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Murof, l'original

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Re: Murof, l'original

Message par Maev' le Dim 28 Aoû 2011 - 20:20

Ahah, j'adore Cyanne :) Bien que je ne voudrais pas avoir affaire avec elle ! Tu rapportes bien les paroles de enfants, je trouve. Cette partie était très sympa à lire.

Je me demande comment sera le caractère de Kalaen. Réservé ou au contraire comme sa soeur ?

En tout cas, tu n'as pas fait apparaître Fao seulement, tu as relevé ton défi ! Continue de mettre des dialogues dans ce que tu écris... j'aime bien.
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Re: Murof, l'original

Message par Vlad' le Lun 29 Aoû 2011 - 0:02

Je me posais aussi cette question Maeve... Dans un sens, Kalaen tiendra t il du père ou de la mère ?
En tous cas, concernant Cyanne, tout est dis : père !

J'ai trouvé que cette partie sonnait un peu différemment des précédentes. Et j'ai du mal à voir d'où cela peut il venir... Des Dialogue peut être ? Quoi que ce n'est pas la première fois que tu utilise des dialogue, bien que d'habitude, toute l'histoire tourne autours de Faolin... Tu comptes faire parler Cyanne plus souvent désormais ? La faire grandir lentement, au fil de tes écris ?
Ou bien compte tu faire de même avec ton fils ? Etant donné que ce dernier est légèrement mis à l'écart, et au vus des discutions, cela se comprend un peu. Compte tu lui réservé sa partie à lui aussi ?

Quoi qu'il en soit, je n'ai jamais perdu le plaisir de te lire Faolin...
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Re: Murof, l'original

Message par Jeananas le Lun 29 Aoû 2011 - 10:20

J'adore l'innoncence de Cyanne !
Je pense cependant que tu pourrais rajouter la partie avant, celle où elle commence ses questions auprès de Jeana' et Fao, ça permettrait d'expliquer aux autres lecteurs quelques points (dont l'explosion) =D
J'aime bien le : et c'est tonton Vlad' le Papa ? Je savais pas qu'ils s'aimaient !
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Re: Murof, l'original

Message par Moinonminou le Lun 29 Aoû 2011 - 11:27

x) Pareil Jeana'.
J'aime beaucoup, comme l'a dit Maev', tu rapportes bien les paroles des enfants. C'est intéressant (on va dire ça comme ça). Par contre...oui, là on le répette plusieur fois: tel père telle fille...mais alors...Que va-t-il arriver à ma fille? D8! *sbaff*
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Re: Murof, l'original

Message par Fao le Lun 29 Aoû 2011 - 18:59

OK, j'ai rajouté un gros pavé de première partie!

Eh oui, la diversité... est toujours préférable...
Jeana n'a jamais voulu le comprendre ;D

Tel père telle fille, d'accord... mais dans quel sens? Celui de la ténacité ou l'intérêt à la chair?
Les deux mon général...

Kalaen? Kalaen, mais Kalaen est encore petit, trop petit pour agir, réfléchir et parler surtout. Elianne aussi d'ailleurs...
Aussi je pensais à donner des haricots magiques au enfants, histoire qu'ils prennent quelques centimètres et quelques années en une nuit...
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Re: Murof, l'original

Message par Jeananas le Lun 29 Aoû 2011 - 22:11

Moi j'en veux des bonbons !!! D8
Nan, j'aime bien, arrête de penser Fao, tu vas exploser, et ce sera pas un bébé, je te le jures !
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Chapitre 31

Message par Fao le Mar 1 Nov 2011 - 10:11

Bahvi! l'anniversaire de ma fille aujourd'hui...

___

« Allons, ne fait pas l'imbécile... »

Fao' sursauta ; se tourna vers Jeana' qui l'interpellait. Elle reprit, lasse :
« Réveille-toi, un peu. On t'attend.
– M'attend ?
– Oui... »

Son impatience à fleur de peau transpirait en grosses gouttes de frustration languissante, abandonnée. Elle semblait désinvolte, mais on voyait l'immense passion qui la faisait trembler sur ses gonds.
« Tu sais quel jour on est, aujourd'hui ?
– Hum... Lundi ?
– Non, mardi.
– Ah. Eh bien, mardi, alors, conclut-il. »

Silence torve. Il se semblait pas avoir bien répondu, mais lui avait cloué le bec. Elle pensait sûrement à l'imbécilité crasse de son mari. Il éludait.
« Premier Novamaire ...?, proposa-t-elle.
– Déjà ?, fit-il avec une surprise feinte.
– Le dernier, c'était il y a bien 4 ans...
– Oh. Et tu comptes bien fêter ça.
– Exaaactement ! »

Il eut un tic, révélateur de son malaise. Elle soupira, l'attrapa, le fit lever sans qu'il ne puisse répondre, puis l'emporta.
La salle, sombre et mystérieuse, était pleine de gens, d'amis, de frères, de cousins... Le chef de cérémonie, l'apostolique Jeana, venait de prendre place derrière le gâteau planté des bougies qui, dans l'obscurité, donnaient à l'atmosphère une sorte d'arcane brisée.
Il dut suivre alors, supplice suprême de l'hérétique, la litanie scabreuse de l’idolâtrie d'une enfant qui atteignait à peine ses 4 ans. On avait simplement dressé sur un autel sacrificiel, des offrandes emballées, allumé 4 cierges et chantait en chœur, autour de l'intéressée :
« Joyeux anniversaire, Joyeux anniversaire, Joyeux anniversaire, Cyanne ! Joyeux anniversaire ! »

La grande symbolique, tout le culte était réuni pour la déesse d'un jour, qui couronnée d'un diadème floral confectionné par des chanoines vierges, paradait entre les convives pour partager l'eucharistie de la confection pâtissière, accordant à chacun la phrase équivoque :
« Voilà ta part... ! »

Pour Fao', la cérémonie ne dura pas longtemps. Dehors, le soleil courbait à peine l'échine, après s'être réveillé et étiré durant toute la journée. Bientôt, accablé des douleurs et des peines du jour, il s'éteindra pour permettre aux pauvres pécheurs les lavements sacrificiels dans l'ombre purificatrice et pudique de la nuit. Il sortit sans se faire remarquer, marchant lentement, les rues étaient vides. Il avait la certitude d'être enfin seul. Enfin tranquille.
Encore un coin à tourner, et il était sorti de la ville...
Une ombre se matérialisa devant lui. D'abord diffuse et méconnaissable, elle se raffermit vite et devint palpable, plus marquée. Et la colère de la personne qui venait de se téléporter l'était aussi (marquée).

« Enfin, ta fille !
– Je ne peux tout de m^me pas assister à ça !
– Bien sûr, c'est ta fille !
– C'est aussi la tienne, pas une raison, répliqua Fao' acide. »

Jeana soupira, sembla s'entretenir intérieurement avec elle-m^me, pesant pour et contre. Elle lui adressa un dernier regard obscur et se dématérialisa dans l'instant.
Fao' esquissa un sourire de triomphe. Qui s'éteignit bien vite. L'ombre en voiles trop lourds s'abattait sur ses épaules. Il flanchait.
Puis les pensées noires s'en furent. Qu'importe ! Il trouverait bien le repos derrières les temples, là, caché sous les porches, là, protégé par les statues bienfaisantes. Et qu'importe si elles ne voulaient rien dire, lui comprenait. Se comprenait.
Quand m^me, se disait-il...
Il ne finissait pas sa pensée, l'abandonnait, reprenait autre chose, remontait le fil abscons de la liane des correspondances, les paliers, des couloirs, escaliers de sa pensée.
Et puis, quatre ans. Ce n'est qu'un palier. Une marque, pas une cérémonie. Pas un niveau de divinité supplémentaire. On le remarque, on le rappelle dans un sourire : tu t'es rapproché d'un an de la mort. Ou, plus optimiste : tu viens de t'éloigner d'un an de ta naissance. Ou encore : « tu as vécu un an depuis la dernière fois que je t'ai dit cette m^me phrase ». Il sourit. Plus compliquée, la dernière. Mais c'était vrai ! Enfin, toujours la m^me histoire.
On cherche juste l'occasion de faire la fête, se persuada-t-il en s'asseyant en tailleur.
Faire la fête. Là-bas, tout le monde faisait la fête. Dans un sens, de Kami à Ninon, jusqu'à Vlad' et Cat, tous s'oubliaient pour fêter la joie incommensurable du vieillissement de Cyanne. Il esquissa un sourire. Après quarante ans, c'est bizarre, les anniversaires n'ont pas le m^me goût. Ils sont laisser-aller, observation impuissante de la déchéance. Après quarante ans de montée en puissance, le régime décroissait, et l'homme dégringolait.
On appelle ça vieillir, pensa-t-il.
C'est ainsi qu'il prit une décision primordiale.
Je ne veux pas vieillir.

Il se mit à penser tout à coup au Paradis. Cet endroit, proprement paradisiaque, était le repaire divin, et de tous les méritants. Bien. L'Enfer était cet endroit où régnait la torture infinie à tous les imprudents et les immoraux.
Vivre le reste de l'éternité (déjà, la notion d'infini fait peur) dans un endroit de délice ou de torture doit bien avoir des répercutions sur la pensée du vivant qui entend ça.
Et il ne fait pas le bien pour les autres, ni m^me pour les Dieux.
Il le fait pour lui.
Pour son éternité à venir.

Et puis, sanctionner une vie finie par une existence infinie semble un peu démesuré. Distendu. Une vie pétrie de plaisirs est lestée par une éternité de flammes. Une autre, bâtie de bonnes intentions, est promise à un jardin... empli de plaisirs.
Entre les deux, une antichambre du jugement, salle où, il pensait bien, chaque âme en attente était morte de trac à la simple pensée du Tartare.

La lune, croquée et bariolée par des enfants cosmiques, gravissait lentement dans le ciel. Il se coucha sur le dos, regarda le zénith longtemps, tentant de comprendre. Pourquoi ce système divin, parfait, était basé sur un égoïsme d'outre-tombe ?
Parce que l'Homme ne peut fonctionner que comme ça.
On lui promettra mieux s'il fait des efforts.
Les biens ne seront faits ni par amour, ni par philanthropie. Non non, par égoïsme.
Un sourire entendu se dessina sur le visage de Fao'. « Eh oui, pensa-t-il, les Dieux nous ont bien compris. »
« Peut-être, songea-t-il soudain, que c'est parce qu'ils nous ont créés...
Oui... S'ils nous avaient créés comme ça, si imparfaits... »
Un autre sourire illumina sa face.
« C'est pour qu'on ne prenne pas leur place, avec toute la vanité qu'on a... »

Une ombre passa sur sa tête. Il se redressa rapidement.
« Qu'est-ce que tu fais là. Tu n'étais pas censée être morte ?
– Si. Mais comme tu le dis bien, je suis encore à l'antichambre.
– Que... ? Je parlais à voix haute ?, balbutia Fao' désarçonné.
– Ou il se peut que je puisse être simplement mon souvenir, tiré de tes pensées.
– Je... ne comprends pas. »

Elle s'assit, remettant sa longue chevelure en place. Depuis si longtemps, elle n'avait pas changé, ni d'habits, ni de tête, ni de mimique froncée et affirmée. Quand elle n'était pas d'accord.
« Non mais tu te crois où ? Il ne te reste plus qu'à t'ouvrir les veines, c'est ça ?
– Eh bien, je peux te rappeler que...
– Je sais ce que tu penses !, le coupa-t-elle. Je peux te donner un magnifique contre-exemple de ce que tu dis !
– Toi-m^me, je sais. Tu fais partie de moi, je te rappelle, se reprit-il.
– Eh bien ! Pense un peu à moi, sale déprimé ! Moi ! »

Il sourit, mais triste.
« Oh toi... toi, tu es déjà morte... Il peut bien exister des gens comme toi... mais... ils doivent être changés depuis... Je ne pense pas qu'on puisse vivre candides si longtemps.
– D'accord, pourquoi tu ne crées pas une fraternité, une organisation pour contrer ça ?
– Pour bâtir un monde meilleur ? Entre frères ? On sera trop peu nombreux, les possibilités sont trop minces. Ce sera fermé, trop fermé.
– Eh ! Tu n'as qu'à les placer à des postes importants, tes frères. Trouve-toi un pays inconnu, prends-en le contrôle, bâtis-là un rêve, avec quelques uns de tes amis. »

Il soupira, la regardant. Se mit à chansonner :
« ces amputés du coeur, qui ont trop ouvert les mains... »
Se sentant obligé d'expliquer, il se redressa :
« Je vais mourir, et après mes amis et moi, et, on dira, mes enfants, ça deviendra un pays immoral et qui bafouera tous ses fondements.
– Mais toi, tu iras au Paradis... pour avoir tenté de faire le bonheur... »

Il secoua la tête en entendant ça :
« Je risque de compromettre le monde entier, tout le monde voudra copier mon pays, et il y aura des guerres, avec les antagonistes, les dissidents, oh...
– Mais tu seras déjà mort ! Ce sera quoi ? Deux cents, trois cents ans après ta mort ? On se rappellera encore de toi, tu verras.
– Non non, attends une seconde, s'emporta-t-il, ces enfoirés vont citer mon nom et vont se présenter comme mes dignes successeurs ?!
– C'est le jeu.
– Affreux ! Jamais ! Plutôt... Plutôt...
– Plutôt mourir ? »

Il se tut, à cours de mot. Revenu à la case départ. Ce dialogue était sans suite. Et sans adversaire, m^me. Car elle s'évanouit, lui lançant un « T'es con... » acide et aiguisé.

