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Murof, l'original

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CHAPITRE 15 (Moinon)

Message par Moinonminou le Dim 5 Déc 2010 - 19:37

Bon...j'ai vérifié sur la fan-fic...et je pense que c'est à mon tour....

J’arrivai enfin. J’étais dans le bateau me menant à ma nouvelle ville : Murof. Mon travail m’avait exporté dans une nouvelle agence de cette ville. J’étais alors obligée de déménager. Par chance, une de mes amies y habitait depuis quelques temps et m’avait donc expliqué quelques petites choses. D’ailleurs, cette dernière venait de m’annoncer son accouchement d’un petit joyau. Je regardais le port murofien à travers la vitre du bateau. Dans mes mains, la longue lettre de Jeananas indiquant les différents lieux et les différents personnages à qui je pouvais demander mon chemin si j’étais perdue, ainsi que les différentes lettres que j’avais reçues pour ma nouvelle maison et mon nouveau cabinet. Je suis architecte, cela faisait environ 2 ans. Je construisais un peu partout et j’avais du à plusieurs reprises partir dans différents cabinets, cependant, mon chef m’a dit que c’était normalement le dernier changement que je ferais. Mes mains étaient posées sur une boîte pour les animaux et mon chachat était dedans.

- Regarde Lully ! Voici notre nouvelle ville…

- Murof. Murof. Annonça le capitaine. Nous arrivons à Murof, veuillez attendre que le bateau est accosté pour pouvoir descendre et récupérer vos affaires. Merci.

Le bateau arriva à quai. Une fois que le capitaine eut dit que l’on pouvait descendre, je pris la boîte de mon chat dans une main, mon sac de travail sur mon dos, ma valise à l’autre main et les lettres dans la même main que la boîte. C’est ainsi que je descendais sur les quai de Murof. Tout le monde me regardait. J’en déduis que ce n’était pas tous les jours qu’ils voyaient un xélor dans les parages. Oui, je suis une xélor. On se fait de plus en plus rares ces temps-ci. Je me nomme Moinon Minou. Oui, le nom est assez original…mais ça doit être la seule chose que mes parents m’ont laissé. Enfin bon…c’est avec toutes ses choses dans les mains et sur le dos que je contemplais ma nouvelle ville. Je regardai la lettre où était précisée ma nouvelle adresse.

- 269 avenue du guerrier Holtz ? Hé bien ! Si je ne me pers pas, c’est que je suis douée ! Ils en ont combien des grandes rues comme ça ?

Je m’aventurai dans la ville en regardant tous les noms des rues. Je regardai la lettre de Jeananas et les différentes personnes nommées. Elle m’avait fait une fiche où y était décris tous les gens qu’elle connaissait. Après quelques minutes de marches je n’avais toujours pas trouvé ma rue ni celle de Jeananas d’ailleurs. Je commençai à désespérer.

- Elle aurait pu m’envoyer un plan ! ça m’aurait peut-être été d’une plus grande utilité…

J’arrivais devants une sorte de bar ou d’auberge. Je regardais son nom, il correspondait à celui dont me parlait Jeananas : l’Auberge qui roxxe. Je décidai à y entrer vu que l’aubergiste était une amie de Jeananas, elle saurait sûrement m’aider. J’ouvris la porte mais quelqu’un voulu sortir.

- Pardon. Dis la personne masculine.

- Excusez-moi. dis-je

Je me poussais pour pouvoir laisser passer le iop qui ne bougea pas. Je le regardai et il me dévisagea.

- Moinon ? dit-il.

- Heu…oui…c’est moi. Mais comment vous…

- Entre, je vais te payer de quoi boire un coup. Après ton voyage tu dois être épuisée…viens ! dit le iop en m’invitant à rentrer dans l’auberge.
J’entrai et il m’indiquait une table après m’avoir demandé ce que je voulais boire. Je lui répondis que de l’eau m’irai et du lailait pour mon chachat. Je m’installai à la table posai toutes mes affaires. Une fois installée, je pris la lettre de Jeananas et cherchait si elle me parlait d’un iop. En effet, un certain Valimir du Gondor était nommé et le profil qu’elle indiquait correspondait avec celui du jeune homme. Cependant…elle disait aussi que son surnom était Vlad’. Regardant à nouveau le prénom, je crus qu’elle s’était trompée au moment où elle m’écrivait. Le iop revint après avoir commander les boissons. Après je le regardais avec plus d’attention.

- Serais-tu Vladimir du Gondor ? demandai-je enfin.

- Non. Valimir oui, mais pas Vladimir.

- Ha excuse-moi. C’est que Jeananas ma décris quelques personnes à qui je pouvais m’adresser et à vrai dire…ton surnom m’a mise dans le doute.

- Oui, en effet. Alors, pourquoi viens-tu t’installer ici ? commença-t-il.

Valimir était assez imposant. Roux, un regard intelligent, une masse de muscle, c’était bien le iop que Jeananas m’avait décris. Son regard intimidait facilement et je me sentie moins que rien devant lui. Je bredouillai donc que c’était mon travail qui m’amenait ici. Une jeune écatte au poil blanc vînt nous servir. Elle revêtait un tablier blanc, ainsi qu’un justaucorps orange, mettait en avantage sa poitrine. Elle me regarda de ses yeux noisette avec curiosité.

- Alors, Vlad’, tu nous as ramené qui ?

- C’est Moinon…Jeananas ne t’en a pas parlé ?

- Si ! Si, si bien entendu ! Hé bien…bienvenue à l’Auberge qui roxxe !

- Moinon, voici Akeha. Présenta enfin Valimir. Je n’ai pas vu Waelle…continua-t-il.

- Elle n’est pas là…il parait que Lutti a un problème, mais elle devrait être là en fin de journée. Bon, je vais devoir vous laisser j’ai encore plein de choses à faire !
Je dis un au revoir discret et timide puis continuait à regarder l’écaflipette demandée de toute part pas ses clients. Je pris finalement la coupelle de lailait que je mis dans la boîte et pris mon verre d’eau, pendant que Valimir sirotait sa limonade et regardait les gens autour de nous qui n’arrêtaient pas de me regarder, ce qui devenait vraiment énervant. Après quelques gorgées d’eau bien fraîche je lui demandai s’il pouvait m’aider à trouver ma maison. Il acquiesça et me demandait où j’habitais. Je lui répondis l’adresse indiquée sur la lettre et après qu’on eu finit de boire, je remettais la coupelle sur la table et on partit. Il me prit quelques bagages. Nous arrivâmes vite dans ma rue et ensuite devant ma maison. Elle était de taille moyenne. Je cherchai les clés dans mon sac et quand je les eus, je pus ouvrir la porte qui grinça. Je mis vite tous mes bagages dans le hall dont mon chat à qui j’ouvris sa boîte pour qu’il puisse se dégourdir les pattes. Et seulement quelques minutes après avoir ouvert cette porte grinçante, je la refermai.

- Bah…tu ne reste pas chez toi ? s’étonna Valimir.

- Non…je vais voir Jeananas. Est-ce que tu peux…

- Je peux t’accompagner, j’habite juste en face de chez elle.

- Merci. Bredouillai-je.

Nous repartîmes à travers les rues de Murof. Il me demanda quel métier j’exerçais et je lui répondis que j’étais architecte et qu’on m’avait attribué un nouveau cabinet dont je serai la patronne dans deux jours. Je lui demandai à mon tours son métier mais il ne voulu pas me répondre. Après quelques minutes de marche il m’indiqua une maison. Je le remerciai et m’empressai d’aller rendre visite à mon amie. Arrivée devant la porte, je toquai. Un éni vînt m’ouvrir.

- Moinon ? demanda-t-il.

- Mais comment me connaissez-vous ? Tu es la deuxième personne qui me reconnait du premier coup d’œil.

- Bah, à vrai dire, ta classe nous aide beaucoup. Tu es bien une des seules xélors dont j’ai entendu parler et en plus Jeananas m'avait prévenue de ton arrivée.

- Ha oui…j’avais oublié…bon, pourrai-je voir Jeana’ ?

- Heu en fait…elle aimerait plutôt rester au calme…alors…

- Ho ! On la connait tous Jea’ ! Elle ronchonne tout le temps sauf quand elle magouille quelque chose…mais elle sera heureuse de me voir ! Allez laisse moi rentrer.

- Bon d’accords…

L’éni se poussa et j’entrai dans sa demeure. Il m’indiqua une chambre et j’y pénétrai. Jeananas était allongée dans le lit. Quand elle me vit, elle fit une moue ronchonne.

- Fao’ ! Je t’avais pourtant dit que je ne voulais pas qu’on me dérange.

- Je sais mais elle m’a obligée à la faire rentrer. Dit une voix provenant du couloir.

- Alors comme ça on n’est pas heureuse de voir sa copine qui vient de traverser toute la mer pour venir te voir !dis-je en prenant un ton indigné.

- Arrête ton charabia ! Tu n’es pas venue que pour me voir !

- Oui…bon…mais demande à Valimir ! Je ne suis restée que 2 minutes chez moi. Je voulais à tout prix venir te voir le premier jour.

- Alors vous vous êtes rencontré tous les deux…dit Jeananas en regardant son amie et se frottant les mains.

- Arrête tes bêtises ! Je n’ai pas voyagée pour me faire marier le premier jour. T’as pas changée depuis tout ce temps ! Toujours à essayer de caser les gens ! Bon, il est où le bout-chou ?

- Elle dort ! Et ne va pas l’embêter !

Je m’approchais de mon amie et lui fit la bise. Je m’assis sur un côté de son lit blanc. Elle était assez pâle à croire que son accouchement avait été très éprouvant.

- Alors comme ça tu vas devenir la patronne du cabinet qui viens d’ouvrir près de chez moi ? J’ai hâte de voir comment tu vas réussir à maintenir tes ouvriers ! commença Jeananas dans le but de m’irriter. Il est vrai que mon autorité n’était pas toujours des plus efficaces.

- Ne me sous-estime pas, espèce de blonde !

- Je te rappelle que j’ai un mari qui est près à me défendre ! Espèce de brune !

Nos rires fusionnèrent. Cela me rappelait les moments où adolescentes, nous nous amusions au collège puis encore quelques fois au lycée avec Miamimwa. Miamimwa était mon autre amie, une belle sacri. Je n’avais plus de nouvelles d’elle depuis un bon bout de temps.

- Tu as eu des nouvelles de Miam’ ?demandai-je.

- Oui, elle est venue il y a peu de temps. Elle se porte bien.

- Elle s’est trouvé un copain ?demandai-je ironiquement.

- Elle ? Se trouver un copain ? Tu demandes la lune là ! Ha la la ! Entre elle, qui ne tombe amoureuse que des imbéciles, qui se le nie, et toi qui avec ton cœur d’artichaut ! J’étais bien entourée.

- Et toi ! La fille sans amours…hé bien te voila la première d’entre nous à être mariée et avoir un enfant…

- C’est que la vie nous réserve parfois bien des surprises. Mais si tu as des problèmes à trouver ton âme sœur, je peux t’aider.

- Non merci ! Je me débrouille très bien toute seule et je n’ai pas besoin d’un mari pour l’instant ! J’ai mon chachat qui me tient compagnie et ça me suffit !

- Tu l’as amené ?

- Bah évidemment ! Je n’allais pas laisser mon Lully chéri là-bas !

Nous continuâmes notre conversation ponctuée de rires, quelques fois de coups symbolisant notre grande amitié.

Il commençait à se faire tard quand Faolin entra dans la chambre, nous interrompant en me demandant de partir. J’acceptai et Jeananas me dit que je pouvais revenir le lendemain pour voir la petite puce. Elle me dit qu’elle me présenterait aussi à tous ses amis et qu’elle en profiterait pour me faire faire un tour dans la ville. Je lui fis la bise en lui disant à demain. Fao’ me raccompagna jusqu’à la porte. On ne se fit pas la bise, il préféra me serrer la main. Je sortis dans la rue éclairée par un soleil couchant. Je repartie en direction de ma maison. A chaque croisements de rues je regardais leur noms, si il y avait des monuments spéciaux ou d’autres pour commencer à connaître ma ville.

J’arrivais devant ma nouvelle maison quand j’aperçu la jeune écatte de l’auberge. Je lui fis signe et elle me sourie. Puis je rentrai à nouveau chez moi. J’allumai la lumière du hall et me rendit compte que les déménageurs étaient déjà passé puisque tous mes meubles avaient été posés dans les différentes salles selon le plan que je leur avais fournis. Mes affaires étaient toujours au milieu du hall. Je les pris sauf la , boîte de mon chachat et les montaient à l’étage où se trouvait ma chambre. Ma maison avait deux étages. Au rez-de-chaussée se trouvait une petite cuisine, une salle à manger, le hall, un salon et un garage. A l’étage se trouvait mon
bureau d’architecte, ma chambre, ma salle de bain, un petit dressing, une deuxième chambre vide que j’utiliserai comme chambre d’amis et une salle TV et bibliothèque. J’arrivai dans ma chambre en passant par un couloir dont le planché de bois de pin grinçait. La salle n’était pas très grande, ni trop petite. Un grand lit trônai sur le côté gauche de la pièce, j’aimais dormir avec de la place. Une assez grande fenêtre se trouvait en face de moi avec des rideaux bleus allant parfaitement avec le papier peint de la même couleur. Sur le mur en-face du lit, un grand miroir faisait toute sa longueur. Sur le côté du miroir, on pouvait voir la porte menant au dressing. Je jetai sur le lit ma
valise et l’ouvrit. J’en sortis les affaires de mon chachat : croc-croque, panier (quoi qu’il ne dormait pas dedans), litière et toute une ribambelle de jouets. J’en sortis aussi mon alto, mon pupitre ainsi que des partitions de débutants, d’experts enfin, pour tous les niveaux. En plus de mon bouleau au cabinet, je donnais des cours d’alto ou de violon chez moi, quelques fois je donnais aussi des cours de solfège.

Je pris mes affaires de musique et mon instrument pour les installer dans un coin de mon bureau. C’est ainsi que je sortis de ma chambre pour visiter la salle où je travaillerai. Mon immense bureau d’architecte était devant la seule et unique fenêtre de la salle violette. J'y déposais mon alto, dépliait mon pupitre et posa mes partitions sur la moquette même. Je revins en vitesse dans ma chambre et pris les affaires de Lully. Je sortis encore une fois de ma chambre et descendit les escaliers, qui ne grincèrent pas, à mon plus grand étonnement. Je traversai un couloir et entrai dans le salon. Je remarquai que Lully avait déjà pris ses aises, car il était allongé sur le velours noir du canapé. Je déposai ses affaires dans un coin de la pièce. Je lui frottai la tête puis partie en direction de ma cuisine. Le carrelage était un damier blanc et turquoise, accompagnant le mur turquoise clair. Je me rappelai que mon frigo était vide mais que j’avais préparé un repas froid la veille et qu’il était dans mon sac de travail. Je remontai dans ma chambre et en profitai pour ranger ma valise vide. Je redescendis ensuite les escaliers pour aller manger, le repas dans les bras.

Après que j’eus finit de manger, je débarrassai. Je sortis de la pièce pour aller vers le salon pour prendre mon chachat et l’emmener dans ma chambre. Une fois arrivée, je le déposai sur mon lit où il s’assit. Je me déshabillai pour me mettre en pyjama. Je m’arrêtai dans mon action pour me contempler dans le miroir. Vous devez sûrement vous imaginer que je contemplai cette personne à la peau en loque, teinté de gris sans vie. Seulement, je suis une xélor mais pas comme les autres. Sous toutes mes bandelettes se trouvait le corps d’une ancienne écaflipette. Enfin, je ressemblai plus à une féca. Il se trouve que je vivais ma deuxième vie. Avant d’être ce robot, je fus une
magnifique écatte au poil brun, mais après quelques mésaventures, je me fis tuer. La « résurrection » fut très douloureuse et avec des défauts, dont la peau beige et une cicatrice presque invisible où se trouvait ma défunte queue. Sous mon masque, j’avais des yeux rieurs et noisette qui pouvaient virer au noir ou au marron chaud selon mon caractère du moment. J’étais brune ou châtain, cela dépendait de la saison. En été, me cheveux châtains se coloraient de reflets or ou roux selon le soleil ambiant, tandis qu’en hiver, ils devenaient bruns et froids. Mes cheveux étaient toujours détaché, partant dans tous les sens, sauf quand je travaillais, je les attachai alors. Je revêtis ma chemise de nuit violette et m’enfouit sous mes draps aux côtés de mon chachat.
Chapitre fini

Bon, c'est ennuyeux la fin je sais...vous avez dit pas mal de choses vraies à changer...la prochaine fois sera mieux...mais il faudrait déjà que Vlad' nous mette son passage....
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Moinonminou
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Chapitre 16 (Valimir)

Message par Vlad' le Ven 31 Déc 2010 - 1:14

Vous ne m'attendiez plus ? Et pourtant, je suis là ! Voici donc ma deuxième partie ! Ou, la seizième partie de Murof, l'original !
Je précise que c'est plus claire sur le forum Wakfu...


