui fit un clin d’œil qui la fit rougir, puis s’assit par terre à ma hauteur, et fouilla dans son sac. Il sortit un gros pull trop grand, un pantalon noir, une grande cape de la même couleur et des petites bottes en cuir. J’enfilai le tout. 
- Mm--Merci. 
Il me frictionna les cheveux avec ses grandes mains et sourit.
- Ils t’ont bien arrangé ! Allez, viens, on y va. 
Il se leva et j’agrippai son pantalon en trottinant derrière lui. En passant devant le grand miroir, je vis une autre jeune fille. Elle, elle avait l’air beaucoup plus heureuse avec du rouge aux joues. Je levai la tête vers Jack. Oui, il l’était. Il était ma lumière au bout du chemin.
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Re: Childhood

Message par Lonia le Mar 9 Sep 2014 - 15:17

Comme je te l'ai dit hier, j'ai tout dévoré et beaucoup de passages sont émouvants ! Ca fait plaisir que tu réécrives ! <3
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