J'en arrive à comprendre pourquoi on veut faire la fête, se dit Fao'.
L'idée, lancée à pleine vitesse dans son cerveau, sembla rebondir encore et encore dans ses pensées, quelques minutes avant qu'il n'arrive à s'en débarrasser tout à fait.
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Re: Murof, l'original

Message par Vlad' le Mar 1 Nov 2011 - 10:45

Tiens ? Fao' veux changer le monde ? :)
Avec un peu de chance, et le talent de son écrivain, il vas y arriver, soyez en sur...

Bref ; c'est étrange de penser qu'il y a quelques heures encore, je lisais un texte Murofien écrit par Kam', et que je suis maintenant là, à lire un texte Murofien écrit par Faolin... Et c'est encore plus étrange de voir à quel points les deux textes peuvent être dans le même monde, la même ville, mais avoir des sujets si différents...

Pour faire court, je dirais qu'il ya beaucoup de réflexion ici, Fao'. Peut être même un peu trop pour moi, bien que j'arrive à voir où tu veux en venir... Mais que par contre, je ne soit pas arriver à mettre une tête et un corps sur le souvenir que rencontre ton protagoniste...
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Re: Murof, l'original

Message par Moinonminou le Dim 6 Nov 2011 - 10:59

J'ai lu! \o/

Complexe...cette personne mystérieuse, se débat sur la mort et ses conséquences... Ton texte est loin d'être simple, mais il est bien écrit et raconté, avec les belles descriptions (comme la lune) et tout...

Bah...bravo quoi...
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Chapitre 32 (Miam)

Message par Miam le Lun 19 Déc 2011 - 23:20

// Ma première partie Murof, l'histoire de mon arrivée va suivre, et excusez mon texte d'avance merci =3 //

L'air était frais, froid même et les nuages étaient au rendez-vous. "Quelle magnifique journée!" songea la jeune Sacrieuse à l'air fatigué. Il était vraisemblablement apparent qu'elle eût préféré rester chez elle. Miamimwa Géfin détestait le froid, le gris... et le rose. Mais c'était autre chose.

La journée venait de commencer, et Miam' n'avait aucune envie d'aller faire ses courses -seulement pour remplir son garde-manger. Elle avait besoin de soleil, de vacances, quelque chose qui puisse changer son quotidien. Son envie de changement la poussait à abandonner ses multiples travaux en cours, comme la fabrication d'un prototype d'arme destinée à l'usage des enfants -donc inoffensive; ou bien ses répétitions et concerts orchestraux auxquels personne ne venait, pas même le plus invisible des fôtomes.
Avant, elle avait ses amies Moinon, Jeana', mais elles étaient de plus en plus occupées par leurs progénitures, et Miam' devait avouer qu'elle les enviait. Il faut bien dire qu'elle détenait le record du mariage le plus court de la ville: trois jours.
Maintenant divorcée, vivant seule dans son énorme maison avenue du Bouftou frit, Miam' endurait son quotidien avec l'espoir qu'un jour, son tour viendrait. Tandis qu'elle réfléchissait à son désert de vie sentimentale, les habitants s'affairaient, allaient travailler, ou faire leurs courses. De loin, elle aperçut Jeana' tenant Cyanne par la main. Cette dernière lui fit un grand signe de la main, reconnaissant sa marraine. Jeana' tourna la tête vers elle et vit son amie.

-Hey! Miam'! Que fais-tu levée si tôt?
-... rien de spécial, mes courses, je dois acheter du produit pour nettoyer mon labo au sous-sol... disons qu'à force de travailler dedans sans jamais faire de vide, ça fini par s'entasser... soupira Miam'.
-Je comprends, ça m'arrivait aussi -souvent- avant la naissance de Cyanne. Maintenant, j'essaie de lui donner le bon exemple, mais je ne suis pas infaillible, ria Jeana'.

"-Et voilà, on en revient encore aux mômes! A croire qu'on a aucun autre sujet de conversation!" s'exaspéra Miam'.
-Tu crois qu'elle fait ça sans s'en rendre compte? sussurra une petite voix dans sa tête. Tu crois qu'elle ne le fait pas exprès? Hahaa... pathétique... ouvre les yeux et vois. Elle se paie ta tête!"


-Tata... dis, tata? demanda Cyanne. Tu vas bien?

"-Et la petite, tu crois aussi qu'elle est blanche dans tout ça? Je ne parle même pas du père! Ridicule! Tu es ridicule! Comme toujours, Miam', tu n'as jamais été crédible!"

Miam' secoua la tête avec force et s'aperçut qu'elle était tombée sur les pavés. Jeana' lui parlait, mais elle ne comprenait rien... et Cyanne qui lui tournait autour, se demandant comment sa tata avait chuté alors qu'elle tenait bien sur ses deux jambes quelques instants auparavant. Certains passants s'approchaient pour mieux voir, puis continuaient leur chemin comme s'ils n'avaient rien vu. Miam' avait les oreilles qui bourdonnaient, sa tête ne faisait plus qu'un avec une toupie en pleine action.

"-Ils te haïssent... les Nawegling... les du Gondor... ils te haïssent, te narguent..."
-Miam', répond-moi!
"-Et Elianne... la petite... Kalaen... Cyanne... dont tu es la marraine..."
-Miam', c'est moi, Vlad', tu te souviens?
"-Le nouveau père, Valimir... et Faolin... et si tu essayais de mettre un terme à tout ça...?"
-Allez chercher de l'aide! Vite!
-Viens Cyanne, je te ramène, maman va rester avec Tata Miam'.
-Non! Veut pas y aller! Tata Miam' a besoin de moi!
"-Tu dois en finir avec ça, tu comprends?"

*******************

Elle ouvrit un oeil, puis l'autre. Miam' était chez elle, allongée. Dans sa chambre très bien rangée. Avec pleins de croquis sur le sol. Des miettes aussi. Des miettes? Non. Elle était peut-être mal organisée, mais elle était propre. Il n'y avait jamais de miettes sur son sol. Pourtant, elles étaient là et la narguaient de par leur présence par terre. Miam' se leva, elle chancela. Le parquet craqua légèrement sous ses pieds. Soudain, la porte de sa chambre s'ouvrit à la volée et Jeana' apparut, inquiète. A sa main, un sandwich; voilà d'où provenaient les miettes. Derrière elle, Faolin, l'air maussade.

-On a confié Cyanne à Vlad' et Moinon pour qu'on puisse venir te voir! s'exclama Jeana' précipitamment.
-On perd un temps précieux à venir te voir, fit remarquer Fao', alors tâche de te remettre vite.

Jeana' jeta un regard noir à son mari qui haussa les épaules. Miam' tourna la tête et regarda par la fenêtre. Il faisait toujours aussi froid, aussi gris... ce n'était pas son jour, vraiment.

-Dis, s'il y a quelque chose qui ne va pas, tu peux nous en parler, tu sais? fit Jeana'.

Miam' hocha la tête en signe de dénégation et s'assit sur son lit. Elle étendit ses jambes, puis s'allongea, rabattant sa couverture jusqu'au menton. Jeana' finit rapidement le sandwich qu'elle avait entamé.

-Tu sais, ce serait bien si tu venais dîner un de ces jours à la maison, proposa-t-elle. Ça te changerait les idées.

Miam' ne répondit pas. Elle se contenta de remuer les orteils, comme pour vérifier qu'ils étaient toujours là. Jeana' lui souhaita de bien se reposer et lui affirma qu'elle passerait la voir le soir venu. Elle quitta la chambre descendant les escaliers grinçant. Fao' jeta un coup d'oeil à Miam', et tressaillit. Il quitta vivement la pièce en prenant bien soin de refermer la porte derrière lui.

Miam' ferma les yeux.


Deux enfants jouaient près d'un cours d'eau, là où il y avait une grande verdure, des animaux à foison.
-La rivière est belle, n'est-ce pas? Regarde les poissons qui nagent, ils sont drôles, hein?
-Non. Ils sont pas drôles. On dirait des monstres.
-Haha! C'est toi le monstre, Miamiam!
-Non! J'suis pas un monstre, j'suis une gentille fille, moi.
-Mais si, regarde-toi... ton reflet, dans l'eau. T'es pas belle. T'es vilaine.

Une des deux enfants s'en alla en courant. Elle pleurait. La deuxième, fière de son coup, l'observa de loin et ricana.

-Maman!! Tohahana m'aime pas! pleura la première.
-Allons donc, pourquoi? dit la mère en prenant sa fille dans ses bras.
-Toha' a dit que j'étais un monstre! Que j'étais vilaine et pas belle!
-Voyons, il fallait lui dire qu'elle aussi, si tu l'es.
-Je sais, mais...
-Tu n'as jamais sû te défendre, Miamiam, dit Tohahana, ricanant.
-Toha'! s'exclama la mère. Pourquoi t'en prends-tu à ta soeur comme ça?
-Parce qu'elle a toujours tout...

Changement d'atmosphère, une auberge chic pour gens chics...
-C'est incroyable, je te dis que je suis enceinte, et tu me quittes? Tu es un lâche!! tonna Tohahana.
-Je n'ai pas le choix... je ne veux pas d'un enfant, répondit un crâ, le petit ami de Toha'.
-Mais tu devras faire avec! Maintenant, c'est trop tard pour reculer, Kaitegu!

Kaitegu ne répondit pas. Il tourna la tête vers Miam'. Sa soeur aussi.

-Et toi, Miam', qu'en penses-tu? dirent-ils d'une même voix.
-... eh bien... je ne sais pas, c'est à vous de régler vos différents, non? Pas à moi.
-Je le savais! s'écria Toha'. Pourquoi aurais-je pu m'attendre à autre chose de ta part?! Tu ne sais rien, tu ne veux pas m'aider, non! Au lieu de ça, tu prends le parti de cet imbécile égoïste!
-Je n'ai jamais dit que je prenais le parti de Kaitegu! Simplement, c'est vos affaires, pas les miennes, et maintenant, je vois pourquoi tu m'as invitée à venir: tout simplement pour que je prenne ta défense! Toha', il y a des moyens plus simples pour obtenir ce que l'on veut...


Nouveau décor... nouvelle ambiance... Une chaumière aux allures plus que rustiques...
-Pousse, Toha', pousse! Tu vas y arriver! s'exclama Miam'.
-Non... j'n'en peux plus... j'y arrive pas, c'est trop dur... articula Toha' dans un effort considérable.
-Le bébé va bientôt sortir, s'il-te-plaît, Tohahana, encore un peu...

Tohahana poussa de toute ses forces, ses dernières forces, mais le bébé ne sortait pas complètement. Miam' était paniquée. Sa jumelle se tordait de douleur et elle ne pouvait rien faire. Rien pour l'aider, rien pour la sauver. Elle essaya alors d'aller voir où en était le bébé. Coincé. Le cordon ombilical s'était enroulé autour du cou de l'enfant et Miam' n'avait rien sous la main qui puisse couper le lien. Et Tohahana souffrait. Enormément. Il aurait fallu un éniripsa, qui aurait pu passer par là, mais le coin était tellement désert, qu'il était inutile d'espérer une aide extérieure. Miam' était seule avec sa jumelle dont l'enfant allait mourir par manque de moyens. Et elle était de plus en plus paniquée, elle sentait qu'elle ne pouvait faire grand-chose.