Part. Vlad' N°2 : une étrange journée


« Je m'appelle Cyanne. Cyanne Nawégling. Je suis née un premier Novamaire, sous le signe de Brumaire, grand Seigneur Macabre d'antan. Mon père n'est autre que le grand conteur Eniripsa Faolin Nawégling, et ma mère est Jeananas H. Nawégling. Dès ma naissance, ce fut Féca qui décida de ma protection. Mais il se passa une chose, autrement plus grave, et qui resteras à jamais gravée en moi. En effet, à peine quelques minutes après ma naissance, je fut mordu par le défunt Gostof d'un Vampyre, ayant anciennement fait des choses dans la salle même où je naquis, le tout, sous prétexte que je m'appelais Cyanne. Je fut donc condamnée à être toute ma vie une
Vampy... »


On toque à la porte. Même pas le temps d'entamer un nouveau texte tranquille ! On est tout le temps dérangé pour un oui ou pour un non à Murof. Laissez moi au moins finir ma phrase ! J'exécute donc, avec la plus jolie écriture qu'il m'est été donné d'avoir, un superbe « Vampyre », dans une calligraphie qui n'appartient qu'à moi. Après quoi, je décide donc d'aller voir qui frappe à ma porte à une heure aussi matinal. Je me lève de ma chaise, et marche lentement, prenant soins d'esquiver les parchemins en tout genres qui trainent par ci par là, sur le sol de bois. Parmi ces vieux manuscrits, qui viennent pour la plupart, d'au delà de la mer qui bord l'Est de Murof, je reconnais plusieurs essaies sur des histoires fictives, racontant des péripéties en tout genres, ou encore des quêtes de gloires que de simples personnes doivent réussir. Il serait vraiment temps de faire un peu de ménage. Je suis quand même installé à Murof depuis le début du mois de Juinssidor, et pas une seule fois, je n'es pensé à nettoyer mon bureau. Il faut dire qu'avec toutes les petites babioles qui traînent de ci, de là, et tout les vieux textes sur papiers jaunies qui s'amassent dans les coins de la bibliothèque déjà bien remplis, il ne me reste que très peu d'endroits où passer un coup de balais !

On toque à nouveau ! Mais bon sang, j'arrive ! Ce que les gens peuvent êtres pressés ! En chemin, alors que j'accélère un peu le rythme, je marche sur un de ces parchemins. Désirant plus que tout ne pas abîmer mes précieux textes, je le prend, le défroisse au maximum, avant de m'apercevoir qu'il s'agit de l'essaie que j'avais concocté la veille ; encore une fois, un texte traitant de la guerre Bonta / Brâkmar, mais cette fois, non plus un récit historique, comme je les aiment bien, mais simplement un texte d'un nouveau genre. « L'aube rouge » que je l'avait appelé. Un récit de guerre fictive, se déroulant à notre époque, pendant l'ère du Wakfu, dont le héros est un Sacrieur racontant à la première personne ses exploits de guerre dans l'armée Bontarienne... Bref, je prend le parchemins à peine commencé par un petit prologue et un résumé de la suite de l'histoire, et je le met sous une pile de livres assez lourds pour le défroisser un peu. J'ai horreur d’abîmer un récit. Surtout que, vus la lenteur avec laquelle j'écris, ce parchemin froissé représente bien une semaine d'embêtement pour simplement quelques lignes bien ficelée.

On toque à nouveau. Ni tenant plus, je me décide à hurler dans la petite bicoque résonnante un puissant « J'ARRIVE ! », ce qui a pour effet de faire stopper les énervants bruits à la porte. Cette fois, j'enjambe la moitié de la pièce en un seul grand pas, prenant soins de ne rien abimer de plus. Me voilà devant la porte de mon bureau, et quelques secondes plus tard, devant la porte de ma maison.

- Eh bien, il était tant ! Soupire une voix féminine bien connus depuis le pas de la maison.
Devant moi, un couple, mignon tout plein, se tenant la main, me regarde avec un aire moitié amusé, moitié excédé par ma lenteur, comme si le Iop que je suis avait encore commis une bêtise.
Une Crâette et un Eniripsa. Maeve et Nico'.
Je me décide à jouer leur jeu.

- Dites moi les tourtereaux, dis-je en m'adossant contre le cadre de la porte, vous êtes bien matinaux !
- Et toi donc ! Souris Nico', que faisais tu à une telle heure du matin ? Tu dormais pas ?
- Ce que font tout les écrivains lorsqu'ils s'ennuient, répond-je.
- Tiens d'ailleurs, s'écrit soudainement Maeve, t'en es où avec ta fiction ? Ça fais plusieurs mois qu'on a plus eut de nouvelles !
- Désoler de t'apprendre que j'ai des tas de projets en cours pour l'instant, et que je ne continuerais cette histoire, que lorsque toutes les autres choses prioritaires seront achevées.
- Oh, dit Maeve, visiblement déçut. Donc, c'est période creuse dans la rue des énudis ?
- Comment ça ?
- Fao' aussi n'avance plus, on dirait...
- BREF ! Coupe Nico', on est venus t'avertir que la communauté organise une petite fête ce soir, à l'auberge.
- Quelle heure ? Demande-je
- 19 heure. Soit y à temps. Ne fait pas comme notre cher Faolin nous l'a suffisamment fait : trainer sur un texte pendant des heures...
- Ne t'en fais pas, riposte-je. Je suis plus ponctuel que le plus ponctuel des Eniripsa !

Il me regarde avec un grand sourire, comme lorsqu'il prépare une réplique capable de sécher littéralement le Iop érudit que je suis.

- J'aurais ma revanche ce soir, petit Vlady, me lance t il, avant de faire demis tour en compagnie de Maeve.
Cette dernière me fixe avec un dernier petit sourire narquois, accompagné de drôle de paroles.
- En tout cas, Jeana' trouve que Moinon, la nouvelle Xélorette fraîchement arrivée, est ta plus grande lectrice...

Que veut elle dire par là ? A quoi dois-je encore m'attendre pendant cette soit disant fête ? Vont ils profiter du fait que je suis un Iop, pour me faire une blague de Mauvais goût ?
Il semblerais bien, en effet...

______

Je referme la porte, en méditant sur les paroles prononcées par le couple. Il faudra que je reste sur mes gardes... On ne sait jamais.
Je décide de retourner à mon dernier essaie, celui portant sur un future Fictif de la petite Cyanne. Encore un brouillon, où une personne inconnus du monde serait amenée à faire de grandes choses. Cela fait maintenant huit mois que la petite est née, que son histoire a fait le tour de la ville, et même dépassé les bordures de la mer, jusqu'au confins de l'Archipel des Quatre îles. Pourtant elle n'est que la fille de deux amis... C'est cette histoire de Vampyre qui en a décidée autrement, et qui a celée son destin. Ainsi, il y a de quoi en faire un livre. Après tout, Maeve avait bien tentée à un moment de faire une histoire, où l'héroïne s'était fait mordre plusieurs fois...

J'ouvre la porte de mon bureau, et fait tout le trajet qui sépare la porte, du fameux bureau. Comme pour le trajet effectué quelques minutes plus tôt, il me faut enjamber des dizaines de petites babioles, et boulettes de papier qui traînent de ci-de là. Et croyez moi, ce n'est pas chose facile. Mais il y a pis : au moment où j'arrive enfin sur la table d'écriture... On toque à nouveau à la porte ! Je regarde la pendule accrochée au dessus d'une étagère : elle indique 7H20. Ils sont tous tombés du lit ! Je soupire, et recommence à faire le chemin inverse. Je menace de tomber à plusieurs reprises, de m'écraser au sol, comme les vulgaires brouillons qui s'y trouvent déjà, et qui auraient tôt fait de me mettre à leurs niveau. Je ressors à nouveau du bureau, et ouvre brutalement la porte de la maison.

J'ai préparé une cinglante réplique, destinée à faire fuir celui qui osent me déranger à une heure aussi matinale, alors que j'écris. Maeve et Nico' encore, ça passe... Mais pas les fichus vendeurs qui viennent sonner aux portes de bon matins, sous prétexte que Murof est la capitale du Commerce du Monde des Douze. Surprise : lorsque j'ouvre ladite porte, ce n'est pas un vendeur inconnus qui se présente à moi : mais une petite Xélorette.

La Nouvelle Xélorette, comme dis Maeve... Ma, soit disant, plus grande lectrice...
Moinon.

Que puis-je dire sur elle ? Eh bien, je l'es rencontré, en sortant de l'Auberge qui roxxe. Jeana' m'avait dit qu'une de ses amies ne tarderait pas à venir la rejoindre. Elle m'avais dit que cette personne serait facile à trouver, car elle serait une toute petite Xélorette. Déjà que les Xélors ne court pas les rues, les Xélorettes encore moins (leur quartier dans cette ville est
minuscule !), mais en plus, une petite Xélorette... Disons que je n'es pas pus la confondre avec une autre. Elle est toujours vêtus de l'armure de métal Temporaire, dans les tons de bleu/gris, comme tout les Xélors. Niveau description physique, il n'y a donc pas grand chose à dire. Mais niveau mentale... J'ai tout de suite eu l'impression d'être un grand frère montrant la ville à sa petite sœur qui veut y emménager. Pourtant, elle n'a que quelques années de moins que moi... A moins qu'elle n'est mon age... Je ne lui est pas encore demandé... Elle possède une grande intelligence, et un dont certain pour le dessin. Elle écrit également un peu. C'est un style assez « sauvage », tape à l'œil, mais qui a l'avantage d'être direct, avec de courtes phrases.

- Que me vaux ta visite à une heure si matinale, dis-je en baillant.
- Je me demandais si tu avais reçut la visite de Maeve, me répond elle.

Alors comme ça, Maeve est aussi allée voir ma plus grande lectrice... Tout cela cache quelque chose...
A mon expression, elle doit comprendre que oui, alors elle continus :
- Tout cela est étrange... Que ce passe t il ?
- Avec Maeve, y avait il son mari ? M'écris-je.
- Non, seulement elle.... Et elle avait l'aire de vouloir me dire quelque chose
- Est ce qu'elle t'a prévenus de la fête ce soir ? Continus-je à demander.
- La « soit disant » Fête... Grommelle t elle

Sa rapidité à comprendre me surprend. Ainsi, elle aussi a compris qu'il se passait quelque chose...
- Rentre chez toi, et trouve toi de quoi t'occuper jusqu'à ce soir. De toute façon, nous verrons bien ce qu'ils ont prévus lorsque nous y serons...
Elle semble surprise que je veuille mettre fin si vite à la conversation, mais acquiesce quand même, et s'en vas. Mais avant qu'elle ne parte...

- Hey ! Cris-je, l'obligeant à ce retourner, comment a tu sus que j'étais réveillé aussi tôt ce matin ?

Elle penche la tête de façon à ce que je comprenne que, sous son masque, elle me lance un grand sourire, suivit d'un espèce de petit clin d'œil, puis elle s'en vas en sautillant, et en répétant "Mystère, Vladisoupe...". Elle me fait plus penser à une gamine... Dire qu'elle a peut être mon age...
Mince ! J'ai encore oublié de lui demander son age !

______

Il est midi : j'ai enfin fini l'essaie sur Cyanne. Un texte plein d'héroïsme, d'actes de bravoure et tout autres chose que l'on ne voit que dans les livres... Ici, Cyanne retrouve ses parents morts un jour où elle rentre de l'école. Faolin, encore à peine conscient, lui demande de retrouver leur agresseur... Pourquoi faire Mourir Fao' et Jeana' ? Simplement pour que cette dernière me lâche un peu la grappe avec cette histoire de mariage forcé... Ce qui semble très à la mode en ce moment... Quand à Fao'... Disons que cela permet à Cyanne de pouvoir réellement partir en quête de vengeance. L'histoire est assez bien ficelée dans l'ensemble, bien que ce ne soit qu'un long résumé... Des rebondissement, un gentil qui devient méchant, un méchant pas si méchant, un retournement de situation au moment le plus critique, et une fin surprenante... Que demander de plus ?

Mais malgré tout, je trouve qu'il manque un petit quelque chose... Je ne sais pas... Un peu plus... D'action ? Non, il y en a bien assez. De description ? Non plus... De sentiments ? Oui, c'est ça : ce texte manque de sentiments. Mais je n'es jamais été doué pour les sentiments ! Touts les textes que j'écrivais avant, étaient des récits historiques, et non des récits imaginaires, où il fallait raconter la vie d'une personne... je me contentais de rester neutre... Mais aujourd'hui, j'ai fais un pas en avant, et raconter l'histoire qui n'est pas encore arrivée... C'est donc forcément un récit imaginaire, s'il n'a pas encore eut lieu... Dans, ce cas, il me faut savoir ce que penserait et ressentirait Cyanne... Et ce n'est pas évident pour quelqu'un comme moi, qui redécouvre les émotions depuis peu. A vrais dire, ce n'est qu'au contact des autres Murofiens que j'arrive à éprouver des émotions... Le reste du temps, je me contente d'être neutre, de me poser des questions en restant neutre. Toujours neutre. Comment faire pour donner une impression de sentiments aux personnages principaux ? Comment faire pour donner du « volume » au texte ?

La réponse me vient toute seule : c'est très diffus, très difficile à interpréter, très difficile de mettre des mots dessus. Il me suffis d'imiter ceux que je rencontre, et la façon dont je me comporte quand je suis avec eux. Pas facile. Mais il y a encore plus dure : comment donner un semblant d'amour au texte ? C'est un sentiment comme un autre. Un sentiment que, il me semble, je n'es jamais éprouvé. Et que je n'es jamais vus nul part. Ou, disons, que je n'es jamais put le cibler, le déterminer, car je ne sais pas à quoi il ressemble... Pourtant, il y a quelque chose qui s'en rapproche : lorsque Cyanne, dans le texte, avoue ses sentiments au jeune Sacrieur, alors qu'il sont sur le point d'être brulés vif, l'émotion présente se rapproche de certaines scènes de la réalité. Mais il y a pis : c'est que, à la fin, lors de l'embrassade finale, cette émotion est également présente ! C'est une émotions compliqué, qui traverse le ventre, et qui remonte jusqu'à la tête, en produisant une forte chaleur corporelle... Serait-ce l'amour ? Aurait il fallut attendre tout ce temps pour que je le reconnaisse ? Pour que je sache, que cette émotion que j'éprouve chaque jour, lorsque je suis avec elle, c'est de l'amour ? Non, c'est impossible...

C'est stupide, voyons... Cela ne peut être de l'amour, je le saurais. J'éprouve cet étrange émotion chaque jours, quand je la voit... Je l'aurais compris depuis longtemps si c'était de l'amour... Non, ce n'en est pas. Cela s'en rapproche beaucoup, mais cela n'en est pas. Cela ne peut PAS en être ! Car cela signerait ma défaite, et donc, la victoire de Jeana'... C'est comme si je déclarais forfais, alors que je résiste depuis si longtemps...

Merci à « ma plus grande lectrice ». Grâce à elle, je vient de découvrir, ou redécouvrir, une nouvelle émotion : ce qu'est l'amour, où du moins ce qui s'en rapproche...

______

Je me lève. Je m'étire. Cela fait déjà plusieurs heures que je travail là dessus. Peut être que, lorsque cette fiction seras terminée, le bibliothécaire de Murof voudras bien l'exposer dans sa collection. Mais en attendant, ce récit n'est qu'une ébauche, un long résumé. Avant de songer à d'éventuelles recettes en Kamas, il serait plus judicieux de le terminer... Mais pas maintenant. Je suis dessus depuis au moins sept heure... Les idées cessent de venir au bout d 'un moment, surtout à cause de la fatigue. Mais aussi, parce que j'ai réussis à mettre toutes les idées que j'avais en tête, et qu'il me faudra plusieurs heures, avant d'avoir suffisamment d'idées pour continuer, sans faire de répétitions inutiles, ou des fautes de langages qui pourraient êtres évitées...

Je décide donc de quitter enfin mon bureau ainsi que la pièce dans laquelle il se trouve. Une fois de plus, il me faut enjamber une multitude d'obstacles, plus où moins grands, de formes diverse, plus ou moins pointus. Il y a même certains objets que je ne reconnais pas ! Étrange...

Donc, je traverse la pièce, et me rend dans ma chambre. Bien que je fasse rarement la sieste de l'après midi, à certains moments comme celui là, je ne peux m'empêcher d'entendre l'appelle du lit... Car, on le dit très peu, mais passer de nombreuses heures sur un même texte, cela à quelque chose de fatiguant... Je me laisse donc tomber sur le matelas moelleux, ne pensant plus qu'à une chose : dormir, pour être en forme pour la soirée de ce soir... Puis, alors que le sommeil ce fait de plus en plus fort, en que je me sent partir au pays des songes, une étrange idée me traverse l'esprit : ce pourrait il que... Qu'elle est put organiser ÇA ? Non, c'est impossible...

Je m'endors, sereins.

Je rêve. Je rêve, comme je le faisais si souvent auparavant. Je rêve du passé, d'un temps révolus, d'une époque qui n'existe plus. Ce rêve, je l'est déjà fais à maintes reprises, mais plus depuis longtemps. Plus depuis que j'ai presque arrêté d'écrire des textes historiques. Plus depuis que j'ai commencé une fiction, et ce résumé sur l'avenir Fantastique de la petite Cyanne. Je ne sais pas pourquoi il revient me hanter aujourd'hui... Peut être qu'il vas se passer quelque chose ? Quelque chose en rapport avec mon passé... Quelque chose en rapport avec LUI... Ce rêve est sombre, plein de visions, d'images troubles... De moments de douleurs, d'horreur, de terreur...

Je me souviens du jour de mes douze ans. Date symbolique, qui célèbre la fin de l'enfance. Douze ans, Douze Dieux : c'est à ce moment là que toutes les personnes qui n'ont pas choisis de Dieu à leur naissance, peuvent devenir disciple d'une Divinité. Ce jour là, à peine réveillé je m'étais précipité dans la chambre de mes parents, et les avaient sommé de m'emmener au temple Iop. Mon choix était fait depuis bien longtemps déjà, et je n'attendais plus que ce fameux jour, où je pourrais enfin devenir disciple du Dieu Guerrier. Je ne pouvais plus attendre. J'avais déjà attendus Douze ans. Il était encore tôt, le ciel encore rose, le soleil à peine levé, que j'entrais déjà dans le temple Iop de Bonta. J'étais jeune. J'étais innocent. Et naïf. Naïf de croire que je pourrais prendre Iop alors que mes professeurs avaient décelés un talents certains pour l'écriture, l'invention, et la mémorisation. Ils me voyaient tous en Féca, Éniripsa, ou, à la rigueur, Enutrof pour certain. Ma grande mémoire les avaient incité à me forcer de prendre n'importe quelle classe sauf Iop. Ils ne voulaient pas, ni mes parents, ni mes professeurs, que je gâche un tel dont, en devenant fort, certes, mais beaucoup moins sage que je l'étais alors. Et pourtant, je ne les avaient pas écoutez. Aucun d'eux n'a jamais put m'obliger à prendre autre chose que Iop. Je voulais être Iop. Il fallait qu'il en soit ainsi.

Et il en fut ainsi. Mais il se produisit quelque chose... L'imprévue entra en scène.

Je m'en souvient parfaitement... C'est toujours de ça dont je rêve... Ce moment qui aurait dut être magique.. Et qui fut un véritable cauchemars... A force de le revoir en rêve... Il c'est imprégné en moi... Comme une cicatrice qui ne se refermera jamais vraiment...

J'étais là, devant le plus vieux Iop que j'ai jamais vus. On aurait dit un Enutrof très musclé. Il me fit assoir devant l'immense statue de la Déité. Celle qui recueillait les plaintes et les lamentation de tout les Iop de l'archipel de Bonta. Il prononça quelques mots... Quelques mots qu'il m'es impossible d'oublier, car je les revoient sans cesse... Quand je revoit la scène, ses paroles sont là... Ils sont la première lame du poignard... Ces mots, ces simples mots, sont : « Iop, prend cet enfant sous ton épée Divine, et protège le »

C'est là que l'ombre d'un étrange robot apparut, me pris par le bras gauche, et me fit disparaître... Le reste passe devant mes yeux à une telle vitesse que j'ai du mal à tous comprendre... J'éprouve une sensation de vertige, et je vois le reste, comme en accéléré. Le robot n'est autre que le Dieu Xélor lui même, qui m'obligea à lui jurer fidélité, en secret, alors qu'il m'avait téléporté dans l'Hormonde. Je devins Iop, mais je perdis tout mes sentiments, toutes mes émotions... Xélor me les arrachas pour mieux que je le serve... Son plan mijote encore, et je suis censé attendre à Murof qu'il me contact pour continuer ce pourquoi il m'a fais juré de le servir... Je ne suis qu'un Pion, tout comme Elianne, l'Etarip, l'était lorsque je suis arrivé par bateau à Murof... Nous devons attendre qu'il mette son plan à exécution...
Il projette de détrôner les Onze autres majeurs, ainsi que tout les mineurs !

______

Je me réveille. Je suis en sueur. Je tente de me persuader que je peux désormais lui tenir tête, s'il revient me chercher. Depuis que je suis ici, les émotions reviennent les unes après les autres. Cette ville me répare. Elle me rend ce qu'il m'avait enlevé... C'est pourquoi je reste... Et je ne compte plus jamais partir...

Je regarde l'horloge qui est accroché au mur. Elle indique 18h50 ! J'ai beaucoup trop dormis ! La fête est sur le point de commencer ! Je sors vite du lit, cours jusqu'à l'armoire, et regard s'il me reste des vêtements propres, qui seraient assez bien pour l'évènement. J'en essais plusieurs, puis j'opte pour la tenus de classe blanche avec la croix rouge. Je me presse de sortir de chez moi, de boucler mon trésor, qui est le 239, Rue des énudis. Après quoi, je prend par le quartier Crâ, qui est le chemin le plus rapide pour l'auberge qui roxxe.
En chemin, je croise Moinon, qui semble un peu plus joyeuse que ce matin. Comme moi, elle s'est résignée à savoir ce qui allait ce passer à cette fête, et se contente d'avancer vers
l'inconnue. Lorsqu'elle me voit, elle s'écrit :

- Vladisoupe !
Je lui réplique avec un sourire :
- Magnon !

Elle s'approche encore. J'arrive de mieux en mieux à interpréter ce qu'elle semble vouloir dire sous son masque : ses sourires, ses clins d'œils, et toutes ses expressions... Je sais maintenant à quoi ils correspondes. Nous faisons donc le reste du chemin ensemble. Au moment où nous arrivons au niveau de la Grand-Place, elle me demande :
- Je suppose que Jeana' seras là...
- Oui, répond-je, cela lui permettra de montrer Cyanne à tous ceux qui ne l'avait pas encore vus.
- Non, non... Tu n'a pas compris, cervelle de Iop ! Jeana' sera là, et on a aucune idée de ce qui vas ce passer ce soir ! Ajoute à cela la façon étrange dont Maeve est passée ce matin, et tu obtiens...

Là, elle me prend de cours. Son raisonnement est tout à fait juste. Jeana' tente de faire ça depuis très longtemps maintenant, seulement, avec Cyanne, elle ne pouvait pas... Maintenant, que celle ci a presque 8 mois, La Fécatte a très bien pus organiser ce qu'elle voulait en cachette, avec Nico' et Fiki' qui sont les autres plus grand fervent de ce projet... Elle veut peut être se débarrasser de ce problème... Et pourquoi n'aurait elle pas pus choisir aujourd'hui pour mettre son plan à exécution ? Tout cela ne me dit rien qui vaille...

- Oh non, fais-je. Tu crois que...
- On sera bientôt fixés...

Nous quittons la grand-Place, et entrons dans la rue principale, celle sur laquelle est situé l'Auberge. Nos doute ce confirment lorsqu'une musique, venant de l'intérieur, commence à être jouée, alors que nous ne sommes plus qu'à dix Kamêtres dudit lieu.



Ils étaient là avant nous. Ils ont tout préparés. Ils sont tous là.
Tous. De Fao' à Chichi en passant par Akeha, NinonFantasy, Maeve, Miam'...

Tous présent pour un nouveau mariage forcé, et improvisé, à Murof...
Sauf que aujourd'hui, c'est moi le marié.

______


Et voilà ! Comme je l'avais dit, il y a de la place pour la suite... et j'aimerais que ce soit Jeana' qui l'écrive... Voir cet évènement, qui est ce qu'elle cherche depuis maintenant un semestre à faire, raconté depuis son point de vus...
Sinon, pour le texte, j'aimerais vraiment avoir des avis constructifs, sur les très nombreuses fautes d'orthographes, oui encore sur les quelques, possibles, problèmes de hors-sujet, par rapport au reste de Murof...
Je précise que c'est plus claire sur le Forum Wakfu...

C'est tout pour aujourd'hui... Bonne nuit...


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Re: Murof, l'original

Message par Moinonminou le Ven 31 Déc 2010 - 10:05

Des avis constructifs? Je ne sais malheureusement pas en faire devant un texte comme celui-ci. Tout ce que je peux dire c'est que c'est bien écrit; les fautes d'orthographes, ce n'est pas ça que je regarde donc je ne peux rien te dire d'autre que: IT'S SO GOOD!!! :face:
Heu, cette histoire de "Elle possède une grande intelligence, et un dont certain pour le dessin." La grande intelligence va pour ça...(Jeananas ne peux dire le contraire ^^) mais le talent pour le dessin est un peu exagéré...T.T malheureusement.
Voili, voilou...Jeana, c'est maintenant à toi...^^
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Re: Murof, l'original

Message par Vlad' le Ven 31 Déc 2010 - 10:52

Disons que... Par rapport à moi, tu fait des oeuvres d'arts !
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Re: Murof, l'original

Message par Moinonminou le Ven 31 Déc 2010 - 10:54

Avec tes bonhommes bâtons...^^
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Re: Murof, l'original

Message par Jeananas le Ven 31 Déc 2010 - 11:00

La première partie, j'ai cru que c'était Cyanne qui parlait x) Je me suis dit, y a un bug là !!
Mais tu tonmbes un peu vite amoureux là è.ê
Enfin, je me charge de la suite comme tu me le demande =P
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Re: Murof, l'original

Message par Moinonminou le Ven 31 Déc 2010 - 13:36

Ha! J'ai une idée...(mieux vaut tard que jamais^^)pour le Vlad' qui tombe amoureux, tu pourrai faire un paragraphe entre Nico et Vlad' ou le iop demande à l'éni qu'est-ce qu'il trouve à Maev. Là, Nico pourrait lui dire, "ce que j'aime c'est ses yeux, c'est ceci..." Et après, Vlad' y repense au moment où il se rend compte qu'il éprouve quelque chose pour Moinon. Au moment où ils sont tous les deux marchant vers la fête il pourrait la regarder pour voir si ça colle avec ce que lui a dit Nico...
J'espère m'être fait comprendre...^^° Ce qui n'est pas toujours facile...
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Re: Murof, l'original

Message par Vlad' le Ven 31 Déc 2010 - 15:27

Le problème dans ton raisonnement, c'est que Vlad' est neutre, n'éprouve rien... Il n'a aucunes raisons de demander à Nico' ce qu'il aime chez Maeve, car il n'éprouve rien, ne sait pas ce qu'est l'amour... Il ne le sauras que plus tard...

Sinon, j'aime bien !
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Re: Murof, l'original

Message par Fao le Ven 31 Déc 2010 - 16:26

Ce dont je me rappelle comme fautes: Quand/Quant... un peu (beaucoup) trop répandue...
Un peu de verbes envoyés en l'air...
Et le "soi-disant", qui ne doit pas être confondu avec "prétendu"...
Je pense que c'est tout.

Plutôt intéressant quant ( et pas "quand") à l'enfance de Vlad' et son choix de Classe. Par contre, j'ai du mal à croire cette histoire de Dieu Xélor qui veut damner le pion aux autres. C'est l'un des Dix Dieux "primordiaux" et celui qui inventa le temps... Bon bref, pas le genre à trahir les autres. Mais le genre à manipuler par contre...

Mariage? Mariage?! Tu n'étais pas affreusement réfractaire à cette idée? Tu te retournes comme un gant...!

Et c'est quoi cette histoire? Me tuer pour faire agir Cyanne, pas encore sevrée, à courir de mortels dangers?
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Re: Murof, l'original

Message par Vlad' le Ven 31 Déc 2010 - 16:59

C'est une Fiction dans la fiction... Je n'est rien contre toi...
Et cette histoire de mariage, tu n'étais pas là hier soir... Tu peut pas savoir... C'est ce traître qui a vendus la mèche pour notre conversation de Psy... Et puis, ça fait longtemps que c'est prévus que ça ce finisse ainsi...
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Re: Murof, l'original

Message par Moinonminou le Ven 31 Déc 2010 - 17:10

Moi je dis quand même un tu n'es qu'un imbécile...
Et ne va pas me demander pourquoi....
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Re: Murof, l'original

Message par Kiri le Sam 8 Jan 2011 - 12:44

mon dieu...ça fait une semaine que Vlad a posté sa partie Murof ...et je m'en rend compte que maintenant T_T....
*se frappe la tête contre le mur*
méchant dobby!méchant!
T_T

ben sinon je suis pas douée pour critiquer ,ou commenter des textes moi...j'ai pas été gênée par es fautes d'orthographe...ça doit vouloir dire que y'en a pas beaucoup!
et pour l'histoire ...J'ayme!
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Chapitre 17 (Jeana)

Message par Jeananas le Sam 29 Jan 2011 - 21:27

Bon, vu que Kiri ne réagit toujours pas, je poste ma partie =P

**
***
**

J’accueille le couple, tout sourire. Moinon fut entraînée, contre son gré, par Maeve et Fik’, dans la pièce de la mariée. Je donne une petite tape sur la tête de Miam’ pour la dissuader de s’approcher de la grande pièce montée et m’approche de Vlad’, Cyanne agée de 8 mois dans les bras.

- Alors, heureux mon ami ?

Devant le silence éloquent je ne peux m’empêcher de sourire encore plus. Si timide, si discret, ça change de tous ces Iops de Murof fréquentant le bar et chassant le Mulou.
Nico s’avance alors, il paraît bien petit près du mètre 90 de Valimir.

- Allez, tu ne pouvais pas rester frusté dans ton silence et cloîtré chez toi, tu aurais dépéri à la longue !
- Peut-être, mais j’aurais été tranquille, j’ai vraiment pas besoin d’une bonne femme, grommela l’intéressé.
- A voir l’état de chez toi quand on est passés tout à l’heure, je crois bien que si, dit Nico, une teinte d’ironie dans la voix.

Vlad’ ne prit pas la peine de répondre, il savait cela inutile, il perdrait de toutes façons, il n’avait pas la force de résister à tout Murof réuni pour ses noces.
Je savais qu’au fond de lui, ça le rendait heureux, de redécouvrir la confiance et de pouvoir aimer quelqu’un de tout son saoul. Je jettait un regard timide à Fao qui avait bien l’air de s’ennuyer. Nos yeux se croisèrent et j’y lus lassitude et énervement : il avait des textes à finir pour aujourd’hui je crois, je crois......s’il savait.
Je soupire et penche mon attention sur Cyanne qui gazouille et s’émerveille sur tous les invités présents, je lui murmure de profiter de sa vie bébé qui déboulera un jour où l’autre sur problèmes et questions de la vie.
Je prends et nous l’emmenons toutes deux dans sa salle à lui. On le force un peu à mettre un kos’tar mais le le bras de Vlad’, Nico prend l’autre prions d’aller prendre une douche d’abord, car c’est bien visible à ses cheveux en désorde que ce n’est pas chose faite !

***********************************************************************************************Vlad'*

Je lâche un immense soupir fatigué. J’avais des textes à terminer aujourd’hui et du ménage à faire (hum hum), mais vraiment pas le temps de me marier ! Jeana’ me laisse avec Nico dans une somptueuse pièce (on sait où passe l’argent de Murof au moins) aux couleurs et symboles de ma classe. Une fontaine se dresse sur le mur Nord, face à moi. Iop se tient droit et fier dans la lumière du soleil, éblouissant. L’eau jaillit de son épée tendue devant lui comme en signe de défi. Je ne voie vraiment pas ce que j’ai en rapport avec cette classe. Mais je me dis que finalement je ne serai pas venu pour rien. Je sors immédiatemment une feuille et un stylo pour décrire ce que je vois avant de me la faire arracher par Nico. J’essaie de lui reprendre mais il la déchire et m’ouvre les portes de la douche...Alors là. C’est se foutre du monde. Même le prince de Bonta ou de-je-ne-sais-où n’aurait eu ça chez lui ! Une piscine à ma royale disposition ! Cette (si on peut l’appeler comme ça) baignoire de marbre est circulaire. Une grande mosaïque illustre le fond, en me penchant un peu à la surface, je m’aperçois que c’est un cadran solaire ! Et chaque classe correspond à une heure de la journée, Iop représente les 8 heures.
Nico choisit ce moment précis pour me pousser à l’eau.........tout habillé. Je me perds en jurons (qui ne seront pas cités ici) contre cet Eni de mes deux tandis qu’il me balance un savon dans la tête pour me faire taire.

- Je reviens dans une demi-heure voir si tu ne t’es pas noyé et on t’habillera.
- Qui ça « on » au juste ?
- Fao et moi-même.

Sur ces deux prénoms il me quitte, me laissant seul avec ma pensée ............et les douze mosaïques intimidantes sur le sol de ma baignoire, je me sens soudain très petit et fragile malgré ma grande taille. Je retire lentement mon habituelle tenue de classe, blanche avec sa grande croix rouge et l’expose dans le peu de soleil qui reste. Je cherche autour de moi le savon et me frotte lentement....mes pensées vont vers Moinon, comme souvent ces derniers temps. Elle est mystérieuse, visiblement une exeption à sa classe car sous ses bandelettes, elle est bel et bien vivante. Je me demande à quoi ressemble son visage.....ses cheveux sont bruns, mais ses yeux, je ne les ai pas vu encore, les verrais-je un jour ? Tiens, je deviens romantique moi ? Si elle enlevait son masque, tout irait mieux mais elle ne veut pas, foutu masque.

***********************************************************************************************Moinon*

- Non, je le garde ! criais-je énergiquement en m’aggripant à mon précieux bout de métal.
- Ne fais pas l’enfant Moinon, tu ne pourras pas le garder éternellement !
- Mais je ne veux pas qu’il voit ce que je suis vraiment, je ne suis pas amoureuse de lui mais je ne veux pas le voir déçu et notre amitié brisée, alors je garde ce masque !

Jeana’ soupira. Je sais qu’elle trouvait ça gamin, je sais qu’elle a raison, que Vlad’ ne partirais sûrement pas pour autant mais je m’accroche à cette idée que si. Je ne m’aime pas, j’ai pris cette classe dans le but de cacher ce visage qui me complexe tant. Seules Miam’ et Jeana’ connaissent mon apparence et ça me suffit largement.
La sacri se tient près de la statue de Iop et Xélor enlacés avec Cyanne dans les bras qui essaye tant bien que mal de lui mordre la main.
Kiri et Jeana’ m’enlèvent mes bandelettes, tâche fastidieuse, des mètres et des mètres interminables de bandes s’enroulent sur le sol. Elles me posent des questions inévitables comme : est-ce que je dors avec, si je change tous les jours, si je les lave ou encore où je les achètent. N’ayant pas le courage de répondre, je me défile avec une excuse comme : c’est tenu secret par ma classe et elles n’insitent plus. Mais à voir leurs regards se croiser, je devine qu’elles s’amusent bien.
Maeve, discrète jusqu’alors, se lève et apporte ma robede mariage. Je m’immobilise, de peur de la gêner rien que par ma respiration. Même si je n’ai pas du tout envie de me marier, je suis impatiente de la voir, une robe de mariée est souvent une oeuvre de beauté. Je ne suis pas déçue, elle est somptueuse. Un jeu de voiles transparents et de tissus blancs avec quelques allusions à ma classe, des motifs complexe, un bonheur pour les yeux.