-Miam'... souffla Toha', exténuée. Je... ça sert plus à rien... tant pis...

Miam', effarée, regardait sa soeur droit dans les yeux et sentait qu'il n'y avait plus rien.

-Ce... c'est ta faute Miamiam... t'es un monstre... t'as rien fait pour le sauver... pour me...

La phrase de Tohahana avait pas de fin. Miam' resta seule. Sa soeur et l'enfant étaient décédés, personne n'était venu à leur aide.


Miam' se réveilla. Il lui semblait que l'éternité était arrivée. Elle ouvrit les yeux et vit le masque de Moinon penché sur elle. Elle se redressa. Moinon était seule, pas de Vlad', personne.

-Hey, Miam', ça va? demanda la xélorette. Jeana' m'a dit qu'elle était passée te voir hier soir, et que la seule réponse qu'elle ait obtenu à son passage était tes ronflements!
-Peut-être bien... articula Miam' la voix rauque, j'ai dormi tout ce temps?
-Plutôt mal apparemment, Jeana' nous a dit que tu te retournais sans arrêt en marmonnant des choses. En tout cas, j'espère bien que tu t'en es remise, tu nous as fait peur, tu sais?
"Mensonges et hypocrisie... te voilà bien mise, que vas-tu faire maintenant? Tu es toujours seule et les autres toujours entourés de personnes qui les aiment -mais toi? est-ce que quelqu'un t'aime vraiment?"
-Miam', tu penses que tu peux te lever? Histoire d'aller faire un petit tour chez les Nawégling, Vlad', Elianne y sont déjà je crois, proposa Moinon.

Miam' acquiesça d'un signe de tête et se leva, légèrement chancelante. Tandis que Moinon sortait, Miam' se dépêcha d'enfiler son haut et sa jupe, et rejoignit son amie en prenant soin de fermer la porte de sa demeure à clef.

Les deux amies toquèrent à la porte des Nawégling, Faolin ouvrit, l'air fatigué. Jeana' s'affairait autour de son fils tandis que Vlad' essayait de préserver Elianne de Cyanne, ce qui n'était pas une mince affaire. Moinon se précipita vers son mari et sa fille, écartant Cyanne qui se tourna vers sa marraine. Marraine qui n'était guère motivée, il fallait bien l'avouer.
Miam' entra avec hésitation dans la maison, comme si elle entrait en territoire ennemi. Pourtant la maison des Nawégling n'était pas un territoire déclaré dangereux -hormis peut-être la petite Cyanne. Faolin lui indiqua d'un signe de tête une chaise près de celle où Vlad' s'était installé et s'en alla dans la cuisine. Miam' le regarda. "Lui. D'abord lui." La Sacrieuse secoua la tête: où allait-elle chercher toutes ses pensées? Puis elle jeta un coup d'oeil aux autres: Moinon dorlottait Elianne que son père avait réussi à "sauver", Jeana' faisait entrer Kiri pour que Cyanne puisse s'amuser -sa marraine étant passablement hors d'état apparemment. "Profites-en..." Cette voix devenait gênante... et tant attirante à la fois. Miam' avait la sensation qu'il fallait qu'elle fasse ce qu'elle lui disait... Vérifiant une dernière fois que personne ne faisait attention à elle, elle se dirigea vers la porte de la cuisine avec une prudence extrême... et la porte s'ouvrit à la volée.

***********************

-Nom d'un tofu écrasé!
-Vlad'! s'exclama la voix de Moinon.
-Quoi? Ah oui, "écrasé", d'accord...
-Eh bien! Sacrée Miam', va! C'est dingue, ça! constata la voix d'une Kiri qui n'en revenait pas.

Miam' tourna la tête. Plus sérieusement, qu'est-ce qui n'allait pas chez elle? Fao', malgré son air blasé, avait l'air désolé. Légèrement désolé, faut pas trop en demander. Miam' se rendit compte qu'une fois de plus, elle avait prouvé son attirance pour le sol et les chutes.

-Tata est encore par terre!! cria Cyanne. Tata a perdu ses jambes?
-Non Cyanne, soupira son père, j'ai ouvert une porte.
-Chéri, demanda Jeana, on appelle Nico? Tu penses qu'il pourrait faire quelque chose? Pour l'arcade sourcillière...
-... mouif... si tu veux... je vais le chercher...

Fao' partit. Miam' leva les yeux, puis se mit sur ses deux jambes. Toutes les têtes étaient tournées vers elle, hormis celles d'Elianne et Kalaen.

-J'ai encore fait quelque chose de mal? demanda Miam'.
-Bien sûr que non! s'exclama Vlad'.
-Papa a dit qu'il avait ouvert une porte!! répéta Cyanne.
-C'est bien Cyanne, dit Kiri en tapotant la tête de la petite, mais on va appeler un chacha un chacha d'accord? Miam', tu t'es pris la porte de la cuisine. C'est tout.

La porte d'entrée s'ouvrit, Nico puis Fao firent irruption à l'intérieur.

-Alors, où est la grande blessée? Ah Miam', Fao' m'a dit que les portes et toi ne faisaient pas bon ménage.

Il s'approcha d'elle et observa rapidement la blessure à l'arcade. "Rien de bien grave, ne t'en fais pas, dit-il en la soignant avec un large sourire".

Nico s'en alla aussi vite qu'il était venu, il avait une soirée à passer avec Maev'. Très vite, Miam' prétexta des bribes d'excuses pour s'enfuir de la maison des Nawégling. Les autres la regardaient partir en n'ayant pas étant convaincus par des "J'ai du travail" ou "Une dure journée m'attend demain" ou encore "Mon lit m'appelle".

Si Miam' avait quitté ses amis aussi vite, ce n'était pas parce qu'elle ne les supportait plus, au contraire. C'était elle qui ne se supportait plus. Elle en avait assez de cette voix dans sa tête qui lui faisait des réflexions sur la vie des autres, ce qu'elle devait faire. Il fallait que cela cesse, il fallait que Tohahana disparaisse définitivement.
Mais comment en était-elle arrivée là? Qu'est-ce qui a fait que Toha', si envahissante de son vivant, le restait même décédée?

Arrivée chez elle, elle ferma sa porte à double-tour et courut à l'étage s'enrouler dans sa couette. Dans sa tête, Tohahana faisait des ravages.

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Re: Murof, l'original

Message par Jeananas le Mar 20 Déc 2011 - 11:31

Wah wah waaaaaaaaah *3*
Wonderfull, me gusta !
Bref j'aime beaucoup, la suite la suite !
Tout le monde aime les gosses en ce moment, je fais une partie de murof sur certains :3 et tu y es !
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Re: Murof, l'original

Message par Fao le Mar 20 Déc 2011 - 16:47

*Grand Sourire*
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Re: Murof, l'original

Message par Moinonminou le Mar 20 Déc 2011 - 23:34

Tu m'en avais lu un passage...
Bah...je ne peux que te dire bravo...Vivement la suite! =D

Vive le monstre Miamiam! x)
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Re: Murof, l'original

Message par Kamilla le Mar 20 Déc 2011 - 23:40

Si un jour quelqu'un poste une partie Murof dans laquelle son personnage n'est pas schizo/orphelin/dramatique/a perdu des membres de sa famille/a tué des gens, vous m'appelez hein ~~

Je suis très peu constructive dans c'qui concerne la notation de textes, donc je dirai que ce texte là, j'ai du le dire normalement (de gauche à droite, du haut vers le bas, et pas en diagonale comme d'habitu--*BAM*) pour le comprendre
'-'
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Re: Murof, l'original

Message par Vlad' le Mer 21 Déc 2011 - 0:15

Si un jour quelqu'un poste une partie Murof dans laquelle son personnage n'est pas schizo/orphelin/dramatique/a perdu des membres de sa famille/a tué des gens, vous m'appelez hein ~~
KAMIIII ! *SBAAAF*
Il fut un temps où Maeve faisait ça... Mais depuis, j'ai l'impression que ceux qui faisaient des parties normales ont fuit cette rubrique du forum... Ou ne l'ont jamais fréquenté, comme Kiri, par exemple...

Bwef... Je n'ai pas énormément de choses à reprocher à cette partie, que je trouve très bien ! Peut être une chose qui m'a semblé assez flagrante par moment : le fait que tu nommes toujours les gens par leurs nom. Je sais que c'est souvent nécessaires, mais il arrive que des fois, tu ais à répéter plusieurs fois le même nom sur la même lignes... Et ça rend le texte assez lourd... Au lieu de dire "Vlad' ", tu aurais par exemple pus dire "Le Iop", ou "Ledit Iop...", ou encore "le disciple du Dieu de la baston...". En plus, ça permet d'allonger le texte par endroit...

Sinon, j'aime beaucoup cette idée de Schizophrénie pas totale... On ne sais pas vraiment si elle l'ai oupas. Jusqu'à la toute fin du moins...
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Partie HS : Vlad'

Message par Vlad' le Mer 11 Jan 2012 - 18:19

Je hait le double post, mais là, je n'avais pas vraiment le choix...
Voilà ; je voulais vous montrer ça, avant la prochaine partie Murof, qui devrait (nan, doit plutôt) arriver le 26 janvier. C'est pas plus long que d'autres truc que j'ai pus écrire... Et c'est surtout un projet avorté que je n'ai jamais continué, mais qui semblait pourtant bien partit...

Je précise que c'est surement bourré de fautes d'orthographe et autres choses dans le même genre, pour ceux qui tiquent facilement en lisant... Malgré tout, si je pouvais avoir des avis sur la façon dont le tout est agencé, parce que ça me semble strange...



Péripéties hivernales



Journal de Valimir, 7 Septange.

Je m'y suis toujours opposé, avant aujourd'hui. Quoi de plus stupide qu'un journal intime ? C'est pourtant une pratique assez répandus, parmi les plus illustres personnes de ce monde. Qui n'a jamais lus, ou eut envie de lire le récit d'un roi ? Et quoi de plus pratique que d'écrire sa vie au fur et à mesure qu'elle se déroule sous vos yeux, au jour le jour ? Je dois le reconnaître, car c'est impossible de le nier : il y a des avantages à tenir un journal. Seulement celui là, je ne l’appellerait jamais « intime ». Déjà que le simple fait que je tienne un journal entre mes mains, et que je commence à y écrire des absurdités pas possibles, pourrait s'apparenter à un acte divin pour certaines personnes, il ne faudrait pas pousser jusqu'à me demander d'appeler ça un « journal intime ». Je le nierais jusqu’à la fin de mes jours s'il le faut. Je suis toujours fermement opposé à cette pratique, hein... Ne pensez pas que c'est parce que je suis en train d'écrire des choses à l'intérieur, que forcément, je me suis résigné à penser qu'un journal « Cay le bien », comme je me plais à le dire. Nan, un journal, c'est bête. Et il faut que je commence à perdre l'habitude de vous parlez à vous, mon publique, comme je l'ai toujours fait dans mes récit. Bien évidement, vous n'êtes pas là, puisque la seule personne qui est censée lire ce journal, c'est le journal lui même si j'ai bien compris ? Et moi, mais ça, c'est une évidence. Bref...

… Bonjours ? Okay, c'est déjà ça. Je dis bonjours à un livre. Je suis peut être devenu fous, et dans ce cas, toutes les personnes possédant un journal sont dors et déjà folles. Parler à un livre... Quoi de plus idiot. C'est quand même pas comme s'il pouvait vous répondre... Et je continu à vous parler à vous, cher public... Et je me sent encore plus bête, en sachant que jamais vous ne lirez ces lignes... Pourquoi vous parler, alors que je suis censé tailler le bout de gras avec un bouquin ? Ah bas tiens, cette histoire de livre viens de m'inspirer subitement une sympathique petite histoire : un gars qui trouve un livre abandonné je ne sais trop où, qui le ramène chez lui, et qui commence à s'en servir comme journal intime... Un peu comme ce que je suis en train de faire, sauf que moi, je n'ai pas trouvé ce livre n'importe où... Mais bon, passons : c'est alors qu'il commence à douter de l'utilité de tenir un journal, quand subitement, ledit journal se met à lui parler, au protagoniste !