- Je l’ai dessinée rien que pour toi, me dit Jeana’ que j’écoutais à peine, subjuguée par ce que j’allais revêtir.

Elles commencèrent par me mettre la grande jupe légèrement transparente sur mes jambes pâles. Puis vint un autre tissu qui raccrochait à la ceinture et qui descendait non pas devant mais derrière mes jambes. Je remarquai qu’elle traînait par terre et j’avais peur qu’elle ne se salisse. Comme si elle avait deviné mes pensées derrière mon masque, Jeana me dit que ce sera à la bonne taille une fois mes chaussures mises.....avant d’ajouter avec un sourire inquiétant que j’allai avoir très, très mal aux pieds toute la soirée. On me mit le haut bustier à crénaux. De sa grande taille Vlad’ aurait une jolie vue ! Le haut complexe vint ensuite, avec ses immenses manches transparantes soignées. Fik’ et Maeve me placèrent devant le miroir. C’était absolument ravissant, ce n’était pas si horrible de se marier finalement !
Miam essaya de m’enlever mon masque une fois de plus, sans succès.

***********************************************************************************************Vlad'*

Il était près de 6h30 quand Nico vint me chercher dans ma piscine. Je sortis, presque à contrecoeur et on m’apporta une serviette. Une fois sec, je retournai dans la première pièce avec sa magistrale statue de Iop. Le soleil avait baissé et je pus l’observer sans être ébloui. C’est alors que je vis quelque chose qui m’avait échappé : dans l’ombre du Dieu se glissait la Déesse Xélor, aggripant son bien-aimé à la taille. Mes joues se colorèrent un peu en imaginant deux autres personnes à la place des divinités.
Fao’ me salue en hochant la tête, muré dans son habituel silence. Une fois lancé, il parlait longtemps, et c’était souvent passionant. Il s’appuie nochalemment contre le mur et désigne de son fin doigt d’Eni ma tenue, blanche, composée d’une cape et d’un costume. Je l’enfile rapidement et rejoint mon ami contre le mur pour discuter un peu. Nico vint aussi mais devient vite impossible en parlant juste de Maeve, Maeve et......Maeve. Fao’ parle à peine de sa femme ce qui me peine un peu pour la Fécatte.
J’avais devant moi deux extrémités : l’adorateur et l’indifférent. J’espérait ne pas devenir comme ça ! Que se passerait-il si j’épousais vraiment Moinon ? Nous devront sûrement partager la même demeure, les mêmes repas, le même lit. Rien que cette idée me faisait frémir, je ne l’avais jamais vue sans son masque, merde à la fin ! Je tapai du poing sur le mur, stoppant Nico qui avait entamé une tirade sur les oeuvres de sa chérie d’artiste.
Fao sortit de la salle en haussant les épaules.

***********************************************************************************************Jeana'*

J’attendais dehors, qu’il arrive. Je tenais à lui parler avant que la cérémonie ne commence. Je jouais avec ma petite fille qui essayait de prononcer mon prénom. Il faisait frais, le soleil se couchait enfin. Je frissonais mais peu importait car il arrivait enfin. Il s’arrêta à ma hauteur et haussa les sourcils.

- Tu as froid ?
- Un peu.
Il prit Cyanne dans ses bras et m’entraîna sur un petit muret où nous nous assîmes tous les deux. Il y eu un moment de silence où la petite Vamypre s’amusa à passer sur nos genoux.

- Tu veux me parler non, tu m’attends rarement, surtout lors de ce genre d’évènement, dit-il tout en regardant sa fille faire ses dents sur sa main.
- Fao, j’irai droit au but, dis-je sèchement.
- Si c’est encore pour me faire la morale sur mes conquêtes, dis-le, que je m’en aille immédiatement, ajouta-t-il en esseyant de faire lâcher prise à Cyanne.
- Je suis à nouveau enceinte.

Il arrêta de jouer avec sa fille et regarda sa femme. Son expression était indéchiffrable......Jeana’ s’attendait à une réaction, de grands yeux ou cet air indifférent auquel elle avait souvent droit. Son époux finit par sourire et la prit dans ses bras. On loin on entendait la répétition de l’orchestre et un vent léger faisait se lever les cheveux des deux adultes.

- Aïe !
- Qu’y a-t-il ?
- Elle m’a mordu !
- Tu n’es toujours pas habitué ?

***********************************************************************************************Vlad'*

Je soupire d’ennui : je suis coincé dans cette pièce, bien que magnifique, sous l’étroite surveillance de l’eniripsa aux cheveux turquoises. Il m’a gentiment proposé du parchemin avec un crayon et j’ai décliné, je ne suis pas d’humeur. Dans ma tête tournent des milliers de questions sans réponses.
J’observe mon ami qui avait sorti son instrument de musique et entamé une de ces mélodies dont il a le secret, m’oubliant totalement.
Faolin était parti et Nico s’occupait à jouer quelques airs à la guitare, c’est le moment !
Je m’approche à pas de mulou de la sortie dans un vain espoir de fuite. Je surveille en même temps mon chien de garde qui s’amuse toujours autant à gratter les cordes. Je me précipite silencieusement vers la porte..........avant de percurter Fao’ qui me regarde perplexe. Nicolitch lève la tête et fronce les
sourcils.

- Que faisais-tu Vlad ? demande-t-il.
- Heuuuuuu, je voulais juste........ aller voir Moinon, inventais-je en guise d’excuse.
- Hors de question, dit une voix féminine légèrement grave.

Jeananas posa la tête sur l’épaule de son époux avec un regard malicieux, dévoilant ses dents droites et rangées. Que ce sourire me faisait frémir, il voulait tant dire, elle jubilait.

- Le marié ne doit pas voir sa promise avant l’heure, ça porte malheur.
- Tu es supertitieuse maintenant, répliquais-je, j’en apprend chaque jour !
- Que nenni iop, je respecte la loi, tout simplement, c’est bientôt l’heure alors va t’installer dans le temple.

Il avait été décidé que la cérémonie aurait lieu sous ma divinité, comme avaient souvent lieu les mariages, sous la protection du dieu de l’homme. Jeana’ avait été mariée sous Eniripsa par exemple et ce serait peut-être le cas de Maeve qui sait ! Nico m’a parlé mais je ne l’ai pas écouté, cependant, j’ai cru entendre « Mme du Gondor ». Moinon du Gondor, ça sonne étrangement bien à mes oreilles. Fao’ et Nico m’accompagnent au temple tandis que la féca va chercher son amie. Faolin est mon témoin, Nico aurait bien voulu faire le prêtre mais en voyant tout ce qu’il aurait à lire, il a vite abandonné, il s’occupe de la musique finalement. La décoration à été confiée aux multiples artistes que nous comptons parmis nos amis.
Le temple est en fait une chapelle très mignonne avec une cloche devant et une grande porte de bois d’ébène. Cette porte donne sur des bancs, alignés et tournés vers le fond de la chapelle. Des bougies avaient été allumées le long du mur rouge sombre. Je m’engageais dans l’allée menant à mon siège et m’ y assis. Un vitrail juste au dessus de moi laisse passer un rayon de lune m’éclairant. Tout était calculé à la perfection, je ne pus m’empêcher de penser à Moinon qui s’éclaterait à retracer les plans de cette chapelle.
Les invités étaient dans la cour arrière où avaient été installés de petits chapiteaux donnant sur une salle de repas avec une grande table en son centre. J’entendais le brouhahaha des discussions et les cris des enfants en train de jouer sur la grande pelouse, trop heureux de se coucher tard ce soir là, et grâce à moi.
Nico reste dans les lieux pour accueillir tout le monde en musique et Faolin et moi-même sortons prendre l’air. Les invités commencent à affluer vers l’entrée, beaucoup me félicitent, je vois tout Murof passer devant moi ! Quelques personnes ont des visages inconnus mais j’en connais une grande partie. Tous pénètrent dans la chapelle et j’attends dehors que la xélor arrive. « Par pitié, dépêche-toi Moinon, il fait froid ». Je frictionne mes bras machinalement.

***********************************************************************************************Moinon*

- C’est l’heure !
Jeana’ passe la tête par la porte et nous dit ces quelques mots qui suffisent à me destabiliser. Aller dans cette chapelle, dire oui devant tant de monde et l’embrasser ? Mes genoux s’entrechoquent et je me demande comment j’arrive à avancer (d’un pas mal assuré) dehors. Il fait nuit, Fik’ et Maeve rejoignent le lieu d’union, seules restent Miam, Jeana et Cyanne. Elles m’accompagnent rejoindre le iop qui va me servir de compagnon. Je le vois patientant devant la chapelle et j’ai encore moins envie d’y aller. Pourtant, en voyant la tête qu’il fait, je devine qu’il est pas mal surpris de ma tenue. Il passe ses doigts sur mon masque en fronçant les sourcils mais ne dit rien. Miam me présente deux adorables petites filles, une osamodas et une crâ, vêtues soigneusements et qui sont mes demoiselles d’honneur. Elles prennent en main ma longue traîne et Vlad’ me tends le bras. Je pose ma main sur son coude, prend le bouquet que me tends la petite osamodas, toute émue en me voyant.

- Vous z’êtes très jolie madame, je voudrais bien me marier aussi pour être aussi belle que vous ! marmonne-t-elle.
Je reste surprise pendant que Jeana’ s’étouffe de rire derrière moi.
- Mademoiselle, ma petite, mademoiselle, tu deviendras une très belle femme, j’en suis sûre.

La petite me fait un immense sourire avec quelques dents de lait manquantes. Miamimwa ouvrit la porte, retentit l’habituelle hymne, quoi que légèrement modifiée par les soins de notre musicien officiel, Nico. Tout le monde se tourne vers nous et je me tends encore plus. Que cette allée est longue, je m’imagine trébuchant devant tout le monde et blémis sous mon masque.
Vlad’ doit sentir mon malaise quand je lui presse le bras car il tourne la tête vers moi, il me regarde d’un air réconfortant et m’entraine vers notre siège.
Nous nous assimes tous deux. Un vieux crâ fait un long discours barbant et j’écoute plutôt les chuchotements dans mon dos ainsi que les cris des enfants en bas âge.
« Mr du Gondor Voulez-vous prendre pour épouse Mlle Moinon ici présente ? ».
Je sors de mes pensées et donne toute mon attention à Valimir.
« Oui, répond-t-il, d’une voix sûre que je ne peux m’empêcher d’admirer ».
Le prête se tourne alors vers moi.
« Mlle Moinon, voulez-vous prendre pour époux Valimir ici présent ? »
J’ouvre la bouche sous mon masque mais aucun son n’en sors, je n’y arrive pas.

***********************************************************************************************Vlad'*

« Pourquoi Moinon ne répond pas ? Elle ne veut donc vraiment pas de moi ? »
Je baisse un peu la tête, dépité. Je remarque alors qu’elle tremble un peu. Je comprend alors qu’elle sent la pression de tous les regards fixés sur son dos, patientant. Elle est jeune et apeurée, elle me semble soudainement bien fragile.

- Et bien mademoiselle, voulez vous prendre ce iop pour époux ou non ?
- Oui, dit elle doucement, sa voix tremblant légèrement.

Je lâche un petit soupir de soulagement qui finit coincé dans ma gorge quand j’entends le traditionnel : vous pouvez embrasser la mariée.
Je peux, je ne dois pas forcément ? N’est ce pas ? Pourtant, une partie de moi me crie : Vas y, qu’attends tu donc !
Depuis quand me suis-je levé ? Je ne commande plus mes mouvements, allez reprend toi mon grand, ce n’est pas un petit baiser de rien du tout qui te fait si peur quand même ? Tu en as embrassées d’autres, Elianne par exemple ! Mais ce n’est pas pareil ! Tu ne t’engages à rien voyons !
Le silence est pesant dans la salle, ils attendaient tous ça. Moinon penche légèrement la tête en signe d’incompréhension. Alors, tout doucement, je fais quelque chose que je voulais faire depuis toujours. J’approche ma main de son masque. Je la sens se raidir et pourtant elle ne me repousse pas.
Je détâche la lanière derrière sa tête et le bout de métal tombe dans un bruit métallique sur le sol et là mon coeur rate un battement. Et merde.

Ce que je craignais est arrivé : je suis bel et bien tombé amoureux de Moinon.
Elle lève vers moi son visage enfantin, aux grands yeux marrons chocolat. Ses joues légèrement rebondies rossisent quand nos yeux se croisent. Elle se lève, je soulève son voile qui couvre ses yeux et repousse quelques mèches folles du bout de mon doigt. Le temps c’est arrêté et ce n’est pas un tour que m’a joué Xélor cette fois. Je me perds dans la contemplation de la disciple du dieu robot. Je me suspend alors à ses lèvres tendres et lui offre le plus beau de mes baisers. Je la penche vers le sol en même temps, des cris et sifflements retentissent autour de nous mais je les entends à peine, je suis plongé dans un rêve merveilleux. Je t’offre ce baiser plein de promesse ma chère et tendre Moinon.

***********************************************************************************************Moinon*

Le reste de la soirée est floue dans ma mémoire. Je me souviens vaguement avoir signé le carnet d’acte de mariage, être sortie du temple dans les bras de Vlad comme une princesse sous des pétales de roses lancés par les convives et avoir passé le reste du temps à table à parler avec mes amis Murofiens.
Ce que je me souviens, c’est d’avoir touché régulièrement mes lèvres discrètement et échangé des regards timides avec mon nouvel époux. Je me souviens de ce baiser plein de promesses qu’il m’avait offert et c’était mon plus beau cadeau de mariage.

Nous sommes à table quand je sentis un pied frôler le mien sous la nappe. Je jette un regard à mon époux qui saisit ma main discrètement et la tire pour m’amener à lui. Il me chuchote alors dans le creu de l’oreille « Tu as bien fait ». Je regarde en même temps mes deux amis en face de moi rougir lors d’un discret regard commun.
Je lui offre le plus éclatant des sourires. Il saisit alors mes lèvres sans me prévenir. Nous partageons ce moment tandis qu’il passe sa main sur mon ventre.

Tout va pour le mieux.

Voilà qui précède le texte de Moinon qui sera posté bientôt, je m'excuse d'avance pour les fautes, répétitions, erreurs de temps et surtout, le côté bisounours power ! -_-
A toi Moinon !
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Re: Murof, l'original

Message par Vlad' le Dim 30 Jan 2011 - 10:10

Mais kesses vous avez avec les textes meugnon comme celui là ? Moi, je les adore, et on dirais que je suis le seul...
Et puis, ce coté "Bisounours Power" comme tu dis, il n’apparaît qu'à la toute fin. Et, chose étrange, c'est cette partie que je préfère.
A partir de mon "Et merde", quand je découvre le visage de Magnon, jusqu'à la toute fin, c'est là qu'est la meilleurs partie du texte. A moins que, non : il ya aussi la partie où tu es seule avec Fao' et ta fille. C'est court, assez mystérieux, et tu annonce un deuxième marmot à la maison. Que demander d'autres ?

Donc, pour résumer, cette partie répond vraiment à mes attentes...

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Re: Murof, l'original

Message par Maev' le Dim 30 Jan 2011 - 11:12

Ah, te lire m'avait manqué, Jea !
Quelques fautes, certes, de répétition, pas vraiment. Les points de vue de chaque perso et leur diversité font tout l'intéressant de cette partie de Murof, à mes yeux :)

Qui a dit qu'un peu de romantisme à la "bisounours" était un mal?
Ça change des autres parties, et ça m'a plu.
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Re: Murof, l'original

Message par Moinonminou le Dim 30 Jan 2011 - 18:22

BISOUNOURS POWER!!!! Dégage Cléante! X)
Bon, bah...tu sais déjà ce que j'en pense...it's just so good...des fautes d'orthographes? Où ça? X) Je ne les aies pas vues, trop occupée à lire.
Nan, vraiment, j'ai adoré...j'adore ton style, pas trop compliqué, sympa et bien ficelé donc, voilà un bien beau mariage que tu nous offres...merci à toi! ^^
Hé hé hé....c'est moi la suivante?
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chapitre 18 (Nico)

Message par Nico' le Mar 22 Fév 2011 - 22:34

Le 2 Saint-Bwork… Une maison à moitié délabrée sous par faute du manque de moyens financiers… Faut dire qu’être « Acteur des rues » ça paye pas beaucoup. Mais c’est ici que j’habite.

Je viens de me réveiller, à cause des rayons du soleil qui traversent mes volets en lambeaux. J’ai dormi dans mon lit qui doit être plus vieux que moi, avec des draps à moitié déchirés par mon Chacha blanc tigré mais, la nuit dernière a été plus qu’agitée avec la fête de la veille que j’ai passée avec des inconnus qui ont aimé mes mimiques. Le problème, c’est que je ne souviens plus de rien…
Nous sommes allés boire un verre dans un bar proche de la Bibliothèque de Pahrch Mein. Après je me suis réveillé dans ma chambre. Cette pièce intime où personne n’a le droit de rentrer à part moi. La raison? Je n'en ai pas d’acceptables. Mais personne ne rentre pour plusieurs raisons, certaines peu avouables... Au vu de l'ordre ambiant, on pourrait croire qu'un troupeau de Bouftous noirs a tout ravagé! Mon tapis, qui était au milieu de la salle, est sur ma commode où se trouve juste au dessus… un objet bien inhabituel… je ne sais même pas comment ce soutien-gorge est arrivé ici !
Sans doute celui de mon ancienne petite amie…
Une fille vraiment charmante, blonde mais intelligente avec des formes harmonieuses. Je l’ai rencontré au Cabaret des Belles Sadies. La soirée s’est allongée dans tous les sens du terme. Bref, je le laisse ici pour l’instant.