Mouais. C'pas mal. Je ne vous cacherais pas que j'ai attendus au moins cinq bonnes minutes entre la dernière phrase et celle là. On sais jamais, que ce livre soit lui aussi vivant... J'aurais quand même l'air moins bête d'écrire sur un truc à même de me répondre... Bon alors, je vais vraiment devoir perdre cette habitude de vous parlez à vous. C'pas que je vous aime pas, c'est juste que j'ai l'air encore plus stupide de parler à des personnes qui ne liront jamais ces lignes... Remarque, j'aimerais bien destiner mes mémoires à un publique. C'est très instructif pour certaines personnes. Mais Magnon ne me laissera jamais le droit... Si vous me demandez ce que Moinon viens faire ici, je vous répondrais... Heu... Je te répondrais, journal, que c'est une très longue histoire. Je vais peut être avoir le temps de te la raconter, mais avant, laisse moi essayer un truc.



Ce qui est bien dans les livres comme cela, c'est qu'on peut s'absenter quelques minutes, l'écrit ne gardera aucunes notions du temps qui c'est écoulé entre la rédaction de deux phrases. Oui, je suis partis faire un tour, et tu ne t'en es même pas rendu compte, journal ! … Et... Ouais. Je crois que ce n'est vraiment pas fait pour moi, les racontages de vie à la seconde personne du singulier. Je préfère nettement m'adresser à un public large et vaste. C'est pourquoi ma prochaine étape est de convaincre Moinon que son journal intime, c'est peut être un bien beau cadeau d'après elle, mais je ne pense pas qu'il reste si intime que ça... Alors bon : nous repartons sur du « vous », je préfère vous faire partager tout mes écrits, même celui de ma vie. Si Moinon désapprouve, j'éviterais d'écrire trop de choses mentionnant sa vie privée à elle, et je me concentrerais plus sur celle de Vlad'. Non pas que je vais parler de Moinon, mais comme je partage sa vie, il y a pas mal d'éléments que je vais rédiger ici qui risques de directement la concerner... Vous comprenez ?

Bref, après ce petit débat interne avec les nombreux occupant de mon esprit partiellement Schizophrène à propos du pronom à utiliser dans cet ouvrage, je pense que je peux commencer mon histoire. Sincèrement, cela m'aiderais beaucoup de savoir ce livre vivant ! C'est beaucoup plus simple de s'entretenir avec une personne pouvant vous répondre que de rédiger tout sur du papier, en se sentant si seul devant sa feuille... Je sais une fois de plus ce que vous allez me dire : un livre vivant qui vous écoute et vous répond, on appelle cela un Psychologue. Fort bien, je me contenterais de ce bouquin donc...

Vous me connaissez surement, ou surement pas... Je ne sais pas en fait, s'il est nécessaire de tout recommencer une fois de plus, à narrer mon histoire personnelle, qui me semble quand même un peu longue pour être rédigée ici.... Peut être en apprendrez-vous un peu plus tout au long de cette œuvre, qui sait ? En attendant, je vais plutôt vous raconter mon histoire au jour le jour, puisque tel est le souhait de Moinon : que je colle l'intégralité du reste de ma vie sur papier. Comment lui dire poliment que je suis plus que contre ? Eh bien justement ; je ne suis pas arrivé à le lui dire poliment. Alors je test pour un hiver. Si cela me plait, et si j'arrive à garder une cadence d'écriture correct, je suis d'accord pour continuer par la suite. Mais si jamais c'est un échec, je lui dirait tout au ce que je pense de son projet, à la Moinon...

Voyons voir... Aujourd'hui au jour le jour ? Eh bien je suis Valimir Du Gondor. Un nom à rallonge comme on en trouve dans certaines familles noble. Il faut croire qu'il y a (très très) longtemps, sur une ile (que dis-je, une galaxie!) elle aussi lointaine, ma famille à put être noble. Seulement moi, aujourd'hui, puisque c'est le présent qui nous intéresse, je ne suis plus qu'un citoyen comme les autres. J'habite à Murof, une ville d'une beauté et d'un cadre idyllique, avec une communauté plus que soudée, des amis en nombres conséquents et je vis ma vie, comme je l’entend. Combien de personnes sur cette terre, qui est le Monde des Douze, ont autant de chance que moi ? Car en plus de vivre dans une ville à la magnificence inégalé, je vie en la plus belle des compagnie. C'est un terme que j'ai régulièrement rencontré dans des ouvrages, pour symboliser un cadre de vie semblable au mien : les deux femmes de ma vie. D'un coté, Moinon Du Gondor, que je préfère de loin continuer à appeler Moinon Minou, comme elle se prénommait avant notre Mariage, et de l'autre coté, Elianne, notre fille. J'étais heureux avec Moinon, bien que d'étranges événements ayants précédés ce journal ont fait que cet amour fut plus que étrangement vécut... Jusqu'à la naissance d'Elianne. Aujourd'hui, je ne pense plus que le terme « heureux » puisse suffire pour parler de mon cadre actuel. Je suis comblé, et j'ai la chance de l'être, quand on vois touts ces pauvres gens, qui trainent dans les bas quartiers de la même ville que la mienne...

Voilà. Je pense avoir fait le tour de la question. Je déclare officiellement qu'à partir d'aujourd'hui, je vais tenter de garder un contact régulier avec vous, par le biais de ce journal. Et c'est sur cette promesse qui risque d'être assez dure à suivre, que je clôt ce premier... Mmm... Chapitre ? On a le droit de parler de chapitre quand on tiens un journal ?



Journal de Valimir, 8 Septange.

Cher journal, chères lecteurs...

C'est un assez bon compromis, vous ne trouvez pas ? Je parle à la fois à un journal fictif, et à la fois à un public vaste. Comme ça je suis sur de parler à quelqu'un, au moins...

Aujourd'hui, je vais aborder les quelques événements ayant précédé la création de ces mémoires. Il n'y a pas grand chose à en dire, mais je vais quand même essayer de faire durer ce texte le plus longtemps possible. Ce sera aussi l'occasion de m'entrainer, moi qui ai l'habitude d'écrire trop lentement... La principale chose qui soit arrivée est bien sur le cadeau de Magnon, cadeau à l'intérieur duquel je suis en train d'écrire. Pour le reste, on peut citer une étrange lettre, émanant de la mairie de la ville, un repas chez les Nawégling, les bêtises hebdomadaires d'Elianne... Et je crois bien que c'est tout. Vous me direz, c'est peut être déjà pas mal pour vous, mais croyez moi, quand à vis ces événements au jour le jour, finalement, c'est assez peu. Il y a quand même 24 heures dans une journée, et tout ce que je viens de vous présentez a eut lieu en trois jours exactement. Recevoir un journal, une lettre, être reçut chez les voisins, et punir Elianne, c'est quand même peu de chose, pour occuper des journées. C'est pourquoi, je réfléchis constamment à ce que je pourrais écrire ici même, pour être sur de faire durer ces chapitres au moins un minimum...

… Mais au fait ; on dit Chapitre ? Je me suis à nouveau posé la question. Et je pense la poser à plusieurs autres Murofiens à l'avenir... A commencé par Magnon... Attendez moi là, je reviens.

Donc, conclusion : j'aurais tendance à dire chapitre moi, mais c'est surement par habitude. Moinon, elle... Eh bien elle ne dit rien, parce qu'elle ne sait vraiment pas quoi dire. Je viens de lui poser la question, et après quelques hésitations, elle m'a répondus que franchement, elle n'en savais rien. Une partie, peut être ? C'est sans doute ce qu'il y a de mieux pour qualifier cela. Mais chapitre me semble toute de même bien indiqué... Je demanderais à Fao', la prochaine fois...

Bref ; je m'égare là... Mais au moins, j'ai trouvé le moyen de faire durer cette partie ! Parler de tout et de rien, exposer mes débats internes... Je pense finalement que ce journal tombe à point, pour contrer la monotonie et l’ennuie de l'hiver qui s'annonce... Pour info, d'après les Nawégling, qui eut même tiendraient leurs sources d'un paysan des environ, les premiers gèles ne devraient plus tarder. Je vais pouvoir initier Elianne aux joies du bonhomme de neige, avec un peu de chance... Et si le temps me le permet...

C'est dans ces moments là que je regrette de m'être fais ennemis d'une divinité. Surtout quand c'est le temps qui me manque, et que la divinité en question est celle du temps... Je voudrais vraiment pouvoir montrer des choses à Elianne, qu'elle puisse se rendre compte de ses propres yeux que la neige est bien blanche, et qu'elle en garde un souvenir durable... Je voudrais que malgré son jeune age, elle puisse garder éternellement en mémoire les choses qu'elle aura put voir. Je voudrais tant lui montrer le monde... Lui faire découvrir Murof, la ville, sa beauté, ses levés et couchés de soleil, ma cachette dans laquelle j'ai l’habitude de passer du temps. Et surtout, avant tout le reste : je voudrais qu'elle puisse mémoriser le visage de chaque Murofiens qui composent la Murof Community. Je voudrais qu'elle se souvienne de nos visage à nous. Enfin, par « nous », je sous entend notre petite bande d'amis proches. J'espère qu'elle se souviendra du mien et de celui de sa mère, ce serait bien le minimum, puisqu'elle nous vois à longueur de temps. Mais quand aux autres Murofiens, il y peu de chance. Mais je le voudrais tellement quand même...

Je pense avoir trouver une utilité à ce journal : pas simplement écrire et raconter ma vie. Ce serait bien inutile, ma vie n'était pas particulièrement plus passionnante que celle de n'importe quel autre Murofien... Non vraiment ; je pense plutôt utiliser ce journal pour recueillir mes peines. Et croyez moi, elles sont nombreuses. Je ne vous les diraient pas toutes, mais soyez en sur. En ce moment, c'est surtout l'infirmité visuel d'une Murofienne que je connais depuis très longtemps, et la même chose qui se profil dans un laps de temps très court, pour la fille.

Et je pense m'arrêter là pour ce qui concerne mes problèmes. Je consacrerais sans doute une...
Partie/chapitre entière aux problèmes de ma petite Elianne. Mais en attendant, j'avais dis que je vous parlerait de ces derniers jours. Et c'est ce que je vais faire. Commençons donc par un repas chez les Nawégling. Rien d'extraordinaire de ce coté là. Et en même temps, si vous cherchez de l'extraordinaire, je ne pense pas que ce journal soit fait pour vous. Sauf si vous souhaitez impérativement lire les racontages de vies d'un Iop qui manie le langage mieux qu'aucuns autre Iops, simplement parce qu'il est Iop de physique, mais de mentalité aussi aiguisée qu'une aiguille de Xélor...

Un repas chez les Nawégling donc... Je vais peut être enfin pouvoir en placer une, au milieu de toutes ces pensés qui me viennent à l'esprit, et que je dois alors rédiger... Nous étions Sept. Les sept personnes habituelles, soit Faolin, Jeana', Kalaen, Cyanne, Moinon, Elianne et Moi. Un simple repas de courtoisie, mais qui a permis d'éclairer un point important : non, Jeana' n'a pas l'intention de laisser des future possibles combinaisons de couples Murofiens vagabonder chacun de leurs cotés dans la nature. Pour faire court : elle continuera de marier le premier qui lui passe sous la main. Une bien étrange pratique, me diront certains non habitués de la vie assez bizarre des membres de la Murof Community... Et pourtant, dites vous que c'est à cause/grâce à cette méthode plus ou moins... « Barbare », que je suis là, avec Magnon, qui elle même est à coté d'Elianne, aujourd'hui.

Pour en revenir à notre conversation, nous en avons profité pour parler de la pluie et du beau temps, mais surtout de la pluie, puisque les prochains jours s'annoncent humides et froids. Dans le reste de cette soirée, j'ai également pus constater que Cyanne commençait à vraiment bien parler. Surement un talent qui lui vient de son père ça... Et quand je dis parler, je ne sous entend pas le fait de pouvoir prononcer des mots, mais plutôt le talent de les coller les uns aux autres pour en former une suite logique qui montre un certain niveau de connaissance en matière de vocabulaire. Et croyez moi, Cyanne s'en sort drôlement bien. De sa voix fluette, mais pleine d'assurance, elle a réussis à suivre notre conversation sans poser plus de question que d'ordinaire. Je ne veux pas dire par là que c'est une surdouée. Mais en tout cas, on sent bien que la petite Vampyre aux dents pointues à du sang de Nawégling dans les veines. Et en ce qui concerne sa curiosité pour les sujets que certaines personnes peuvent considérés comme tabou, je puis dire sans me tromper qu'elle tiens de son père. Peut on vraiment la blâmer pour ça ? Je ne pense pas. Après tout, c'est une Nawégling... Mais laissons quand même planer le doute sur l'avenir de Kalaen, de ce coté là...

Pour le reste, je donne peut être l'impression que ce repas fut plein de bavardages amicaux, mais croyez moi, c'était loin d'être le cas. Je n'irais pas dire que la tension habituel régnait une fois de plus entre les deux parents Nawégling, mais c'était tout comme. Parce que, à part le sujet du temps qui faisait et ferait, et celui de certaines personnes passant trop de temps sur la Grand place à notre goût, je ne pense pas que nous ayons vraiment parlé de choses intéressantes. En faite, je ne pense pas que nous ayons parlé tout court. Et je ne pense pas non plus que ce soit la peine de s’éterniser sur un simple repas plus longtemps.

Pour continuer sur mon actualité de ce moment, je vais vous parlez de la lettre que j'ai reçut. Première fois que je recevais une lettre officielle émanant de la mairie de la ville. Mais en plus de posséder le cachet du maire, celle ci étaient accompagné de la signature du gouverneur ! Bref : c'était bien une lettre d'une certaines importance que j'avais dans mes mains. Sans non plus vouloir dire que cette lettre était d'un intérêt capitale, je peux néanmoins affirmé qu'elle avait sa portée. Et pourtant, rien qu'en en regardant l'extérieur, j'aurais pus m'attendre à tout, sauf à ce que j'y ai ensuite lus à l'intérieur : une proposition de rendez vous pour parler affaire avec le responsable de la communication à Murof. Autrement dit, l'adjoint au maire. Soit disant que j'aurais des capacités à animer la ville tout en gardant mon sérieux. Bon, c'est sur que je ne suis pas du genre à faire comme Toro', et à sortir mon armement au milieu de la ville, sous prétexte qu'on a insulté le Dieu du Curry. Mais tout de même ! C'est un peu abusé, et je connais de tas de personnes qui mériteraient cent fois cette lettre, au même titre que moi, voir même plus ! A commencé par Kam'. Nous avons tout les deux aidés bénévolement à l’agrandissement de la ville, d'il y a quelques temps. Et elle passe plus de temps que moi et Magnon réunis, à parler aux autres Murofiens sur la Grand Place ! Je trouve cela... Injuste d'un coté. Mais en même temps, on me propose de m’entretenir avec l'adjoins au maire pour un post à la mairie, je ne peux tout de même pas refuser ! Disons... Que je vous tiens au courant.

Je terminerais cette partie/chapitre par vous parlez du merveilleux cadeau de Magnon. Si vous avez vraiment pris cette précédente phrase au premier degré, c'est que vous manquez cruellement d'ironie. Parce que je ne peux pas dire qu'écrire ici, alors que plusieurs idées de textes me trottent dans la tête, me fasse réellement plaisir. Mais il faut reconnaître que cela à le mérite de poser au claire toutes mes réflexions. Je ne sais donc pas si je dois la remercier, dame Magnon, ou si je dois lui en vouloir pour m'avoir pris de court. Disons que pour l’instant, je ne fais rien, je ne dis rien, si ce n'est ce que je suis en train de vous racontez en ce moment.  Mais si elle me pose la question, je serais bien obligé de lui répondre... Bref : je vous laisse méditer là dessus, je vais faire de même. On ce retrouve plus tard.

Journal du soir, bonsoirs.



_______________________________________________________________________________________

Ce que je sais déja :
- les fautes
- je décris mal l'univers de la famille Nawégling
- les "Osef" peuvent voler de partout, de toute façon, c'est bien le but d'un journal non ? Oui, je raconte ma vie, et alors ? :)

Je sais aussi que Fao' est à Brâkmar en ce moment... Mais regardez la date, vous verrez qu'à l'époque, il ne s'était pas encore pris la flèche dans la nuque...

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Re: Murof, l'original

Message par Maev' le Mer 11 Jan 2012 - 20:07

Oula ! J'avais oublié de lire la partie de Miam ! Vraiment désolée...
Et j'ai raté quelque chose ! Je te voyais sérieuse, et ton style en est amélioré ! Je n'ai pas trouvé la lecture particulièrement lourde, et les transitions étaient bien trouvées, bien placées, bien faites. C'est ce qui m'a le plus plus dans ta partie.
En fait peut-être pas : je trouve que tu es une des meilleures à retranscrire le caractère de Fao ! Je ne le reconnaissais que trop bien dans ses répliques et ses attitudes :) Chapeau l'artiste !
J'espère que tu en feras d'autres.

_ _ _
Vlad, moi je remercie Moinon pour cette idée. C'est un nouveau style d'écriture, très léger par rapport à ce que tu peux faire d'habitude. Certes, ça part dans tous les sens et tout le temps, mais c'est ça qui rend léger ! On n'a pas le temps de se lasser d'un sujet !
J'aime vraiment beaucoup, tout en espérant que ça ne t'empêchera pas de continuer tes parties Murof plus conséquentes (déjà que tu mets autant de temps que moi à les finir... voire plus ;) ).

Que dire d'autre ? j'aime bien les réflexions que tu partages dans ce journal. Tu pourrais appeler ça "journal de bord" pour ne pas avoir à le dire intime ? Pourquoi pas.

_______________________
Je pense que la prochaine partie est la mienne, elle ne devrait plus trop tarder. Enfin, je n'ai plus le droit de m'avancer sur quelconque promesse u _u
_
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Re: Murof, l'original

Message par Jeananas le Mer 11 Jan 2012 - 20:27

J'aime assez Vlad, bon j'ai perdu le fil parfois mais je l'ai retrouvé :D
Tu as très bien décris Cyanne et l'allusion à Toro m'a fait rire.
Toutes les allusions à Toro me font rire :3
Et bien, vivement la suite !
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Re: Murof, l'original

Message par Kamilla le Mer 11 Jan 2012 - 23:29

Vlad' a écrit:Soit disant que j'aurais des capacités à animer la ville tout en gardant mon sérieux. Bon, c'est sur que je ne suis pas du genre à faire comme Toro', et à sortir mon armement au milieu de la ville, sous prétexte qu'on a insulté le Dieu du Curry. Mais tout de même ! C'est un peu abusé, et je connais de tas de personnes qui mériteraient cent fois cette lettre, au même titre que moi, voir même plus ! A commencé par Kam'. Nous avons tout les deux aidés bénévolement à l’agrandissement de la ville, d'il y a quelques temps. Et elle passe plus de temps que moi et Magnon réunis, à parler aux autres Murofiens sur la Grand Place ! Je trouve cela... Injuste d'un coté. Mais en même temps, on me propose de m’entretenir avec l'adjoins au maire pour un post à la mairie, je ne peux tout de même pas refuser ! Disons... Que je vous tiens au courant.

[23:06:41] @ Vlad' : Kam : ceci est un message subliminal
[23:06:42] @ Vlad' : :D

ಠ_ಠ


EDIT Vladesque : ewi j'étais sur la box ! 8D
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Re: Murof, l'original

Message par Moinonminou le Jeu 12 Jan 2012 - 20:29

*lève un doigt*
Heu...ce n'est pas mon idée ce journal. '3'
C'est juste Vlad' qui avait trop honte d'avouer qu'il voulait tenir un journal intime alors il a fait croire que c'était Moinon qui lui a imposé alors que Moinon est toute gentille toute mignonne et jamais ne *SBAFF!*

Bref! \o/ Il y a deux moments qui m'ont fait rire...

Je ne me souvient plus du premier...mais j'aime bien ce passage:
Vlad' a écrit:C'est un peu abusé, et je connais de tas de personnes qui mériteraient cent fois cette lettre, au même titre que moi, voir même plus ! A commencé par Kam'.
x)
Kamilla a écrit:Moi! Moi j'ai des bonnes résolution :C
[...]
4) Ne pas accepter la proposition d'admin de Vlad tant que d'autres personnes pensent que je n'y suis pas apte è3é.
Bref, je ne vous ferai pas de dessins...x).

J'ai bien aimé ça aussi:
Vlad' a écrit:… Bonjours ? Okay, c'est déjà ça. Je dis bonjours à un livre. Je suis peut être devenu fous, et dans ce cas, toutes les personnes possédant un journal sont dors et déjà folles.

Bref, j'ai vraiment aimé...c'est dommage que tu n'envisages pas d'en faire une suite...
Bah...je vais terminer avec mon habituel: Bravo! \o/
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Partie 33 : Maeve

Message par Maev' le Mar 17 Jan 2012 - 19:35

Au temps pour moi Moinon :') Je croyais. Comme quoi souvent Fiction et Réalité se confondent, dans le sens où on se trompe lors de l'interprétation, ou dans celui où les deux collent avec ce qu'on dit... Comme dans ma partie Murof qui va suivre.

Désolée auprès de Jeana et Fao si j'ai mal présenté Kalaen, mais on sait peu de choses sur lui...
Désolée à Kamilla, c'est dramatique. Et désolée si ce que je fais dire à ton personnage ne te convient pas.

Je n'ai aucune idée de ce que vont être les commentaires, mais sachez que j'ai pris ma décision.
So, enjoy

________________
Maeve berçait inlassablement le petit Kalaen qu’on lui avait encore confié, un peu plus tôt dans la matinée. Fao’ lui avait alors glissé dans la main une mince bourse de kamas. « Pour vous dédommager, il paraît que vous en manquez Nico et toi ». Elle avait bafouillé des remerciements sans vraiment savoir comment elle devait les montrer. Elle n’était même pas capable de savoir combien contenait la petite poche de pièces.
Après le départ du parent, Maeve s’était efforcée de faire honneur à la confiance que ses amis accordaient à la pauvre aveugle qu’elle faisait. Ils ne devaient pas avoir peur pour leur fils, se répétait-elle à chaque fois qu’elle cherchait à tâtons un biberon dans la cuisine. Lorsqu’elle en trouva enfin un, elle déposa habilement une goutte de lailait sur le dos de sa main et la goûta. Le liquide identifié et sa température vérifiée, elle chercha à offrir le biberon à la bouche du bambin. Kalaen, par son appétit féroce, saisît son dû et commença à boire goulûment sa boisson. Sa gourmandise aidait ironiquement Maeve dans sa tâche.
« Je ne m’étais jamais rendu compte à quel point un bébé faisait de bruit en buvant » ne put s’empêcher de penser la jeune femme, spectatrice.

Depuis sa cécité, Maeve se morfondait en pensées de plus en plus sombres et morbides. Toujours plus remplie de haine, elle éclatait sa colère contre la cruelle Déesse Crâ. Certes, elle n’avait pas été suffisamment reconnaissante envers le don de la divinité, mais cette dernière, rancunière, ne lui avait laissé aucun ultimatum et s’était contenté de la poignarder dans le dos, un beau matin d’été…
L’été… Il était maintenant loin. Déjà, la neige s’installait sur les toits et les rues pavées de Murof, obligeant ses habitants à faire fumer les cheminées. Instinctivement, Maeve tourna la tête vers la fenêtre, et imagina pour elle des flocons blancs être secoués par le vent, là, dehors. Peut-être même que des enfants jouaient en ce moment dans la rue, récoltant des boules de neiges dans leurs mains gantées pour les lancer sur les oreilles du voisin, si leurs parents avaient oublié de les couvrir… La jeune femme, enfermée dans sa maison, se mit à les envier (même s’ils ne faisaient certainement partie que de son imagination) : s’habiller était devenu long et fastidieux pour une aveugle, et elle ne sortait que par de rares occasions. Maeve craignait d’ailleurs que Nico’, son cher et tendre, ne se lasse un jour de devoir l’aider comme une enfant chaque matin. Elle ne demandait alors plus à sortir… Et pourtant, qu’est-ce qu’elle en rêvait !