Je me dirige dans ma salle de bain pour voir dans quel état je suis et pour me débarbouiller un peu.
Le miroir ne reflète que moi. Un Zobal aux cheveux bleu turquoise mal réveillé. Mes yeux sont fatigués, cela se voit avec les cernes que j’ai ce matin. J’ai même oublié d’enlever mon maquillage de scène hier soir. Mais ce n’est pas vraiment du maquillage, c’est juste du crayon noir que j’ai mis sous mes paupières, rien d’extraordinaire. Je passe ma main dans mes cheveux pour remettre ma mèche en place. Je n’ai pas envie passer pour un idiot qui a une gueule de bois quand je sortirai dans la rue. Je prends un peu d’eau pour me réveiller et m’éclabousse le visage. Rien à faire. J’ai toujours une tête d’ahuri.
Je prends donc une douche. Je veux être propre et avoir l’air un peu plus sérieux, même si je fais le guignol presque toute la journée pour pouvoir gagner ma vie.

Je sors de ma douche et de la salle de bain dans un bain de vapeur qui empêche de me voir presque nu. Je suis ensuite retourné dans ma pièce intime, où je m’habille.
Une sorte de chemise bleue trop longue ouverte mais retenue par trois fils de lin pour qu’elle ne vole pas avec le vent, avec le symbole de Zobal cousu dans le dos. Un pantalon en cuir de Bouftou assez large pour me permettre de faire des mouvements amples, et une sorte de tablier par-dessus, ce qui est assez typique pour un Zobal.
Après avoir revêtu mes vêtements, je me dirige vers l’escalier que je descends 3 par 3 avant de finir ma course dans le mur juste en bas.
Après être entré dans le mur, j’accours vers la cuisine pour me faire un petit déjeuner avec du pain magique. Je l’ai gagné à un concours d’imitation d’animaux où j’ai caricaturé un Mulou blanc. J’ouvre un placard en hauteur pour prendre un pot de confiture de fraise pour en mettre sur mon excellent pain magique.

Mais il faut que je me dépêche, le soleil est assez haut dans le ciel et la population ne va pas tarder à sortir. Je prends donc ma sacoche par la lanière où se trouvent mes masques pour mes représentations, ma guitare pour faire de la musique et faire mes parodies et un plan de la ville, il faut bien que je change d’endroit dans la journée quand même. Mais aujourd’hui, je pense rester à la Grand-Place. Une dernière tranche de pain avant de me regarder dans le miroir qui se trouve dans l’entrée pour m’arranger mes cheveux en pagaille.
J’ouvre la porte et me fais éblouir par le soleil. Je ne suis pas encore habitué à la luminosité de l’extérieur. Mais une fois ceci fait, je peux voir la rue déjà bondée de monde : des Iops, des Fécattes, des jolies filles, des minettes aux magnifiques décolletés… Bref ! Il faut que j’aille à la Grand-Place de Murof, c’est ici que commencera ma première représentation de mime muet qui sera la première de cette magnifique journée.

Les échoppes de la rue où se trouve ma maison sont gérées par de jolies patronnes Fécattes, des mignonnes infirmières Eniripsa, couturières Ecaflipettes à grand décolletés. Je suis tombé en plein milieu d’un quartier féminin ! Le paradis masculin. À part une échoppe : « Salon de Beauté Miss Moche »… Je viens de passer devant en courant. L’enseigne est à moitié rongée par les termites, une odeur nauséabonde s’échappe d’une petite fenêtre située à droite de la porte. Une odeur indescriptible… Du poisson pas frais ? ça sentirait meilleur… Un pet de bwork ? ça doit être ça, mais un pet d’un bwork malade qui a mangé du poisson vraiment pas frais… Bref ! Si je reste une seconde de plus devant, je m’étouffe.
J’accélère donc le pas pour me retrouver à l’intersection entre le quartier des Ecrivains, quartier des Dessinateurs et là où se trouve les Temples. Je prends la direction des Temples pour aller voir celui de mon ancienne divinité, Les Mains d’Eniripsa. Ce temple a plus l’apparence d’un jardin avec une statue au milieu qu’un véritable endroit de prière. Je m’approche de la statue de la déesse et m’aperçois qu’il y a un petit ruisseau qui l’entoure avec un grand Pommier sur sa droite. Moi qui ai toujours aimé grimper dans les arbres, je décide de l’escalader pour m’amuser. Un garde de la ville m’interpelle pour m’empêcher de faire ceci et de partir ailleurs au lieu de faire l’imbécile ici. Je suis ses recommandations et m’en vais. Je continue à marcher à travers les ruelles de ce quartier jusqu’à arriver à ma destination : la Grand-Place de trouve devant moi, avec son agitation et son ambiance.

Je me dirige peu à peu vers le centre de la place, avec un peu de chance je verrai peut-être quelqu’un que je connais. Justement, je vois Vlad’ dans l’Auberge qui roxxe. Au loin, Kiri qui dessine une fresque sur un mur avec Moinon. Toro qui fait encore ses blagues vaseuses, je me demande encore pourquoi il fait ça… Tient, je vois Fao qui drague une charmante demoiselle…Ouch ! Magnifique gifle ! Et il va se faire remonter les bretelles par Jeana qui arrive dans son dos. Mais ce n’est pas mes affaires ! J’ai des sketchs à faire moi ! Me voici enfin au centre de la place, là où je peux avoir pratiquement toute l’attention de ce lieu.
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Re: Murof, l'original

Message par Vlad' le Mar 22 Fév 2011 - 22:59

BIIIIP ! Mauvaise réponse !
J'espère qu'on en apprendra plus sur ton passage d'une classe à l'autre... J'avais encore complètement oublié que tu étais Zobal, à présent...
Et il n'y a rien de pire que ce genre de problème. Quand on est confronté à de l'incohérence... Ça m’horripile...

Bref, ce serait stupide de ne voir que le point négatif. Car le style d'écriture, lui, vaux la peine d'être lus, crois moi... On regrette presque la fin, qui arrive trop vite...
Et, encore une fois, on retrouve la monotonie de Murof... Parfait !
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Chapitre 19 (Magnon et Vladisoupe !)

Message par Vlad' le Mer 2 Mar 2011 - 2:03

Bon ! J'ai enfin terminé la reprise de la partie de Moinon !
Je tiens à préciser qu'il est presque 2H du mat', et que je suis dessus depuis hier soir 22H... Donc, s'il reste des fautes, merci de (gentillement, j'dis ça pour vous :) ) Me prévenir, que je corrige...
Au pire, Fao' est Modo, alors j'pense qu'il pourra en corriger le maximum...

Breeeef... les Murofiens, vous m'connaissez, l'orthographe et moi, c'est pas l'grand amour... Mais disons que j'ai essayé de faire un effort... Je sais pas en revanche s'il se voit, l'effort...

Alors, ce qu'il faut savoir, c'est que la totalité de la partie a été écrite par Moinon. Le seul problème, c'est qu'elle l'a écrit au passé... Or, Vlad' ne parle et n'écrit qu'au présent ! J'ai donc repris, chaque fois que c'était moi qui parlais, ce que Moinon me faisait dire, et j'ai ajouté un genre plus... Disons "Vlady" à ses paroles ! :D

Mais pour l'histoire, le scénario, et non le style, c'est bien notre très chère Xélorette qu'il faut féliciter... Sur ce, je m'en vais vous montrer la looooooongue partie Murof que nous vous avons préparé ! Ah nan, une dernière chose : si vous n'aimez pas les pavés, passez vot' chemin ! :D

Voici : Bad Romance



Vlad' :

Je marche dans la rue des Enudis pour rentrer chez moi. Il fait encore froid, malgré le soleil qui éclaire la plus belle des villes. Il est prêt à se coucher, affichant ses couleurs rougeoyantes. Je ne peux que rester rêveur devant ce spectacle. Je reprends bientôt ma route, et arrive peu de temps après, devant chez moi. Par la grande fenêtre donnant sur la rue, je peux voir Moinon, s’affairant à la cuisine. Dans la maison d’en-face, j'aperçois Jeananas, Cyanne dans les bras. Voyant la petite Vampyre, je ne peux m’empêcher de penser à ce texte, qui doit être quelque part dans ce bazar, qu'est mon bureau. J’arrive devant ma porte. Seulement je ne peux, ou plutôt ne veux, pas l’ouvrir. C’est ainsi que je m’assois sous la fenêtre, où j’avais à maintes reprises, regardé la Xélorette passer, comme un imbécile, ou plutôt, comme le Iop que je suis et serais toujours... Seulement, depuis, Jeana’ nous a mariés et rien n'est plus pareil. Je ne regarde plus Moinon de la même façon, et je pense que pour elle, c'est la même chose. Je ne le peux pas.. Je ne le peux plus.... Nous ne nous parlons presque plus. Dormir ensemble s'apparente presque à un cauchemar, chacun de notre côté, se tournant le dos, le plus loin, l'un de l'autre que possible...

Je l’aime oui… Et ça, j’en suis de plus en plus persuadé au fond de moi…Depuis que je retrouve petit à petit la maitrise de mes émotions, j'en suis presque sûr. Mais dans cette attitude de repoussement, je comprends que, elle, de son coté, semble n’éprouver rien de spécial pour moi. Rien de plus que de l'amitié... Cela me rendais malade, surtout depuis que je connais son âge : dix sept ans, soit un de moins que moi... Mon premier amour, mon premier véritable amour, celui qui conduit à la passion, ne m’aime pas. C'est ce que j'en suis venu à conclure… Quelle déception !

Aujourd'hui, je joue le jeu… Je fais pareil qu’elle : je la repousse, je l'éloigne, je reste distant, alors que mon seul désir est de la prendre dans mes bras. Jeana’ a détruit notre amitié dans ce mariage. J’aurais dû essayer de m’enfuir, lorsque j'en avais l'occasion... Quand Nico' ne me surveillait pas, au moment de la préparation du mariage... Enfin, à quoi bon souffrir en repensant à ce moment, à cette soirée, à cette nuit ? C'est comme ça, ça s'est passé, et on ne peut plus faire demi-tour...

Un jeune couple, un Sram et une Écatte, ainsi que leurs deux enfants passent devant chez moi. Un des enfants, un petit Crâ d'environ cinq ans, me regarde avec étonnement, puis suit le reste de sa famille. Je frisonne. C'est sans doute une des seules choses que je souhaite garder secrète : les enfants de cet âge là, c'est-à-dire, ceux qui ont entre trois et douze ans, les sans-classes particulièrement… me font peur. Ce ne sont que des petites choses, courant partout, qu’on ne peut laisser sans surveillance. Criant, bavant, pleurnichant, rechignant, quémandant, hurlant pour un rien... Ces choses, toutes petites et non désirables, sont comme des cafards dans une maison. Oui, je suis assez sombre, quand il s'agit d'aborder ce sujet, qui est celui des mômes... C’est bien la seule chose que je n’aurai jamais, à mon plus grand bonheur... Pourtant, quand je regarde ce jeune couple souriant, entouré de leurs progéniture, je ne peux qu’envier ce Sram... Je ne peux que l'envier sur le bonheur que lui, il éprouve... Non parce qu'il est avec des enfants, ses enfants, mais parce qu'il est en compagnie de celle qu'il aime, et cet amour n'est pas fictif... Je ne peux empêcher mon esprit de remplacer le Sram par moi et l'Écatte par Moinon. Et pourtant, quand je vois Fao’ s’occuper de Cyanne, le sourire aux lèvres, je ne peux qu'être tenté par l’aventure… Celle d’être père. Cette idée, à la fois, me répugne, et me remplis d'une curiosité nouvelle... Malheureusement, comme je l’ai déjà dit, avec la relation que j'entretiens avec Moinon, avoir des enfants serait aussi dur que de traverser la mer du nord à la nage pendant un cyclone... Totalement impossible, pour résumer...

Une brise glaciale passe sur mon visage, le soleil devient rouge. Il faux que je rentre, car malgré le fait que Moinon soit devenue assez distante, elle a pris une nouvelle habitude, qui est de prendre soin de moi ; habitude qui n’est évidemment pas pour me déplaire... Je me lève, et, respirant un bon coup, réussis à tourner la poignée de ma porte.


Moinon :

« Mais que fait-il ? Où peut-il bien être, ce Iop ? » Pensais-je en m’affairant au repas. J’entendis la poignée de la porte tourner. C’était lui. J’allais m’essuyer les mains et ensuite allais le rejoindre dans le hall. Il affichait une tête déprimée.

- Ça va ? Demandai-je en lui enlevant son manteau.
- Oui oui…ne t’inquiète pas.
- Le repas va être bientôt servi.
- Je n’ai pas faim, je vais directement dans mon bureau. Quand j’ai une idée en tête il faut que je la couche sur papier, tu le sais bien, dit-il en partant vers sa salle.
- Bien…soupirais-je.

Je rangeais son vêtement dans le placard de l’entrée. C’était souvent comme ça : il rentrait et allait directement dans son bureau. Est-ce qu’il allait vraiment écrire ou cherchait-il tout simplement à s’éloigner de moi, ça je n’en savais rien. J’espérais seulement au fond de moi que ce ne soit pas la dernière possibilité. Notre amitié était comme rompue. Lui parler n’était que quand il le fallait et plaisanter était maintenant comme impossible. Il y avait toujours cette atmosphère tendue quand nous étions dans la même pièce. Je revins à mon repas. « Je lui en mettrai de côté… » pensai-je. J’allai prendre un récipient en bois circulaire et j’y mis une partie du repas. J’hésitai, est-ce que je devais le laisser seul et mettre ça de côté, ou le lui apporter maintenant ? Le lui apporter maintenant était la meilleure solution, sinon il ne le mangerait jamais. J’allai prendre des couverts et sortis de la cuisine pour aller toquer à la porte de son bureau. Je n'eus aucune réponse et donc je retoquais. Je l’entendis se lever et marcher vers la porte. Elle s’ouvrit.

- Qu’y-t-il Moinon ?
- J’ai jugé juste que tu devais manger quelque chose, alors voilà…
- Je t’ai dit que je n’avais pas faim.
- Et bien il faut manger quand même ! Ce n’est pas en écrivant ou en te réfugiant au milieu de tes écrits que ton ventre se rempliera ! Donc tu vas manger ce que je t’ai préparé ! répliquai-je d’un ton sec.

Il me regarda un moment, puis sourit. Il prit le récipient ainsi que les couverts. Puis il s’enferma de nouveau dans son bureau. Je m’en éloignais puis je l’entendis rouvrir sa porte.

- Merci Magnon !, me dit-il doucement avant de la refermer.


Vlad'

« Je n’y arrive pas…que se passe-t-il ? Je n’ai plus aucune idée ! Je me sens comme... Vide ! » 
Assis, devant mon bureau, les feuilles de mon histoire sur Cyanne étalées un peu partout autour de moi, numérotées, mais éparpillées parmi mes autres écrits, une feuille me narguant de sa blancheur, juste sous mon nez. Je dois écrire un morceau de mon histoire. Je dois continuer, il le faut. J’en possède le décor, l’espace- temps, le synopsis, mais il me manque quelque chose. A vrai dire, je suis ainsi depuis que je suis rentré. Aucune idée, aussi petite soit elle, ne me traverse l’esprit. Rien, le vide, le néant, plus d’inspirations, plus d’imagination. Et pourquoi donc ?

Cyanne est perdue en forêt, en pleine nuit de nouvelle lune. Jusque là, tout va bien. Seulement, elle doit trouver quelqu’un pour la guider…mais qui ? J'hésite à faire entrer le Sacrieur, car le jour précédant je lui avait trouvé une autre entrée dans l’histoire. Non, il fallait quelqu’un qui lui fasse peur au début. Quelque chose qui sorte de l'ordinaire, du réel, étant donné qu'il s'agit d'un texte fictif ! Mais rien ne me vient à l’esprit. J'ai beau essayé d’inventer des personnages, rien ne me convient... L’inspiration me faisant défaut, je me lève de mon fauteuil pour aller jeter un coup d’œil dans ma bibliothèque. Je fais glisser mon index sur les tranches des livres, récits et parchemins en tout genres, multicolores, passant de titres en titres, sans rien trouver qui me convienne. Soudain, mon regard se heurte par un titre, différent des autres. Un titre si innocent, composé d’un seul mot, de quatre lettres, et qui, pourtant, ne peux que attirer et paralyser mon regard. Le livre est nommé : Papa. Je secoue mon visage, et saute quelques livres, en m’efforçant de ne pas être tenté de revenir sur cet horrible titre. Malheur ; j’en trouve justement un autre du même style un peu plus loin, puis encore un autre, à côté, en bas, en haut, à droite, à gauche, là où il n’y en avait pas avant, là où je ne pose mon regard. Là où je cherche abri, au niveau des titres dont je me souviens, de partout je suis agressé par ce mot qui me gonfle le cœur d’une étrange douleur. Je fais un pas trop vif en arrière, atterris sur une feuille. Je dérape et tombe sur le dos. Je ne me relève pas, de peur de retomber nez à nez avec un autre livre du même titre.