Kalaen lâcha le biberon que Maeve posa ensuite sur la table basse devant elle. Elle porta la tête de l’enfant sur son épaule, et commença à taper doucement le dos couvert de fourrure du petit Ecaflip. Une fois le rot fait, elle posa le bambin sur ses genoux et l’écouta commencer à jouer. Sa main se baladait dans la douce fourrure du petit Ecaflip. Même Kalaen, pourtant si jeune, était lié à une divinité. Dans un certain sens, la sans-classe ne parvenait pas à l’envier, depuis qu’elle ne voyait Crâ que comme une vulgaire traîtresse. Les autres Dieux ne pouvaient être que comme leur consœur archère, non ? Il était plus prudent de ne plus jamais se lier à l’un d’entre eux pour de nouveau se faire détruire.
D’un autre côté, ne plus vivre en s’identifiant à travers une divinité avait considérablement détruit l’assurance de l’ex disciple archère. Instinctivement, elle cherchait un moyen de combler ce manque malsain qui lui pesait sur la conscience. Toutefois, il fallait l’avouer, Maeve se trouvait être tout aussi rancunière que la dure Crâ. Ses années passées sous l’insigne de la Déesse avaient finalement marqué son caractère, pourrait-on s’amuser à dire. Mais maintenant, l’omniprésence et l’omnipotence des Dieux qui entouraient Maeve (elle le savait sans le voir à travers leurs sensés disciples) la révulsaient. Ce jusqu’au gamin avec lequel elle jouait tristement, et qu’elle écoutait baragouiner. Elle en venait tantôt à le détester, tantôt à le plaindre d’être destiné au Dieu Ecaflip pour la simple raison qu’il lui avait offert une chance innée. Comment les Dieux pouvaient-ils être assez égoïstes pour ainsi se réserver des Hommes avant même leur naissance ? Le petit Kalaen n’était même pas assez âgé pour se rendre compte de cette épée de Damoclès qu’on lui avait assigné. Il n’y réfléchira d’ailleurs certainement pas avant longtemps, acceptant comme tous les autres son destin…
Maeve, elle, n’acceptait plus son destin ; mais elle ne pouvait pas pour autant plus profiter de la vie…

Dans son jeu, Kalaen bascula brusquement en arrière et tomba inévitablement des genoux de Maeve avant qu’elle n’ait eu le temps de comprendre ce qu’elle n’avait pas vu. « Kalaen !! » se sentit obligée de crier l’aveugle. Mais par une chance irrationnelle, l’enfant était tombé sur un épais coussin qui lui avait permis de ne pas se blesser. Maeve saisît le miraculé et le blottît dans ses bras, bien plus inquiète que lui. Le rire naïf de Kalaen tinta à ses oreilles de sans-classe. Il riait ! Bien sûr, puisqu’il n’avait pas eu à se soucier de quoi que ce soit : lui, était sous la bienveillance d’Ecaflip… Lui, était protégé, choyé par un Dieu…
Maeve bouillait maintenant de jalousie. Puis, elle eut peur de cette haine qu’elle portait peu à peu pour cet enfant, là, si fragile. Et si le pire arrivait, dans un excès de colère ? Et si toute sa chance écaflipe ne suffisait pas à stopper la haine de la jeune femme ? Maeve décida de confier Kalaen à quelqu’un de plus posé, de plus stable ; somme toute, quelqu’un de moins dangereux. Il fallait qu’elle s’éloigne suffisamment pour qu’on ne lui fasse plus confiance.



Plus tard, trop longtemps à son goût, Maeve sortait de sa coquette maison de l’avenue de l’Archery (qu’elle ne devait certainement plus mériter, d’ailleurs). Kalaen dans ses bras, elle commença à s’avancer lentement. Il lui semblait ne pas être sorti depuis des siècles. Le froid invisible lui mordait les joues et piquait ses yeux morts, deux sensations qu’elle avait totalement oubliées. Maeve concentra ses souvenirs et tenta de se remémorer une image de la rue, et du chemin qu’elle espérait faire. Peu rassurée, elle s’adressa à l’enfant d’une voix qui se voulait enjouée :
« C’est un nouveau jeu, Kalaen. Tu dois me prévenir quand je vais me cogner contre quelque chose, d’accord ?
-Da’ord !! »
Elle traversa ainsi Murof jusqu’à ce qu’elle pensait être la Grand Place. Peu de voix étaient présentes, mais deux en particulier ne semblaient jamais quitter les lieux. Maeve s’avança jusqu’au petit groupe de Murofiennes lorsque Kalaen s’écria :
« ‘tation tata Mav ! ‘tation ! BOUM !
- Oi Maeve ! Salua la voix de Kamilla.
- Yosh , fut la seule onomatopée qui fut destinée à Maeve par les deux autres voix.
- Hey les filles… est-ce-que je peux demander à l’une d’entre vous de me guider jusqu’au théâtre ? Il faut que je retrouve Nico.
- Bwah… on était en plein RP, là… »
Après un petit quart d’heure à négocier, Maeve parvint à convaincre Kamilla de l’accompagner. Dès qu’elles furent éloignées du groupe, un silence pesant s’installa entre elles. Aucune des deux ne voulait parler à l’autre, et l’Eniripsette aux couleurs acides marchait d’un pas rapide pour en finir au plus vite de cette corvée. D’autant plus que la compagnie n’était que peu agréable, pour l’une comme pour l’autre. Bref, ce fut un trajet expédié sans formalités.
Lorsqu’elles s’arrêtèrent devant le théâtre, Maeve coupa la réplique d’au revoir de Kamilla.
« T’en fais pas, va. Je sais que devoir aider une aveugle n’est pas facile… Mais vous en serez bientôt libérés.
-Ah oui ? Qu’est-ce-que tu veux dire par là ? »
Le ton de l’Eniripsette était sincèrement étonné. Maeve se demanda alors qu’elle attitude prendre pour lui répondre. Elle était peut-être inutilement énervée contre la petite rôliste.
« On en a déjà parlé lors des débats organisés par Vlad’ : la cité se divise en deux, les anciens et les nouveaux Murofiens. Je ne…
-Oh ! Pourquoi vous en faites toujours un fromage ! Je suis d’accord avec Toro’, vous êtes vraiment trop nostalgiques ! Faut vous ouvrir un peu, les vieux ! »
Maeve se braqua. Voilà exactement le type de remarque qu’elle voulait fuir. Elle avait eu beau se débattre pour justifier et expliquer ses ressentis vis-à-vis de la nouvelle génération, il lui semblait toujours plus que cette bataille n’en finirait jamais.
« Eh, je suis bien consciente d’avoir un avis trop réservé. Que veux-tu, je n’ai pas les mêmes principes et me faire aux vôtres me prendrait du temps. Maeve se précipita pour empêcher Kamilla de reprendre la parole, J’ai essayé Kamilla, je t’assure que j’ai essayé de prendre part à vos conversations. Et lorsque j’ai essayé j’ai vite compris que ça ne marcherait pas, pas avec moi. Je reste optimiste quant à l’adaptation des autres, Jeana et Kiri’ sont plutôt bien parties, par exemple. Moi, j’arrête. »

Les deux femmes laissèrent le silence revenir. Maeve chercha à entendre un signe de colère chez Kamilla, ou quoi que ce soit d’autre qui témoignerait d’une réaction de l’Eniripsette. Celle-ci poussa un long soupir qui se finît en petit grognement. Elle aussi devait en avoir par-dessus la tête mais elle, elle connaissait encore pleins d’habitants de Murof. Elle lâcha d’un ton sec :
« On s’est tout dit je crois. En tout cas ça vaut mieux pour aujourd’hui, j’en ai assez entendu. »
Kamilla allait partir lorsque Maeve sourît, suscitant la curiosité de la jeune fille.
« Il n’y aura pas de prochaine fois, rassure-toi. Il est temps pour moi de couper les ponts avec Murof.
-Mais…
-Ouais, merci de m’avoir accompagnée. Bon RP les jeunes ! »
Et Maeve se rua à l’intérieur du théâtre, le sujet était bientôt clos, encore une personne à qui parler.




« Nico’ ? C’est Maeve. »
Avec un sentiment de culpabilité, à deviner la réaction de son conjoint après ce qu’elle allait lui annoncer, la jeune femme s’avança dans l’immense salle. Son appel avait résonné et elle avait su l’entendre peut-être bien deux fois plus longtemps qu’aurait pu un voyant. Le temps lui sembla long dans ce noir, dans cet espace fermé mais trop grand, où elle entendait sa voix se répéter comme si c’était le même instant. Seulement moins présent.
La respiration régulière et stable de Kalaen dans ses bras fut capable de la rassurer. Désormais loin de son abri, sa maison, elle adorait ce garçon qu’elle détestait quelques minutes plus tôt. Elle lui présenta sa main qu’il commença à mordiller, probablement pour imiter sa sœur. Sévère, elle le réprimanda et s’apprêtait à le sermonner lorsqu’une voix s’écria au fond de la pièce, côté scène.
« Oh ! Maeve ! Qu’est-ce qu’il se passe ?! » Il s’inquiétait de la voir sortie, un projet qu’elle n’aurait pour rien au monde voulu la veille encore. Maeve le rassura.
« Non rien, rien de grave. Il faut juste que je te parle…
-Ca doit pourtant être grave si tu n’as pas pu attendre ce soir pour le dire ! Attends, j’arrive… »
Le Zobal s’élança au pas de course pour traverser la pièce. Ses pieds, pourtant chaussés très simplement, grondaient comme le tonnerre à chacun de ses pas sur le parquet. Maeve ne put s’empêcher de grimacer. Il allait falloir qu’elle s’habitue à sa nouvelle ouïe. Après l’avoir tendrement embrassée, Nico’ la fit s’assoir sur le premier fauteuil à leur portée, et s’accroupit à côté de l’aveugle.
« Alors ? Raconte-moi tout. »
Maeve prit la main de son aimé, joua à entremêler leurs doigts et sourît, déjà nostalgique. Maintenant qu’elle devait lui annoncer sa décision, le courage lui manquait.
« Tu t’assois pas ? Ils sont confortable pourtant…
-Rembourrés aux poils de Bouftous et plumes de Tofus, madame ! J’espère bien qu’ils sont confortables, vu toutes les fois où tu dois t’y installer !
-Tu sais bien que je pourrais te regarder jouer assise par terre, ça me serait bien égal ! Et je suis sûre de ne pas être la seule… Mais bref, je ne suis pas venue pour te parler de ça.
-Oui, pardon… »
Maeve devina le visage de Nico devenir sévère. Il avait déjà fait cette tête là la dernière fois, avant de commencer à crier… Elle immobilisa Kalaen qui voulait voyager sur le siège d’à côté et reprit :
« Tu te souviens, je t’avais déjà parlé de mon envie de partir de Murof…
-Et tu te souviens, je t’ai répondu que je ne pouvais pas abandonner mon job ici, ni ne voulais abandonner nos amis bien que nous ne les voyions plus souvent ?
-Je m’en souviens, Nico. L’aveugle désespérait d’être incapable de lire dans les yeux du Zobal, Mais je m’accroche à cette idée, quitte à…Enfin, tu sais que je t’aime plus que tout ! Mais j’étouffe ici !
-Ça ne s’est pas arrangé alors ?
-Du tout, surtout depuis que je reste enfermée à la maison.»
Comment lui dire ? Maeve cherchait les mots.
« J’ai longtemps cogité sur la question, et je me suis souvenue de ce lointain cousin Roublard dont tu m’avais parlé.
-Kilame ? Kilame Smisse ? Ne me dis pas que tu veux le rencontrer !!
-Eh bien…la jeune coupable se dit qu’ils entraient enfin dans le vif de la discussion, si, j’aimerai le retrouver pour qu’il m’enseigne l’art… roublard.»
Silence pesant, et pourtant l’apocalypse derrière les yeux de l’aveugle. Les pulsions de sang tambourinaient sur ses tympans. Il allait éclater ; ils allaient éclater ; ses deux cœurs, celui qui la faisait vivre et celui qui vivait à ses côtés. Nico allait monter sur ses grands chevaux et Maeve mourra de peur. Les doigts du Zobal s’agrippèrent à sa main.
« Nico…
-Mais comment tu as seulement pu penser à lui ? C’est un Roublard, Maeve ! Un vulgaire voleur prétentieux qui n’a même pas la qualité des Smiss d’être loyal à sa famille ! Et toi tu veux devenir l’un d’entre eux ?! Une voleuse ? Pire, une hors-la-loi ? C’est pour ça que tu veux quitter Murof et me laisser derrière toi ?!!
-Laisse-moi t’expliquer, ne te fâche pas s’il-te-pl…
-Non, Maeve ! Nico s’était soudainement levé et on l’entendait s’agiter d’une rangée de fauteuils à l’autre. Je ne veux pas te voir devenir une pilleuse de bas-étages ! Et as-tu seulement pensé que Kilame pouvait très bien refuser, ou même te faire du mal ? Il se fichera bien de savoir que tu es la femme de son stupide cousin ! Il ne te laissera peut-être même pas parler avant de te faire… des choses franchement dégueulasses… »
L’horrible idée qui venait de s’infiltrer dans son esprit eut l’effet d’un seau d’eau glacée. Le Zobal se tourna lentement vers Maeve et Kalaen. Il ne voulait même plus imaginer sa femme et son vil cousin dans la même pièce… Maeve profita de cette accalmie pour reprendre la parole.
« J’ai déjà réfléchi à tout ça. Je saurai me défendre, et dans le cas ou il m’arrivait quelque chose de mauvais, je saurai te prévenir et tu sauras où me chercher. »
Nico’ n’était pas convaincu le moins du monde. Il lui semblait que Maeve était devenue profondément stupide, ou du moins folle. Etait-ce de sa faute à lui si elle voulait partir loin de Murof ? Elle lui avait promis que non, expliquant son départ par les conflits de Murof. Dépité, il posa une nouvelle question :
« Et pour le voyage alors ? Ta cécité t’empêchera de te diriger correctement, non ? Tu ne sais même pas où chercher Kilame…
-J’ai acheté une dragodinde éduquée pour les non-voyants, elle m’attend à Amakna où on me la confiera dès mon débarquement. Une jolie dragodinde Labra d’Or. Quant à retrouver ton cousin, je compte me renseigner une fois sur le continent. »