« Que m’arrive-t-il ? »
J’essaye de me calmer. Je regarde le plafond en bois, en essayant d'écouter le silence, apaisant, à travers mon tambour de cœur, que je sens jusque dans ma tête. Quelque chose gratte à la porte. Je la regarde et attend. On gratte à nouveau. Étonné, je me lève, en faisant attention de ne pas regarder la bibliothèque. J’ouvre la porte... Mais rien n'est derrière. J'entends ensuite un miaulement. Je baisse mon regard et vois Lully, le chat de Moinon. Celui qu'elle a amené avec elle à Murof, et qui habite désormais chez moi, lorsque sa maitresse est chez moi. Il se glisse dans l'embrasure de la porte. Et soudain... Une révélation me frappe. Il me suffit de regarder Lully pour savoir qui j’allais mettre comme guide à Cyanne, dans la foret ! Un chat… Blanc… Aux yeux dorés. Lully s’assoie devant moi et miaule encore une fois. Je m’accroupis et lui gratte la tête.

Et ce chat parlera.

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On toque une fois de plus, à la porte de mon bureau. Je soupire. Pourquoi vient-on toujours m’embêter quand je suis lancé dans mes écrits ? Grâce à Lully, qui, maintenant dort sur mes feuilles, j'ai trouvé le personnage qui accompagnera Cyanne dans la forêt. Dans cette nuit sombre, ce chat tout droit sortit de l’enfer la guidera de ses yeux aux éclats d’or et de sa voix enchanteresse, à travers pins et bouleaux, aux formes déformées par l’obscurité. Son pelage blanc sera rugueux à la vue, mais doux au toucher... Parfait.

On retoque. Je ronchonne pour moi même, quelques paroles désagréables, mais finis par me lever de mon fauteuil pour aller ouvrir la porte. Là, je vois Moinon, postée avec des reproches plein les yeux. Elle n'a pas son masque. Elle est sublime.

- Qu’y-a-t-il encore ? dis-je en faignant d’être importuné.
- Tu ne viens pas te coucher ?
- J’ai un texte à finir, je viendrai quand je l’aurai terminé, promets-je.
- En fait tu ne viendras jamais…tout comme hier soir ?
- Mais si…j’arrive c’est juste que…
- Non ! Tu ne viendras pas ! Je le sais ! Ce n’est quand même pas croyable ! Et tu ne dors donc jamais ?
- Que quand je n’ai rien à écrire…
- Mais ça ne va pas du tout ! Dormir est très important pour la santé ! Donc maintenant, tu vas laisser ton texte sur ton bureau et…
- Non, la coupé-je.
- Non ?, fit-elle après quelques instants.

Je sent une sorte de profonde et sombre colère au fond de ses yeux. A moins que ce ne soit une déception feinte... Quoi qu'il en soit, elle s’approche de moi, lentement, tandis que je recule, je ne sais trop pourquoi... Quand elle est finalement entrée dans le bureau, la porte se claque violemment derrière elle. Il faut que je trouve quelque chose pour qu’elle me laisse tranquille, ce qui ne me parait pas tâche facile...

- Mais pourquoi tiens-tu à ce que j’aille dormir ?
- Pour ta santé je t'ai dis.
- Pour ma santé ou pour toi ? dis-je un sourire s’affichant sur mes lèvres.

Elle s’arrête. Je comprends alors que je viens de toucher un point sensible. Maintenant, elle semble brûler de colère, et commence à m’inquiéter. Je n’ai jamais eu à affronter un xélor…et encore moins ma femme. Un petit sourire prend subitement forme sur son visage. Puis, je suis son regard. Elle le tourne vers la feuille où mon passage des aventures de Cyanne est écrit. Je fais un mouvement de recul pour être prêt à protéger mes écrits. Trop tard. Elle se déplace vivement jusqu’à ma feuille, et la tient maintenant fermement entre ses mains. Je m’approche d’elle, et essaye de reprendre mon écrit. Il n'y a rien, pour moi, de plus désagréable que de voir mon travail inachevé entre les mains d'une personne pouvant lui faire du mal. Lorsque je suis suffisamment proche d'elle, elle saisit mon poignet, et en se déplaçant encore avec son incroyable vitesse, est derrière moi en un rien de temps, me tordant le bras par la même occasion. Là, je suis énervé. Avec mon autre main je réussis à lui prendre un de ses bras, et le lui tords en un mouvement, me libérant par la même occasion. Par malchance, ce bras n’était pas celui avec le texte. J’essaie d'enlever ledit texte de son autre main, qu’elle tend le plus loin possible de moi. Et au moment où je vais enfin l’atteindre, quelque chose me fais tomber. Avec un de ses pieds, elle a réussi à me faire une sorte de croche-patte, profitant de mon instabilité, et de mon étrange position, un bras tendu pour essayer de récupérer la feuille. Par réflexe j’essaie de rattraper quelque chose pour m’empêcher de tomber. Une fois de plus, la malchance s'abat sur moi, et c'est la main de Moinon que j'attrape et que j'entraine dans ma chute. Elle tombe sur moi. La feuille est libérée de son emprise et vat s’envoler loin de nous. Seulement, ce n'est plus la feuille que je regardais. Moinon, au-dessus de moi est toute rouge de honte, de pudeur, ou de je ne sais quoi, et je dois l’être aussi. Il est bon de préciser qu'elle est en tenus légère, et sans son masque... Nos visages ne sont plus qu’à quelques centimètres, je sens son souffle sur ma peau. Ses yeux sont plongés dans les miens. Pendant un instant, j'ai l'impression que je vais fondre de plaisir sous ses yeux noisettes. Je suis comme attiré par elle. Nos visages se rapprochent... Lentement...

Elle sourit. Puis c'est le trou noir. Et mince, encore raté !

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Je reprends mes esprits sur mon lit avec un mal de crâne horrible, comme si on m’avais fracassé quelque chose sur la tête. J’ai perdu et Moinon a gagné. Si seulement je n’avais pas été captivé par ses yeux... J’aurais sûrement gagné ! Moi, le Iop, j’avais perdu contre ma femme... Contre la petite Xélorette... Je me rends alors compte qu’elle n'est pas là. Et puis je vois ses vêtements sur une chaise pas loin. Je reste ainsi quelques minutes, jusqu'à ce qu'elle arrive. Elle revêt une chemise de nuit de couleur lilas lui arrivant au-dessus de ses genoux. Genoux qui n’étaient pas recouverts de ses bandelettes. Elle me regarde, un sourire aux lèvres puis elle se frotte le front.

- Dis-moi, tu as la tête bien dure.
- Je suis un iop, il le faut bien.

Elle s'assoie de son côté du lit puis soulève les couvertures pour s’y enfouir. Elle me tourne maintenant le dos, comme d’habitude...

- Et si tu t’en vas dans ton bureau…je le saurai. Dit-elle.
- Mouaif…grommelé-je. De toute façon, autant dormir.
- Bonne idée…approuve-t-elle.

Je la regarde, comme à l'accoutumée. Elle est maligne et vive. Et Xélorette. C’est cela qui lui a permis de gagner. Je me lève du lit pour aller me mettre dans ma tenue de nuit. Pour cela, je me rends dans la salle de bain, comme d'habitude. J’enlève ma tenue de Iop et revês juste un pantalon blanc. Je reviens ensuite dans la chambre où Moinon semble déjà dormir profondément. Je m'enfouis à mon tour dans les draps, de mon côté, en lui tournant le dos et éteins la lumière.

Je me réveille, il me semble, peu de temps après. Je veux tout d'abord me frotter les yeux pour y voir plus clair, et enlever la buée du réveil mais je ne le peux pas, quelque chose retient mes mains. Je me met donc à cligner plusieurs fois des yeux, toujours à demi-endormi, ne me rendant pas réellement compte de ce qu'il se passe. Quand j'ai à nouveau la vue claire, je me rend enfin compte que je me trouve dans une grande salle de métal. Je sens également que je ne suis plus dans le lit confortable, mais ligoté à une chaise. Je veux me débattre, ou du moins, j'essaie, mais ne peux faire aucun mouvement. Je remarque alors qu’une grosse chaîne métallique me tient attaché à la chaise. En la voyant, je sais instantanément que je me trouve dans une fâcheuse posture. Mes pensées dérivent directement sur Moinon. Où est-elle ? Que lui avait-on fait ? Car cela n'était pas un rêve. Cela est bien réel. Un cri de détresse féminin déchire alors subitement la pièce. Moinon ! On lui fait du mal, je le sens ! On s’en prenait à celle qui m'est chère. J'ai alors envie de crier pour lui faire comprendre que je suis là, mais un doute me retient. Et si ce n’était pas Moinon ? En effet, je ne l'ai jamais entendue crier... Peut-être est-ce le simple fait que je me sois inquiété pour elle au même moment, qui fait que je suis persuadé que c'est elle qui a crié... Je n’en sais rien... Je ne sais pas où je suis... Je ne sais pas quelle heure il est... Je ne savais même pas si je ne suis pas en train d'halluciner ! Mon attention revient alors sur la chaîne. Un déclic ce produit alors. Je sais à qui elle appartient. Elle appartient à quelqu’un que je connait et redoute, au plus profond de moi même. J'entends alors un bruit de cliquetis métalliques derrière moi. Il est là.

- Alors, mon ami. Cela fait longtemps…n’est-ce pas ? dit une voix robotique derrière moi.
- Montre-toi sale lâche !

Ma voix retentit, seule. Est-il toujours derrière-moi ? Je n’en sais encore rien... Le fait de ne rien savoir m’irrite au plus haut point, car c’est un point faible, et je déteste que l’on utilise mes points faibles pour me battre. Xélor réapparait en un éclair bleu, devant moi. Je le regarde dans les yeux, ou plutôt dans les globes oculaires de son masque d'acier, pour lui faire comprendre que je suis prêt à me battre jusqu’à la mort. Il me dévisage, avec un soupçon de pitié, avant d'être pris d’un rire métallique et grinçant.

- Alors comme ça tu pensais m’échapper ?
- Comment puis-je penser une telle chose, on ne se débarrasse pas des dieux comme ça, malheureusement.
- Tu pensais m’échapper en reprenant tes sentiments ?

Je ne lui répond pas : on ne peut mentir à un dieu. Il est vrai que j’ai eu bon espoir de me débarrasser de lui en réussissant à reprendre mes émotions, et ça, il peut le lire dans mon esprit, comme il lirait un livre. Alors à quoi aurait il servi que je lui mente ? Il sembla ricaner encore une fois.

- Heureusement que le patron de Moinon l’a emmenée à Murof n’est-ce pas ?
- Qu…quoi ?
- Heureusement que Jeananas a trouvé une autre femme pour toi ?
- C’est…c’est vous ? Vous êtes à l’origine de tout ça ?!
- Je n’ai rien fais. Tout c’est juste déroulé à merveille. Mais n’es-tu pas heureux maintenant, d’avoir retrouvé les anciennes sensations ?
- Vous…vous…
- A ton avis, si tu as retrouvé toutes tes émotions dont l’Amour…est-ce grâce à Murof ? aux dieux ? à Moinon ? à toi ? à moi ?

Tout cela me laisse plus que perplexe. Car cette fois-ci, en plus de ne rien savoir, je ne comprends rien. A qui dois-je la redécouverte de mes sentiments ? Ça, je pensais que c’était grâce à Murof. Mais l’Amour ? À Moinon ? Je n’en sais rien...

- Tu ne trouves pas ça curieux que quand elle arrive dans ta vie, tu puisses retrouver ce sentiment que j’avais enlevé de ton cœur ? Tu n’as plus de cœur Valimir, je te l’ai pris !
- Murof m’a appris à retrouver ces sentiments que vous m’aviez « enlevés » ! Je retrouve petit à petit mon cœur…et ce qui vous irrite, c’est que pour cette fois, vous ne pouvez plus rien y faire. Une fois que j’aurai retrouvé mon cœur, je serai à nouveau maître de mes sentiments, et vous ne pourrez plus me rappeler à vous ! Car je n'ai plus douze ans ! Car on ne peut être converti qu'une seule fois ! Vous avez échoué, votre Déité !
- Ha oui ? J'ai échoué ? Je ne pourrais plus te rappeler à moi ? Mais en es-tu seulement sûr ?

Il sourit. Ou, du moins, j’imagine son sourire maléfique sous son masque. Oui, j'en suis sûr…seulement, il semble il y avoir autre chose... Quelque chose qui m'aurait échappé…mais quoi ? Comment peux-il avoir encore la maîtrise sur mon esprit alors que je commence à la reprendre, cette maitrise ? Il claque des doigts. Une porte s’ouvre dans le mur en-face de moi et je découvre la chose qui me rappellera à lui. Comment ai-je pu l’omettre ? Devant moi, Moinon arrive, sans son masque, sublime, mais enchaînée avec une chaine identique à la mienne, souffrant à chaque pas en essayant de se mouvoir avec cette masse de métal sur le dos. Elle me regarde, puis tombe en avant. Je crie son nom. Non, je hurle son nom, à m’en déchirer les poumons et les cordes vocales. Je veux me détacher, je me secoue dans tous les sens pour me délivrer, mais en vain. Xélor relève Moinon et l’aide à tenir debout. 

- Alors ? Qu’en penses-tu ? me dit-il.
- Vous n’êtes qu’un lâche ! L’utiliser pour me vaincre ? Mais vous n’êtes qu’un faible ! Faire souffrir ainsi votre propre disciple ? Vous n’avez pas honte ?
- Et toi ? Tu ne crois pas que tu la fais souffrir ? N’as-tu donc rien compris ? 
- Comment ?
- Je ne te dirais rien. Tu as gardé ton intelligence, c’est pour qu’elle te serve. Alors, maintenant, tu vois, tu seras toujours sous mon emprise. Et tu n’y peux rien, car tu n’es qu’un iop, et moi un dieu, possédant le temps. Fais attention à ce que tu fais !

Je me réveille dans mon lit, en sueur. Un cauchemar. C'était un cauchemar, un simple cauchemar... Mais un cauchemar fichtrement réaliste ! Je soupire de soulagement mais tâte quand même les draps pour bien vérifier que je suis dans ma chambre, ou du moins, celle dans laquelle je me suis endormi. Oui…tout va bien. Et tant mieux. Je me tourne vers Moinon, qui dort paisiblement. Tout va bien, et je sais où je suis. Je m'assois, pour tenter de ne pas me rendormir, et pour ne pas retomber dans ce très réaliste cauchemar. Tout ce que Xélor m'a dit ne sont qu’énigmes et énigmes encore, et après, il s’étonne que je n'aie rien compris. Ce que j’ai pu comprendre de ce qu’il me disait, c’est qu’il y a un lien entre le déclenchement de mes sentiments et Moinon. Je prends ma tête dans mes mains. Je fais ça quand je réfléchis trop, et essais de dépasser ce que mon gros cerveau de Iop est capable de faire... Mais quel est donc ce lien ? Le retour de mes émotions et Moinon... Tout est lié... Mais comment est-ce lié ? Tout ce que Xélor m'a dit avait une sorte de sens…Mais quel était ce sens ? Et comment l'interpréter ? Il me manque quelque chose, un élément pour comprendre ce qu’il souhaite me dire. Moinon est celle que j’aime... Mais ne l’aurai-je pas déjà vue avant que Xélor ne prenne mon cœur ? Impossible, je m’en serai souvenu… Mais alors, comment ce fait il que ce soit elle ? Et non pas, par exemple, Elianne, cette Etarip, que j’ai rencontré en venant à Murof, que j'ai entrainé dans la spirale infernale de Xélor, et que j'ai embrassée dans le bateau ? Pourquoi pas elle ? Pourquoi Moinon, la petite Xélorette ? Une Xélorette…Est-ce Xélor qui a tout magouillé ? La ferais-je inconsciemment souffrir, la petite Xélorette ? souffrir ? Mais comment ? Je ne lui ai jamais fait de mal… Et je n'oserais jamais... C’est plutôt elle qui me martyrise en m’empêchant d’écrire. Pourquoi ? Pourquoi elle ? Pourquoi moi ? Je sens quelque chose passer sur mon épaule. Je me redresse, et enlève ma tête de mes mains. C’est Moinon. 

- Je…je t’ai réveillée ? demande-je.
- Non non…qu’y-a-t-il ? Pourquoi es-tu comme ça ? dit-elle d’une voix à demi-ensommeillée.
- Rien…

Je remarque qu’elle s’est déplacée jusque dans ma moitié de lit. Une chaleur envahie mon visage. Elle est si près…Une autre sorte de chaleur envahit ma poitrine et monte ainsi jusqu'à à mon cerveau, avant de redescendre vers le bas de mon ventre. Elle me regarde de ses yeux ensommeillés. Ses cheveux partent dans tous les sens. On se dévisage ainsi mutuellement, pendant quelques minutes. Elle est là, accroupie sur les couvertures, sa chemise de nuit remontée vers le haut de ses cuisses. Je me sent rougir et une autre chaleur étrange refais le même trajet de ma poitrine jusqu’à mon ventre. Elle est si belle malgré l’obscurité... Je réussis enfin, après ce qu'il me semble être une éternité, à détourner mon regard vers la fenêtre. Aucuns rayons de soleil ne traverse les volets, il doit donc faire encore nuit... Déduction de Iop... Je la regarde encore et m'aperçois qu’elle s’est rapprochée de moi. Je dois surement être rouge...

- Si tu as des problèmes tu peux me les confier tu sais…dit-elle.
- Heu…oui…
- De quoi as-tu rêvé ? demande-t-elle.
- Mais co…comment sais-tu…
- Quand je me suis réveillée tu t’agitais. Alors, je me suis demandé à quoi pouvais-tu bien rêver.
- Ha…moi qui pensais que je t’avais réveillé…Je…je ne me souviens plus vraiment de quoi j’ai bien pu rêver…mens-je.