La colère avait maintenant cédé pour laisser les deux amoureux dans une profonde tristesse. Ça se finit souvent comme ça, la colère s’épuise mais la tristesse, elle, est bien plus endurante et tenace. Maeve allait parler lorsqu’elle fut interrompue par une voix féline :
« Tata Mav’ s’en va ? »
Le petit Kalaen avait passé ses petits bras d’enfant autour du cou de l’aveugle, et regardait en coin d’un œil inquiet son « oncle ». Aussi naïf que des adultes pouvaient l’imaginer, le gamin avait pourtant tout compris. Maeve entendit Nico laisser tomber sa tête dans ses mains. Elle se leva et embrassa tendrement le coin de joue de son mari qu’elle pouvait encore atteindre.
« Oui Kalaen. Maeve quitte Murof. »




Le départ était prévu un triste matin, si tôt que le soleil s’éveillait à peine.
A bord, l’équipage s’affairait à embarquer les bagages et à vérifier le matériel. Cette traversée formait leur quotidien, et ils ne se souciaient guère des difficiles adieux qui pouvaient se faire d’un port à l’autre. Le temps n’avait pas de nom d’heures, il était seulement coupé de périodes, d’embarquement ou de voyage. Il n’y avait pas de nuit ou de jour, le navire devait toujours être actif. Aussi le préposé à la vigie criait déjà à qui voulait bien l’entendre, sans se soucier du sommeil de qui que ce soit :
« Voyageurs pour Amakna, départ dans quinze minutes ! Aucun retard ! »
Je m’en souviens encore.

Sur le quai, un homme et une femme, un couple. Des pleurs, des excuses, de la colère, puis la tristesse. Vous vous souvenez ? Elle est toujours gagnante face à la colère. Des étreintes, des baisers, des promesses. Des plaintes, des reproches, des questions. Somme toute, une séparation.
Il s’en souvient encore.

Ce qui s’est dit n’intéresse que peu d’habitants de Murof. Pour la plupart, ils se remettront très vite, ou ne remarqueront que vaguement ce petit trou qui manque à la base du phénomène « Murof ». Je ne leur reproche absolument rien, je ne me reproche absolument rien. Maeve reviendra peut-être un jour, mais elle doit pour l’instant se préparer à une grande aventure.
Voilà, le bateau a levé l’ancre, coupant le dernier lien matériel entre Maeve et cette ville de fous. Elle parviendra certainement à rester en contact avec ces amis les plus proches, ça marche souvent comme ça.
Maeve…
Vous vous en souvenez encore ?

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Re: Murof, l'original

Message par Nico' le Mar 17 Jan 2012 - 19:42

Voilà le moment que je voulais pas qui arrive... C'est triste quand même qu'un des créateurs de ce mouvement qu'est devenu Murof nous quitte... Enfin bon, tu sais déjà ce que je pense de ce chapitre que je trouve magnifiquement bien écrit. Surtout la fin, tu sais comment je la trouve (je n'ai pas envie de la dire ici... ' 3' ). Enfin... qui sait, tu reviendra peut-être un jour ?
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Re: Murof, l'original

Message par Kamilla le Mar 17 Jan 2012 - 19:46

C'est dans ces moments-là que je me rends compte que j'ai bien été influencée à une époque.
o.o


btw j'aime cette partie, mais ... j'sais pas, un truc qui clo--
*part relire*
[quote=Maev']« Oui Kalaen. Maeve quitte Murof. »[/quote]

ಠ_ಠ
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Re: Murof, l'original

Message par Vlad' le Mar 17 Jan 2012 - 22:52

'Tain.. Tu as faillis m’arracher une larme... Seul Hunger Games, et la fameuse mort de Rue ont été capable de le faire... Chaud quoi...

Personnellement, je n'ai absolument rien à redire de cette partie. Je me suis très bien imaginé chaque passages, et c'est d'ailleurs cette proximité avec le texte, qui m'a noué la gorge, au moment de l'épilogue de Maeve.

Non, franchement. Je pense faire partit de la petite part d'habitants qui n'oubliera jamais Maeve, comme tu l'écris toi même. Et bien que cela me semble vain, je ne peux qu’imaginer et espérer la même chose que Nico', dans la dernière phrase qu'il est écrit. Mais c'est beau de rêver...

Franchement... C'est chiant d'être Nostalgique... Surtout quand un membre fondateur de la Community nous quitte...

Par contre, je pense exclure cette variable de ma prochaine partie, si tu veux bien... La flemme de tout rechanger à une semaine du postage...


Maeve bonsoir, du soir...
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Re: Murof, l'original

Message par Moinonminou le Mer 18 Jan 2012 - 14:44

Maev' a écrit:
Voilà, le bateau a levé l’ancre, coupant le dernier lien matériel entre Maeve et cette ville de fous. Elle parviendra certainement à rester en contact avec ces amis les plus proches, ça marche souvent comme ça.
Maeve…
Vous vous en souvenez encore ?

Oui.

Au début je pensais que c'était juste dans l'histoire que Maeve partait...mais...en lisant les précédents posts...et bien...je me suis rendue compte que c'était valable pour toi aussi! D8

Bah, je dirais que c'est une superbe partie...comme l'on dit les autres...Je n'ai pas pleuré comme Vlad'...mais c'était très prenant comme texte, avec les sentiments de cette sans-classe...de ce qu'elle endure dans sa cécité...Bon...Bravo quoi! \o/ Dommage que ça soit -d'après ce que j'ai pu en conclure- ta dernière partie ici...

Jamais je n'oublierai Tata Maev'! \o/

Maev' a écrit:So, enjoy
Bah...il faut bien. =) Et, si on reste sur le texte...Bon voyage!
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Re: Murof, l'original

Message par Jeananas le Mer 18 Jan 2012 - 20:35

J'ai tout de suite deviné qu'ils s'agissaient de vrais adieux, tu vas me manquer mais je reste en contact avec toi quoi qu'il arrive, sur FB, sur Deviant, soit présente et donne de tes nouvelles.
Et ne te désinscris pas, au cas où tu aurais envie de repasser.
Jeana'.
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Partie 34 : Vlad'

Message par Vlad' le Mer 25 Jan 2012 - 23:50

Voilà... Légèrement bâclé sur la fin, comprenant beaucoup d'ellipses temporaire, je vous présente mon cadeau pour l’anniversaire de Moinon. Toutes remarque sur ce que vous pourriez penser de moi, et de ma façon d'écrire, est résumé dans la toute dernière phrase du texte :3
C'est de loin la partie la plus longue par rapport au temps d'écriture, que j'ai jamais pus produire. Mais il faut dire aussi que le tiers a été écris ce soir même... xD
Et je trouve que c'est, d'après moi, une de mes meilleurs partie Murof... Après, c'est à vous de juger, mais personnellement, je l'aime bien, celle là...


Voilà. So, Enjoy, comme dirait une remarquable Murofienne, qui me lira surement, mais qui ne commentera plus...


Un 26 Javian pas comme les autres...



Et pourtant, il commençait bien, ce 26 Javian ! Le réveil avait été plutôt calme, et ce, pour la première fois depuis longtemps ! Elianne semblait vouloir commencer à nous laisser dormir, à moins bien sur, que ce ne fut là, l’exception d'une simple nuit... Bref, le soleil était levé, on entendait les Tofus piailler, les enfants jouer, et le marché au loin. A travers la fenêtre de la chambre, Murof c'était déjà éveillé. La ville rayonnait autant qu'elle le pouvait, et pourtant, l'aube venait à peine de se terminer...

Je me redresse sur le lit et observe la pièce. A en juger par les rayons du soleil, nous devons êtres sur les plates bandes de la Démone IX. Et la journée s'annonce radieuse, pour un mois de Javian ! La belle et froide protectrice semble être clémente pour une fois, comme si les assauts glacials et sombres de Djaul venaient de prendre fin, annonçant des journées plus plaisantes et radieuses que celles venant de s'écouler. Dommage pour les Murofiens qui avaient fait des bonshommes de neige... Je doute que cette dernière tienne, si le soleil venait à persister...

Moinon dort toujours. Elle aussi semble ne pas avoir l'habitude des nuits paisibles comme celle qui vient de prendre fin... Chose qui me fait sourire. Je repense au trois Juinssidor derniers. Au moment où elle était à ma place, éveillée, et moi couché. Je repense au cadeau, à ce petit déjeuné au lit, à sa pose et son expression unique qu'elle avait affiché à ce moment là... C'est aujourd'hui mon tour. Et je ne veux pas faire les choses à moitié. Non, elle ne le mérite pas. Elle mérite mieux que ça. Elle mérite mieux que tout, en fait. Mais avant, de lui offrir mon cadeau, je dois rencontrer deux personnes : Jeana' , et un nouveau, Ryouke. Pour Jeana' , ça risque d'être long... Je ferais mieux de commencer par Ryouke.

Je me lève, lentement, silencieusement. Je sais, je ne suis pas très doué pour ce genre de chose... Mais il faut bien qu'il reste des traces de ma condition de Iop, quand même ! Déjà que je suis sans doute le seul Iop capable de mettre en place une surprise à la hauteur de mes sentiments pour Magnon... Fort heureusement, la Xélorette ne se réveille pas. Merci à Iop, que j'ai mentalement prié pour la réussite de cette journée... Je sort de la pièce, toujours aussi lentement, avec toujours autant de discrétion Iopesque, en priant toujours autant Iop que Moinon ne se réveille pas. Pour l'instant, je dois dire que tout me réussit. S'en est presque trop beau pour être vrai... D'autant plus que j'arrive à esquiver Lully, couché sur les marches des escaliers. Pour une fois que je le remarque, et qu'il ne miaule pas pour réclamer des croquettes... Quand aux marches de bois, elles ne craquent pas plus que ça. Pas assez pour réveiller la mère et la fille, du moins. Et c'est avec un immense soulagement que me voilà dans le salon, où m'attendent des vêtements chauds, posés sur la table de la grande salle à manger, pour ne pas prendre le risque d'éveiller tout le petit monde en me préparant dans ma chambre. Quand je vous dis que j'avais tout prévus...

… Sauf ça.

Posé sur la table, un peu plus loin, je découvre un cadeau destiné à la même personne que le mien. Sauf que celui là, eh bien, il n'est pas de moi. C'est un magnifique diadème. Une superbe pièce en métal, légère comme les cottes de mailles des plus résistantes armures Féca, incrustée de deux petits diamants en forme de rouage. Et pour bien m'enfoncer, comme si je n'avais pas compris de qui était ce présent, à coté de l'objet, en guise de signature, est posé une petite dague portant l'emblème de la classe Xélor. A la fois pour me confirmer ce que je pensais, mais aussi pour bien me préciser que cet objet appartient à Magnon, et qu'il m'en couterait très cher de me l'approprier. Réaction immédiate, je lève les yeux au ciel, et murmure :

- S'pas à moi que vous feriez des cadeaux comme celui là, tiens...

Aucunes réponses, évidement... D'ailleurs, cela me rend plus joyeux qu'autre chose, maintenant que la surprise est passée. Qu'une Déité veuille jouer la carte du plus gros cadeau possible, pour impressionner Magnon plus que je ne serais jamais capable de le faire, cela me rend heureux. Ne cherchez pas le pourquoi du comment. Peut être parce qu'il sait lui même, que c'est bien mon cadeau et pas le sien, qui fera le plus plaisir à la Xélorette, malgré les apparences...