Elle doit surement comprendre que je lui ai menti car elle affiche une tête triste. Elle s’éloigne un peu de moi. Elle regarda droit devant elle, et je me demande ce qu’elle peux bien fixer ainsi... Je me demande également si ce n'est pas dans mes paroles que je la ferait souffrir...

- Tu sais…je trouve ça triste qu’on ne puisse plus parler comme avant…me confie-t-elle. J’aimerai qu’on puisse reprendre les mêmes relations qu’on avait avant, au lieu de cette fuite de l’un et de l’autre continuelle. Me marier…je ne le voulais pas car, je ne voulais pas avoir de famille, devenir un poids. Seulement, j’ai l’impression que je suis devenue une sorte de boulet, accroché à toi que tu dois traîner. Alors, d’accord on est mariés, mais pourrai-t-on juste faire comme si il ne s’était rien passé…comme si on n’était juste... Colocataires ? Hein ?

Je la regarde. Je sais qu’elle attend une réponse, mais je ne trouve rien à lui répondre. Je pourrais tous simplement lui dire oui, car c'est ce qu'il y a de plus simple, et ainsi, je pourrai à nouveau la voir rire, sourire peut-être. Mais pourquoi ne puis-je rien lui répondre ? Elle se tourne vers moi. Combien de fois ai-je voulu revivre ce mariage... L’instant où je lui ai enlevé son masque…Où je l'ai vus pour la première fois... Où je l’ai embrassée… En disant oui, cela est devenu réellement et totalement impossible, elle demanderait sûrement de dormir dans une autre chambre... S’occuperait-elle toujours autant de moi ? Je ne veux pas répondre à sa question. Je ne veux pas dire oui, car je ne veux pas en assumer les conséquences... Et je n'ose lui dire la vérité... Car c'est encore plus difficile pour moi de vouloir lui dire la vérité... Je ne veux pour rien au monde lui briser le cœur... Ce serait la pire des choses à faire...

- Tu ne voulais pas avoir de famille ? Demande-je pour éviter de répondre.
- Oui…
- Mais…tu n’en as plus ?
- Non, ma famille est morte dans un incendie, et j’aurai dû mourir avec eux.
- N’es-tu pas heureuse de vivre ?
- Des fois si…des fois non…là tu vois, j’aimerai n’avoir jamais existé. Je suis là, dans le même lit que toi, te pourrissant chaque minute de ta vie, et si ça se trouve, s’il y a encore un autre incendie je ne saurai sauver notre famille. Je ne suis que ton boulet, une pauvre fille sans rien qui ne sait rien faire de bien…pourquoi est-ce que tu…

Elle est là, à dire n’importe quoi... Que faire pour qu'elle comprenne que tout cela est faux ? Je vois une larme perler sur sa joue. Je porte alors ma main à son visage et essuie cette goutte d’eau salé, porteuse d'émotions, de sentiments... Je me rapproche d’elle. Je prend son visage entre mes mains et la regarde droit dans les yeux. Je veux lui faire comprendre qu'elle divague, qu'elle se méprend sur moi... Elle s’est arrêtée et ses yeux sont plongés dans les miens. « Tu comptes pour moi. » Lui dis-je tout simplement. Puis, ne pouvant me retenir, je l’embrasse. Je l'embrasse avec une passion que n'ai pas exprimé depuis le baiser du mariage... Je sent un mouvement de recul chez elle, mais je ne la lâche pas pour autant. Je veux profiter de cet instant, qu’il dure des heures et des heures... Maintenant, elle doit savoir ce que je ressent pour elle, mais cela m’est tout à fait égal, car c'est précisément mon but. Je veux qu'elle m'aime comme je l'aime, c'est à dire, comme un fou, comme si elle était ma première Iopette... Je continue de l’embrasser, encore et encore. Elle ne bouge pas… Et puis petit à petit, c'est elle qui m’embrasse à son tour. Que cet instant magique et sublime dure une éternité, c’est tout ce que je souhaite... Depuis combien de temps ne l'ai-je pas embrassé ? Depuis notre mariage ? Bref, pour moi, une éternité. La chaleur refait plusieurs fois le même chemin de ma poitrine jusqu’à mon ventre. De plus en plus souvent, de plus en plus rapidement. J’ai l’impression de brûler de l’intérieur. Je me rend alors compte d’autre chose. Quelque chose de bien plus important : en plus de l’aimer, j’ai envie d’elle… De serrer son corps dans mes bras. Envie d’elle… Quelle sensation étrange... Encore une nouvelle, que je vais m'empresser de découvrir... Et d'exploiter... Je la fais s’allonger lentement sur le lit, je me positionne au-dessus d’elle. Tout vas pourtant si vite... Je perds totalement le contrôle de mon corps... C'est plus que de l'amour : c'est la passion qui me contrôle à présent... Nous nous embrassons toujours, et je brûle toujours autant. Le lit est comme devenus un brasier, mais, les flammes ne sont pas brûlantes comme les autres, cela procure un étrange plaisir. Et décuple cette étrange émotions, qui me contrôle... Je me mets à l’embrasser dans le cou, et partout où je le peux, au niveau de son visage et sa nuque. Envie d’elle… Oui, je la désire, au plus profond de moi… Dans ma poitrine, ce cœur qui était à demis présent durant ces dernières années, se met à battre, battre de plus en plus fort. Mes mains se mettent à se balader sur les formes de son corps. Je l'embrasse toujours autant, mais mes mains sont désormais occupées.. Elles descendent, descendent... Elles cherchent ce dont je n'ai aucune idée... Puis, à un moment, tout s’arrête. Net. Je ne sais ce qui nous a arrêtés, mais nous sommes comme sur « pause ». Je la regarde, elle me regarde. Mon cerveau émet une seule phrase. « C’est une bêtise. » Je me sent embarrassé. Moinon a les joues rouges. Elle est si belle... Que faire ? Rester ainsi et essayer de continuer, l'exploration de ma nouvelle émotion (et de Moinon par la même occasion), où bien suivre ma conscience et me redresser en m’excusant. Mon sens de l'honneur de fait pencher vers la deuxième option. Je me relève un peu mais Moinon semble s’agripper à mon cou. Mon cœur se met à battre tellement fort que j'ai l'impression qu’il vas exploser dans ma cage thoracique...

- C’est une bêtise…me dit-elle dans l’oreille.
- Oui…lui répond-je.

Mais nous avons déjà fait tellement de bêtises… Pourquoi pas celle-là ? Elle me regarde encore une fois, et moi, succombant… Je l’embrasse à nouveau et retombe dans le brasier des flammes enivrantes....


Moinon :

Je me réveillais. Une odeur étrangère m’envahit, cependant, elle était douce et agréable. Je me rendis compte que je n’avais pas la tête posée sur mon oreiller et que je serrais quelque chose dans mes bras comme un enfant serre son doudou…Je repris petit à petit mes sens me redressai et là, tout me revint. Je m’étais réveillée sur le torse de Vlad’. J’eu un mouvement de recul si vif que je manquais de tomber du lit. Oui, tout me revint. Moi en train de ma plaindre comme une idiote, lui…me regardant et m’embrassant et ensuite, nos corps…Je voulu me claquer. Mais je ne le fis pas, de peur de réveiller le iop. Je regardai autour de moi et vu ma chemise de nuit par terre, mes sous-vêtements pas loin ainsi que le pantalon de Vlad’. Je me donnais une claque. Comment avais-je pu faire ça ? J’eu envie de me mordre, de me griffer, de me baffer…Je…je n’avais pas pu faire ça…Je me calmais et regardai Valimir, dormant paisiblement. La veille, je m’étais réveillée et il s’agitait dans son sommeil. De la souffrance était sur son visage…je me demande à quoi il pouvait bien rêver… Comment avais-je pu faire ça ? J’aurai pu ne pas me laisser faire…profiter ainsi d’un ami, en abuser ainsi. Je me claquai une nouvelle fois. Valimir laissa échapper une sorte de gémissement puis se retourna. Je décidai de sortir de la chambre et aller prendre une douche pour enlever ce sentiment horrible en moi. Je sortais du lit et pris mes vêtements. Je dû prendre 4 douches à la suite en espérant sentir cette sensation s’écouler de mon corps, mais elle ne partait pas. Le mieux était d’essayer de se calmer. Je sortis de la douche, une serviette enroulée autour de moi et allai me regarder dans la glasse. Quand je me vis, j’eu envie de pleurer. Pourquoi ? Je n’en savais rien. Je me souvins des paroles que m’avait dites Valimir. « Tu comptes pour moi. » Je n’avais pas vraiment compris sur le moment, mais là tout s’éclairait. « Nan…ce n’est pas possible…nan, il doit y avoir une erreur. » Pensai-je. J’avais compris, mais ne voulais pas comprendre. C’était tout bonnement impossible. Comment Valimir pourrait-il m’aimer ? Impossible ! Et pourtant, ce que nous avions fait ne pouvait que prouver le contraire de ce que je pensais. Je m’habillais lentement puis descendais à la cuisine pour prendre mon petit déjeuner même si je n’avais pas réellement faim. Je pris un petit déjeuné vivement pour pouvoir partir de cette maison le plus vite possible. J’allais à mon bureau, pris mes plans, m’habillais et sortais dehors. Je me demandai comment allait réagir Valimir quand il allait se réveiller. Je secouai ma tête pour essayer de me changer les idées et partait droite vers mon cabinet, en essayant de faire comme d’habitude. 

Quand j’y arrivais, j’ouvrais la porte et entrais. Mon bureau était à l’étage. Le cabinet était assez petit. Il y avait cinq personnes y travaillant : une secrétaire, deux architectes, une architecte d’intérieur et moi-même, la patronne. Quand j’entrais dans mon bureau, je posais en vrac mes plans sur la table, fermais la porte et m’affalais sur ma chaise. Je respirais un bon coup pour essayer de calmer mon esprit toujours agité. Je regardai un instant dans le vide, puis déroula un plan. C’était le plan de l’école. Le chef de Murof m’avait envoyé un courrier me demandant de faire des rénovations dans l’école de la ville. C’est donc pour cela que peu de temps avant, j’étais allée à l’école pour récupérer quelques informations. Je comptais juste réaménager certaines pièces comme la cantine, où je casserai le mur qui la sépare d’une salle inutilisée pour la faire plus grande, car j’avais remarqué durant ma visite que les tables étaient serrées entre elles. Je créerai aussi un bâtiment à part où se trouveraient les bureaux des secrétaires et du directeur, libérant ainsi tout un étage pour y aménager une plus grande bibliothèque. Je regardai par la fenêtre. Je pouvais voir le soleil étant juste au-dessus des toits. C’est là que je me rendis compte qu’il était vraiment tôt. Je sorti une autre grande feuille que j’étalai sur mon bureau et commença le plan du bâtiment que j’avais nommé « administratif » dont j’ai parlé plus tôt.

Tous mes collègues arrivèrent petit à petit au fil de la matinée, s’étonnant de me voir si tôt. Je leur répondais qu’il fallait que je finisse ce plan, même si, en réalité ce n’était pas urgent. Le soleil monta petit à petit vers le haut du ciel éclairant les coins sombres de la ville. Mes pensées divaguaient beaucoup, je n’étais pas très concentrée sur ce que je faisais. Vers 13 heures, ma secrétaire, une petite Éniripsa rousse maladroite, entra dans mon bureau.

- Moinon, il y a du courrier pour vous…
- Posez-le là. Dis-je en pointant un coin de mon bureau.
- Et vous avez aussi de la visite.
- Ha ? Un client ?
- Non…une amie à vous.

« Jeananas ! » Pensai-je. Je déglutis. Elle devinerait facilement ce qui s’est passé si je ne faisais pas attention à ce que je disais…et il ne fallait absolument pas qu’elle soit au courant. J’inspirais et répondit à l’éniripsette de la faire entrer. Elle acquiesça après avoir déposé le courrier. Je me levai de ma chaise et pris les lettres. Il y en avait trois : une du chef de Murof, une d’un client qui m’avait déposé une commande peu de temps avant et une autre dont j’ignorais totalement la provenance. Il n’y avait même pas d’adresse. Je la mettais en haut du paquet pour la lire en première. La porte s’ouvrit, seulement, ce ne fut pas Jeananas que je vis…mais Miamimwa.

- Miamimwa ! m’écriai-je. Mais que fais-tu là ? Je croyais que tu étais repartie après mon mariage…
- J’ai décidée de m’installer ici…je fais le tours de la ville et repère les maisons sympa qui sont à vendre.
- Ha…
- Bon, comment vas-tu ? Valimir se porte bien ? 
- Heu…oui.
- Ça ce passe bien entre vous deux ?
- Et bien à vrai dire…non, pas vraiment.

Elle me regarda en fronçant les sourcils. Je soupirai et lui indiquai un fauteuil pour qu’elle s’assoie. Mon bureau était assez grand et je l’avais divisé en deux parties : une où je travaillais et l’autre où je parlais avec mes clients. Cette dernière partie était composée de trois fauteuils, deux côte à côte et le troisième, en-face des deux autres. Elle était située sur la gauche de la pièce. Miamimwa s’assit sur l’un des deux fauteuils tandis que je m’asseyais sur le troisième. Elle croisa les jambes et s’installa confortablement dans le velours du fauteuil, prête à m’écouter. Je la regardai puis dérivais mon regard vers le sol.

- Je me suis installée chez lui…et depuis, ben, on ne parle plus comme avant. Commençai-je.
- Avant quoi ?
- Avant le mariage…on ne plaisante plus, il vit sa vie dans son bureau coupé du monde et à vrai dire, je ne fais pas non plus beaucoup d’effort pour lui parler…
- C’est fou quand même…
- Quoi ?
- Bah…quand je vous ai quitté au mariage, vous aviez l’air si heureux, lui et toi. C’est vraiment étrange…comment est-ce que tout ça à disparut ? s’étonna-t-elle. 
- Peut-être parce qu’au fond, on ne se rendait pas compte de ce qu’il allait s’en suivre… Tu sais, vivre dans la même maison, dormir dans le même lit qu’un de tes amis…ce n’est pas si…si…
- Je vois ce que tu veux dire…
- Alors, on a comme prit des distances… mais à un tel point que même se regarder est une épreuve.

Miamimwa laissa échapper un petit rire. Je le regardai avec étonnement. En quoi cela était drôle ?

- Excuse-moi…mais ça m’a fait penser à Daïlan.
- En quoi cela te fait-il penser à celui-là ?
- Bah, parce ce que tu l’aimais.
- Oui, ça je m’en rappelle…ne t’inquiète pas, je ne perds pas encore la boule…mais…
- Et que avant, tu disais que tu ne pouvais l’aimer parce que c’était ton meilleur-ami.

Je su ce qu’elle voulait me faire comprendre…mais non, ce n’était pas le cas là. Je soupirai et me levai de mon fauteuil pour aller prendre la lettre au sommet de mon courrier et revint m’assoir. Je la décachetais devant mon amie puis la sortie. Avant de commencer à la lire, je levai mon regard vers mon amie.

- Et toi ? Le grand amour ? L’as-tu trouvé ? demandai-je pour changer la conversation.
- Non…soupira-t-elle…Mais il doit bien y avoir un imbécile incurable à Murof non ? dit-elle avec de l’ironie dans la voix.
- Je n’en sais rien…mais sûrement…dis-je avant de commencer à lire la lettre.
- Moinon…
- Oui ?
- Que pensais-tu de Daïlan ?
- Heu…il n’était pas trop mal, intelligent, sympathique, drôle…pourquoi ?
- Mais encore…
- …quand il parlait, on avait l’impression que c’était un adulte, malgré sa figure enfantine…
- Quoi d’autre ?
- Lâche-moi avec ça ! râlai-je.

Quoi d’autre ? Je trouvais que c’était le plus beau, le plus intelligent…l’homme de ma vie. Seulement, ce n’était qu’une petite amourette d’adolescents. Je l’aimais quand j’étais encore écatte. C’était un garçon, ouvert à tous, blagueur mais qui malgré ses aspects sympathiques n’aimait pas que l’on parle de lui. C’était toujours des autres…mais pas de lui…Pourquoi ? Je ne l’avais jamais su. Avant que je me rendre compte que j’étais tombée amoureuse de lui, je croyais que c’était juste mon meilleur ami, et Jeana’ ainsi que Miam’ avaient beau me répéter que j’éprouvais plus pour lui, je le niais. Il est vrai que quand j’étais seule avec lui j’avais toujours du mal à le regarder dans les yeux, à lui parler normalement, comme aux autres garçons… je ne faisais que mettre de la distance…Nan ! Ce n’est pas possible ! Arrête de penser à ça Moinon ! Je retournai dans ma lettre, pendant que Miamimwa se leva de son fauteuil pour aller voir les plans sur mon bureau.

Moinon, pourquoi es-tu partie si vite ce matin ?

Mon cœur se mit à battre. C’était Valimir. Qu’est-ce que je devais faire ?…Lire la lettre où la déchirer en mille morceaux ? Non, la jeter ou la déchirer attirerais l’attention de Miamimwa. Je continuai de lire. Et j'eus raison de continuer.

Moinon, pourquoi es-tu partie si vite ce matin ? Pour me fuir ? Pour fuir ce que nous avons fait ? Le-regrettes-tu ? Il y a tant de questions que j’aimerai te poser, mais tu n’es pas là… Au fond, je pense que je suis comme toi… je veux oublier, effacer ce que nous avons fait. Ce… cela me trouble énormément. Comment ai-je pu te faire ça ? C’est la question qui revient toutes les minutes dans ma tête…et pourtant...

Moinon, je ne sais comment te le dire…mes pensées viennent en vrac, et leurs donner un ordre précis est difficile. Et l'écrire est encore plus délicat. Mais je pense que commencer par le début serais le mieux : notre mariage. Je n’avais jamais eu le courage de te le dire avant, mais, depuis que j’ai pu voir ton visage, mes incertitudes s’étaient transformées en choses évidentes…Je t’aimais. Ce mariage que tu regrettes tant… Moi, j’étais heureux de me marier avec toi. T’entendre dire oui au prêtre avait été un soulagement pour moi. Pouvoir ne t’avoir rien que pour moi était vraiment un plaisir. Car, avant ce mariage, nous avions fait tant de choses... Nous avons tant ris... Il me semblais que ce mariage ne pouvait être que bénéfique...

Ce que nous avons fait hier soir, même si je le regrette, restera un souvenir inoubliable. Pouvoir te serrer dans mes bras, t’embrasser autant que je le voulais à nouveau… Tout cela était un réel plaisir pour moi. Bien que mon honneur de Iop soit un peu entaché de cet acte, que je regrette, je ne peux nier que je ne l'oublierais pas. De toute ma vie, aussi longue soit elle... Mais... Et toi ? Que penses-tu de tout ça ?

Moinon, si le pire arrivait, sache que je ferai tout pour te soutenir. Devenir un couple ? Je le voudrai même si ta fuite de ce matin me montre clairement que tu ne m’aimes pas autant que je te désire. Je le comprends, car après tout, comment pourrais-tu aimer un homme comme moi ? Hier soir, tu te demandais comment je faisais pour pouvoir te supporter…mais maintenant, je te retourne la question. 

Cette lettre est nulle, je le sais, les idées n’y sont pas vraiment ordonnées, mais je voulais te dire une chose que j’aurai dû te dire avant, mais te le cacher était la meilleur chose pour que tu veuilles quand même continuer de t’occuper de moi. Quand j’y pense, je me sens embarrassé, mais malgré tout, je me sens heureux. C'est simple, c'est court, c'est réglo... C'est Iop : Moinon, je t’aime.

Valimir


Mes mains tremblaient. Il m’aimait. Il m’aimait. Comment pouvait-il m’aimer moi ? Quand je lisais ces mots tracées de sa plume, mon cœur battait plus vite que d’habitude et je me sentais rougir…pourquoi ? Il m’aimait. Pourquoi quand je me répétais ces mots, une partie de moi semblait heureuse ? Je fixai le vide sans rien dire tandis que Miamimwa, assise sur ma chaise de bureau avait finie sa fouille et me regardai.

- Que penses-tu de Valimir ? dit-elle.
- Je…je n’en sais rien…

Ma gorge était serrée, comme si j’allais pleurer…mais pourquoi ? Pourquoi pourquoi ? Pourquoi ne comprenais-je rien à ce qui ce passait, aux réactions de mon corps ? Mon cœur battait toujours de plus en plus vite, je tremblai beaucoup plus…que m’arrivais-t-il ? «Je me sens embarrassé », «c’était le plus beau», «mon cœur se serre et bat plus vite que d’habitude », «sympathique, drôle », «le plus intelligent », « je me sens heureux», «l’homme de ma vie », « je t’aime». Tout s’éclairait. La lettre tomba de mes doigts pour finir par terre, attirant le regard de mon amie. Mon cœur ralentit ses battements. Mes mains arrêtèrent de trembler. Comment avais-je pu encore une fois ne pas m’en rendre compte avant ?

- Miamimwa…Je dois y aller, une affaire urgente…dis-je en me levant de mon fauteuil.
- Bien…dit-elle un sourire aux lèvres.
- Si tu veux, tu peux rester ici, je vais revenir…attends-moi juste un instant d’accord ?
- Aucun problème…

Je pris mon manteau et l’enfilais vite. Je sortis de mon bureau et dévala les escaliers. J’annonçais que j’allai revenir aux autres, puis sortais en trombe dans la rue. Je me mis à courir. Il fallait que je lui dise. Mon cœur se remit à battre, mais cela ne me procura pas de l’embarra…plutôt un certain plaisir. Voila pourquoi je m’étais laissé faire. Voilà pourquoi je l’avais fait. Voila pourquoi j’avais mis des distances. Voilà pourquoi j’étais heureuse quand je repensais à mon mariage. Plus j’avançai, plus tout s’expliquait. Les pourquoi devenaient, voila pourquoi. J’arrivai devant chez moi. J’ouvris la porte et allais directement voir dans son bureau. Seulement, quand j’ouvris la porte, je vis qu’il n’était pas là. J’allais voir dans la chambre. Personne. Il n’était dans aucune pièce. Mais où était-il ? Je ressortais de la maison en ne refermant qu’à moitié et je me remis à courir à travers les rues. Il fallait que je le trouve !


Vlad'

Je suis parti à la falaise pour pouvoir trouver de l’inspiration et être seul. Seul. Ce matin, quand je me suis réveillé, j’étais seul sous les couvertures. Seul chez moi. Seul avec mes regrets, mes inquiétudes, et mon honneur de Iop en partit souillée... Seul. Moinon était partie à son cabinet car les plans sur son bureau avaient disparus. Elle ne m’aime pas. C'est ce que je suis venus à en conclure. Elle me fuis. Quoi de plus horrible ? Surtout que tout est de ma faute. J’aurai dû arrêter. J’aurai dû... A cause de moi, Moinon sera peut-être dans une fâcheuse posture. A cause de moi, Moinon ne me parlera sûrement plus, ne s’occupera plus de moi. Elle ne m’aimais pas. Elle ne m'aime pas. Elle ne m'aimera pas... Je le savais ça pourtant ! Alors pourquoi l’ai-je embrassée ? Pourquoi ne me suis-je pas retenu ? Je ne suis qu’un imbécile, voilà pourquoi...

J'ai retrouvé la feuille où est écrit le passage de Cyanne dans la forêt, et je ne peux m’empêcher de penser à notre dispute et comment elle c'est terminée. Cela n’aura probablement plus lieu. Au fond de moi, je suis persuadé que quand je vais rentrer, toutes les affaires de Moinon auront disparues, car elle sera rentrée chez elle. Une larme perle sur ma joue. Non ! Pleurer ne sert à rien…si elle veux partir, elle doit partir ! Je ne peux la retenir. Après tout, c'est moi le fautif... Un flot de larmes sort par mes yeux, qui contemplent le ciel bleu, là où vivent ceux qui ne ce soucis point de nous, et des malheurs des hommes.... Je m’allonge par terre, dans l’herbe, tout en continuant de pleurer. Je n'en ai aucunes hontes, car il n'y a personnes pour me voir. J'ai tout gâché, et toutes les larmes du mondes ni pourront rien. Mais je pleure quand même ce que j'ai fais. Aucun nuage ne passe dans le ciel azur. Qu’est-ce que j’aurai aimé qu’elle soit là…à mes côtés… Maintenant...

- VALIMIR !! Hurle quelqu’un.

Je me redresse, surpris de reconnaître la voix, en essuyant mes larmes. Un Iop qui pleure ça n’existe pas. Je vois une personne courir vers moi. Mon cœur se met à battre lorsque je la reconnait. Nan… Je rêve... Je ferme les yeux puis les rouvrent. Non… Je ne rêve pas. C’est bien elle… Moinon ! Je me met debout. Elle n'est plus qu’à quelques mètres, elle cours vers moi… C'est bien moi qu’elle veux. Je me met à sourire. Comme est-ce possible ? Les Dieux, les bons, auraient ils entendu ma silencieuse requête ? Je m’attend à ce qu’elle s’arrête devant moi, mais au lieu de ça, elle me saute dessus, nous faisant tomber à la renverse l’un sur l’autre. Je la regarde en écarquillant de grands yeux, n’étant pas habitué à la voir ainsi, et cherchant une explication à tout cela. Elle me regarde en souriant. Elle halète à cause de la course qu’elle vient de faite avant.

- Va…Va…Valimir…
- Oui ?
- Je…Je…

Je dois rêver. Ce n'est pas croyable. Elle enlève son masque et je peux voir son visage rougit par l’effort. Elle me regarde en souriant. Un sourire. Un magnifique et sublime sourire, rayonnant de sa bonté, sa douceur, et de la pureté dont elle dispose...

- Valimir…je t’aime. Me dit-elle.

Le temps semble s’arrêter sur cette réplique. Je rêve, ce ne peux être la réalité ! Comment la vraie Moinon pourrait-elle m’aimer ? Elle est sur moi, me souriant, en me disant qu’elle m’aime… Mais ce n'est pas possible. C'est au delà de ce qe je pouvais demander ! Pourtant, je sent bien son corps sur le mien, son odeur m’enveloppant, son sourire éclatant m’illuminant de joie. Et pourtant…C'est bien la réalité. La dure…ou devrai-je dire…la belle réalité. La magnifique, la sublime, la merveilleuse réalité...

- Tu…tu…bégaie-je, n’y croyant toujours qu’à demi.
- Oui…Oui Valimir, je t’aime. 

Et sans que je ne puisse faire quoi que ce soit, elle m’embrasse. J’écarquille encore les yeux. Mon cœur bat plus vite, bat librement. Nous sommes comme libres sur cette falaise, libre de nous exposer nos sentiments. Je ferme les paupières, laissant ainsi s’échapper quelques larmes de joies. Je met une main dans ses cheveux et l’autre au bas de son dos pour la serrer contre moi. Je l'aime, elle m’aimait... Alors… Tout va pour le mieux.


Une nouvelle période de paix commence pour le Jeune couple qu'est celui de Valimir le Iop, et de Moinon la Xélorette...


_________________________________________________________________________________________________________________________________

Demain, bah aujourd'hui en fait, vus qu'il est 2H du mar' je m'occuperais de mettre le chapitre sur le fofo Wakfu. Mais dans un soucis de double post interdit, et bloqué à cause de leur système à la c**, et étant donné que j'ai été le dernier à y répondre, au Murof de Wakfu, je dois demander à quelqu'un de poster un truc, ce qu'il souhaite, mais n'importe quoi du moment qu'il post ! Juste pour m'éviter d'avoir à tout écrire pour rien, sachant que le fofo supprime le double post... C'est good ?
Bien ! Alors bonne nuit !


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Re: Murof, l'original

Message par Fao le Mer 2 Mar 2011 - 15:13

Hum... j'ai pas eu le courage de tout corriger... Je m'en repends...
C'est très... enfantin. Bien adolescent, on y parle de choses d'adulte avec des mots d'enfant...
Honneur souillé? Pour un moment de plaisir avec sa femme? Pas convaincu...
Donc pas de nuit de noce, à ce que je conclus... Avoir peur de la chair...
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Re: Murof, l'original

Message par Jeananas le Mer 2 Mar 2011 - 20:40

Un pavé, j'en connais une qui va être contente =D
Je ne suis pas d'accord avec toi Fao (ce que t'es agressif en plus). Vlad et Moinon sont censées être jeunes (17-18 ans). Ils sont très prudes tous les deux et c'est normal alors d'avoir peur.
Un texte adolescent, je trouve ça normal étant donné qu'on EST adolescents. On a pas la maîtrise de la langue comme toi et on est pas des adultes, je trouve ça totalement normal.
Et c'est le côté enfantin qui m'a séduit justement.
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Re: Murof, l'original

Message par Fao le Mer 2 Mar 2011 - 21:57

C'est vrai que j'y ai pas été avec le dos de la cuiller...
Mais bon...
On va dire que j'ai déjà passé ce stade? Que se soit positif ou négatif... c'est déjà passé.
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Re: Murof, l'original

Message par Vlad' le Mer 2 Mar 2011 - 22:08

Positif ou Négatif... Comment savoir ?
Chacun se forge sa propre opinion du sujet. Fao' aime ce qui est plus mature, et c'est son droit. Mais il n'a jamais dit qu'il n'aimais pas... ou bien, si il l'a dit, il l'a fait avec délicatesse...
Je n'ai pas trouvé qu'il était agressif...

Chacun son choix, chacun ses genres... Mais c'est vraie que j'ai trouvé que cette partie contrastait pas mal avec les autres... Il y a de quoi faire des débats intéressent, pour qui souhaiterait flooder même ce Topic là... :D
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Re: Murof, l'original

Message par Moinonminou le Ven 4 Mar 2011 - 19:49

Ha! Enfin je peux répondre! Je tiens quand même à dire que j'avais vu que tu avais posté dés le jour-même, c'est pour ça que je l'ai imprimé pour pouvoir le lire tranquille...
Enfin bref, je suis admirative sur la façon dont tu as réussi à retourner, à transphormer mes phrases mal formulées...tu a un vrai don et un vrai tallent à exploiter ça c'est sûr!
Sinon, je dirai un truc sur l'orthographe...t'inquiète pas, je suis dans le même cas que toi, je laisse des fautes d'étourderie partout! De plus, j'ai du mal a les repérer quand je me relis sur l'ordinateur, c'est pour ça qu'à chaque paragraphe que j'écris, je l'imprime pour le corriger durant la journée au collège quand j'ai le temps...sur feuille je les distingue mieux...alors voila, peut-être que ça pourrait t'aider. J'imagine que tu sais qu'à la première personne du singulier au présent on ne met jamais de -t en terminaison, et pourtant tu as fait la faute pas mal de fois...
Sinon, il y a certains moments qui m'on fait rire comme lui:
Vlad' a écrit:
l'exploration de ma nouvelle émotion (et de Moinon par la même occasion)
Sinon, j'ai aussi remarqué que tu mettais souvent un adjectif...celui-ci:
Vlad' a écrit:
Elle n'a pas son masque. Elle est sublime.
Vlad' a écrit:
Devant moi, Moinon arrive, sans son masque, sublime
Et je crois qu'il y en a d'autre, sinon il t a ce passage là...
[/quote]
Vlad' a écrit:
Un magnifique et sublime sourire, rayonnant de sa bonté, sa douceur, et de la pureté dont elle dispose...
Et oui, tu as enfin trouver ma vraie personnalité...je suis une Déesse!!!! Bon, mh! là, je ne suis pas contre mais je trouve ça juste un peu exagéré...T.T (Et pis ça ce voit que tu ne m'a jamais vue...parce que je suis loin d'être aussi sublime que tu ne le dis...)

Voili, voilou...j'ai adoré notre collaboration ^^ Maintenant place au mariage de Maev' et Nico'! x)

Fao' a écrit:C'est très... enfantin. Bien adolescent, on y parle de choses d'adulte avec des mots d'enfant...
Le grand écrivain serait-il jaloux de notre jeunesse? x)
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Re: Murof, l'original

Message par Vlad' le Ven 4 Mar 2011 - 20:38

Pour les adjectif... J'avais pas remarqué que j'avais si souvent répété le mots "Sublime"... Mais en fait, je n’accentue pas les différentes qualités dont tu disposes (cf, quatrième citation), je ne fait que énoncer ce que pense le Vlad' fictif...

Et le sens de la première phrase que tu as relevé est assez subtile... Il y a plusieurs façons de le comprendre...
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Re: Murof, l'original

Message par Moinonminou le Ven 4 Mar 2011 - 20:41

*tend une lampe torche à Vlad'*
Allez c'est partit! Allons explorer la grotte Moinon!
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Re: Murof, l'original

Message par Invité le Sam 26 Mar 2011 - 20:55

Si possible, j'aimerais bien écrire la prochaine partie de Murof. Mais étant donné que je suis actuellement plongé dans la fan-fic de Fao', quelqu'un aurait-il l'obligeance de me faire un petit résumé de la situation dans la ville (couples, enfants, dernières actions des personnages...) ?

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Re: Murof, l'original

Message par Vlad' le Sam 26 Mar 2011 - 22:47

Le couple de Faolin et Jeana' Nawégling ont eu un enfant, Cyanne, et attende le second. Le premier est née peu de temps après d'Halouine, si je me souvient bien...
On apprend que Jeana' est de nouveau enceinte, lors de mon mariage forcé avec Moinonminou. C'est là que pour la première fois, je vois son visage, et que je tombe réellement amoureux d'elle. Le dernier chapitre, c'est encore notre couple, mais avec un aspect "je t'aime, moi non plus".. Il n'est pas très important pour la trame centrale de Murof, mais comme cette ville est presque composé uniquement d'anecdote...

Voilà, je pense ne pas m'être trompé... Sinon, Fao' a le droit de rectifier les erreurs, si erreurs il y a...

EDIT pour ci dessous : je ne parlais que de ce qui a déja été écrit. Dans l'histoire de Murof, tu n'es pas encore marié à Maeve...


Dernière édition par Vlad' le Sam 26 Mar 2011 - 23:00, édité 1 fois
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Re: Murof, l'original

Message par Nico' le Sam 26 Mar 2011 - 22:52

T'as parlé que de 2 couple Vlad' ! yen a un troisième jte rappelle ! è_é Et puis Benji, ya jeana qui écrit un chapitre en ce moment pour Murof, donc attend qu'elle le poste puis après tu postera le tien ^^
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Re: Murof, l'original

Message par Moinonminou le Dim 27 Mar 2011 - 10:39

Heu...sans vouloir t'offenser Nico...si tu veux que ton chapitre arrive, rappelle-le lui, car à vrai dire elle ne nous en parles plus vraiment...(elle est plongé dans Hetalia T.T) donc, si elle ne nous en parle pas...c'est qu'elle a du oublier...enfin, je n'en sais rien...
Moi aussi en ce moment, j'écris un peu un nouveau chapitre de Murof sur le passé de Moinon...donc, je le mettrai après le tiens Benji...mais il ne faudrait pas que ça tarde si possible...
Enfin voilà quoi...
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