Je coupe rapidement cette discutions mental. J'ai d'autres choses à faire aujourd'hui, bien plus importantes que de me laisser distraire par des pensées en tout genres... J'enfile les habits posés à coté du diadème, que je ne lâche pas une seconde des yeux. C'est vrai qu'il est beau... Mais toute la beauté du Monde ne suffira pas à combler Magnon. C'est mon cadeau qu'elle préférera. Après tout, c'est moi, et non son Dieu, qu'elle aime ! Je termine par enfiler les bottes de cuir. Me voilà près à affronter la fraicheur d'une mâtiné hivernale Murofienne, qui s'annonce plus chaude dans les heures à suivre. L'épais pull en laine, de couleur verte, fait un peu riche, il est vrai. Mais j'avais envie de le mettre aujourd'hui, de montrer qui je suis. Il est vrai que ce poste à la mairie de la ville paie beaucoup mieux que mes précédents emplois à mi-temps dans l'auberge, ou à la bibliothèque de la ville... J'ai envie de le montrer, voilà tout. Y a t il du mal à le faire ? Ce n'est pas une tare d'avoir de l'argent... Du moment que l'on ne baigne pas dedans, et dans le désir impétueux d'avoir éternellement plus d'or...

Je sort donc habillé comme un riche, cela ne me dérangeant pas outre mesure, pour la première fois. Une épaisse tenue de laine verte, un pantalon lui aussi épais, mais noir, et enfin, de grosses bottes en cuir marron. Il est fort à parier que pour les touristes, ou les simples acheteurs venus des autres archipels, je serais vus comme un notable de la ville. Ce qui n'est pas totalement faux en soit, bien évidement... C'est juste étrange d'avoir à ce considérer comme un bourgeois, simplement parce qu'on file un coup de main aux dirigeants de la cité...

L'aire est frais. Certes, il fait beau, et pour la première fois depuis plusieurs semaines, l’épaisse couche de nuages qui stagnait sur les montagnes de l'Est de l'ile semble avoir disparues. Ces derniers sont postés, disparates, dans le ciel. Un ciel dont les dernières couleurs rouges disparaissent progressivement, pour laisser place à un joli bleu, pas vu lui non plus depuis assez longtemps. De quoi vous mettre de bonne humeur, en somme.

La rue des Enudis est déserte. L’habitude de voir Jeana' par le carreau de la fenêtre d'en face, laisse aujourd'hui un gros vide. Elle n'est pas là, évidement, depuis les récents événements ayants secoués mon allée... Je presse donc le pas, n'ayant pas envie de trainer plus longtemps ici, en pensant à cette sombre réalité, qui pourrait casser une si bonne humeur... Et ruiner une si belle journée...

Les autres rues adjacentes sont déjà plus peuplées. Je les remontent les unes après les autres, en direction de la Grand Place, en pleine mâtiné de marché. Les bruits se font de plus en plus fort, à mesure que je me rapproche du grondement de la foule. Derrière moi, le vide des matins Murofiens. Devant moi, le capharnaüm du plus grand marché de l’archipel. Je continu à marcher. Il ne me faut pas longtemps pour arriver sur cette Grand Place. Quelques minutes plus tard, me voilà au milieu de la foule, tentant de me frayer un chemin entre les personnes, acheteurs et marchands compris. Car certains, moins bêtes que d'autres, ne vendent que de petites choses, qu'ils portent continuellement sur eux, comme des cadrants Xélor, par exemple... Et quand je dis qu'ils sont moins bêtes, c'est parce qu'ils ont compris qu’une personne vêtus comme moi doit forcément avoir de l'argent sur elle. Malheureusement pour eux, ce n'est pas le cas. Je n'avais pas prévus de faire des emplettes aujourd'hui. Du moins... Rien qui nécessite de sortir des Kamas immédiatement...

Voilà, j'ai réussi à passé de l'autre coté, sur la route menant au port. Car je n'avais pas prévus de m'arrêter sur la Grand Place... De toute façon, à part les Eclipsiens reconvertis, et certains insomniaques, ils y a très peu de membres de la Murof Community qui y trainent, les matins de marché... Je continu donc mon chemin, vers le port, et surtout, vers Ryouke. Le bruit assourdissant que je laisse derrière moi fait lentement place à la mélodie de l'eau. Je ne la vois pas encore, et pourtant, je l'entend déjà. Les rues sont peu peuplées, sauf par celles se rendant vers la Grand Place. Je remarque comme prévus, quelques regards discret se tournant dans ma directions. Je ne suis pas à proprement parlé « impressionnant », je suis juste un Iop élégamment vêtu.

La mer est là devant moi, principale ressource de Murof. J'ai rendez vous au port. On peut donc considérer que je suis presque arrivé. La dernière rangé de maison, qui entoure la partie portuaire de la ville, est maintenant derrière moi, et je ne m'arrête pas. Car devant, il reste encore à franchir le plus long ponton en boit, celui qui dépasse tout les autres, et s'enfonce loin dans la mer. Tout au bout dudit ponton, je retrouve le Sacrieur, qui semble m'attendre depuis quelques temps déjà.

Ethan de son prénom, mais que tout le monde ici appel Ryouke, et ce, depuis son arrivé, il y a peu de temps. Légèrement plus jeune que moi, les cheveux d'un bleu très pale, presque blanc, les yeux vides, traditionnels des Sacrieurs, un nez très fin, une valise mystérieuse à la main, et une tasse pleine à raz bord de café dans l'autre. Ryouke quoi. Une personne en qui j'ai confiance, et qui, parmi tous les récents venus dans cette ville, me plait le plus. Ou devrais-je dire, les nouveaux venus de la Murof Community, puisque mon rôle au sein de la marie de cette ville est de m'occuper de la Community...

Je m'approche donc lentement du Sacrieur, qui, après avoir remarqué ma présence, se tourne rapidement vers la mer. Comme si de rien était, je me positionne à ses cotés, et observe l’étendue bleu de la même façon. Après un rapide moment de flottement, où nous restions à écouter le bruit des vagues venant heurter le bois
du ponton, je me lance discrètement :

- Billets ?
- Poche droite.
- Okay...


Disons pour faire court, que si Magnon connaissait la moitié du périple qu'ils ont pu faire, ces billets, elle regarderait son cadeau encore plus différemment qu'elle le verra déjà. Et disons aussi, qu'il faut parfois savoir faire des choix. Un Sram, c'est bien pour subtiliser. Un Roublard, c'est bien pour transporter. Et un Sacri, c'est bien pour ne se douter de rien. Non, je n'ai pas volé ces billets. Je les ai échangé contre de l’argent, à l’insu même de leur propriétaire. Et puis mince, je suis peut être l’instigateur, mais ce n'est pas moi qui les ai pris. Ça aurait été très mal avisé de ma part d'ailleurs. Ce soir, la personne qui avait acheté ces deux places ne les retrouvera pas. En revanche, je ne pense pas qu'elle en tienne vraiment rigueur au voleur, quand elle verra la bourse qui traine chez elle, accompagnée d'une petite lettre anonyme de remerciement. Pour faire court, il suffit de dire que j'ai acheté ces billets, mais que je n'ai pas vraiment laissé le choix à son propriétaire. Maintenant, il vas falloir payer le Sram, le Roublard...

… Et le Sacri, chose que je m'empresse de faire. Je sort donc les deux billets de la poche droite de Ryouke, et y pose en guise de remplacement, une petite bourse, en prenant grand soin de vérifier qu'elle n'est pas trop épaisse pour attirer l'attention. Dans cette même bourse ce trouve aussi bien de l'or, que des graines de café. Juste au cas où, le connaissant...

Juste après ce bref échange, qui n'a pas duré plus d'une minute maximum, nous attendons encore quelques secondes, histoire de laisser planer une atmosphère assez sérieuse dans l'air. Après quoi, nous nous retournons de concert, et regardons le ponton de bois sur toute sa longueur. Il est entièrement vide. Toujours de façon simultané, nous nous regardons et éclatons de rire. La phrase « dommage, c'était pourtant une bonne action » viens de passer de lui à moi. Nul besoin de le dire, pour ressentir que la scène sérieuse venant de se produire était digne des plus belles actions pouvant être lues dans les livres. Parce que j'avais vraiment envie d'offrir ces billets à Magnon, et parce que j'ai entrainé Ryouke dans une histoire ne pouvant être considéré comme totalement légale, je pense que le moment était venu de rire un peu.

- Félicitation Ryouke, tu es un très bon acteur.
- De même, répond-il en finissant son café. Dis moi, c'est pour Moinon, je suppose, ces billets ?
- Exact. Pour son anniversaire, aujourd'hui même. Tu comprends que je n'avais pas le droit à l'erreur...
- Mais que va-t-elle penser de ça ? Du fait que son cadeau, bien qu'il puisse être grandiose, n'est pas réellement le tiens... Puisque il est volé...
- Techniquement, il ne l'est pas. Je ne voulais pas que cela ressemble à un vol. Même si ça s'en rapproche incroyablement. J'ai payé à cet homme le prix exact des billets. Je les ai donc achetés, d'un certain point de vue... J’essaie moi même de me persuader que ce n'est pas un vol... Le mieux serait de ne rien lui dire...

Je suis embarrassé, et il le voit bien. Je n'avais au départ, pas prévus que les choses tourneraient comme ça, que les places seraient déjà toutes vendues, si longtemps à l'avance... Alors j'ai improvisé, à la Iop... C'est à dire, de la manière la plus stupide qui soit. Et aujourd'hui, je me pose moi aussi la question de savoir comment annoncer à Magnon, que j'ai privé une autre personne de profiter du spectacle que nous allons vivre.

Je n'ai pas envie d'y penser. Je n'ai pas envie d'en parler. Je vais plutôt continuer mon planning journalier, en prenant le Zaap de la ville. Direction totalement à l'opposée du port, puisque située dans les terres de l'ile. Je met donc rapidement fin à la conversation, remerciant mille et une fois Ryouke, avant de faire sens inverse, de quitter le ponton, et de m'engager une nouvelle fois dans la ville. Je repasse au milieu de la Grand Place, où encore plus de monde semble s'être agglutiné. Les gens se marchent presque dessus, pour pouvoir entrapercevoir le moindre objet devant les étales. Je tente de passer calmement, en poussant très légèrement les personnes collées à moi, de la même façon que le faisait Ahlt Aïre, le très célèbre assassin. Pourquoi ne pas profiter de cette belle journée pour s'amuser ? D'autant plus que là où je me rend maintenant, les choses ne rigolent pas. Je dois parler sérieusement. Car maintenant que j'ai les places, je dois avoir les invités. La majorité sont déjà prévenus depuis plusieurs jours, mais il manque encore quelqu'un. Quelqu'un d'important. Quelqu'un qui n'est actuellement plus à Murof. Je veux bien sûr parler de ma voisine d'en face, devenu gouvernante de l'énorme propriété Brâkmarienne des Nawéglings.

Eh oui, je vais voir la famille détruite ! Je vais à Brâkmar.


------- * -------


Ce n'est pas mon premier voyage à bord des Zaaps. Ni mon premier à Brâkmar. En revanche, ce sera la première fois que j'irais voir la demeure Nawégling. Située à quelques centaines de kamètres en dessous de la demeure Royal du prince Blood, sur la pente escarpée du volcan surplombant la ville, entouré de lacs et rivières de lave, bâti puissamment dans la pierre rouge sombre, tout l'endroit respire et inspire au respect. Le gigantisme des lieux, les balcons surplombant le souffre et les flammes de l'enfer, ainsi que les bruits extérieurs résonnants dans la structure interne tellement silencieuse, donne l'impression qu'un roi vivait ici autrefois. Je ne suis pourtant que dans le hall d'accueil, et me voilà déjà impressionné par l'endroit.

Ce même Zaap, que je viens de franchir, n'est situé qu'à une distance raisonnable de la gigantesque demeure, de sorte qu'il ne me fallu pas longtemps pour pénétrer cette dernière. Heureusement pour moi, qui n'ai qu'un temps limité pour faire toutes les emplettes du jour... Si je me repère au soleil de la ville des ténèbres, qui semble peiner à percer la couche de nuages rouges sombres, il doit être déjà plus de midi. Je ne vais pas pouvoir m'attarder ici bien longtemps...

Heureusement pour moi, une servante arrive rapidement, et me propose de me conduire à la maitresse de maison. Elle ne doit pas avoir plus d'une vingtaine d'années... Fécatte, sans doute, à en juger par sa tenue, bien qu'il soit totalement impossible de l’affirmer complètement, à cause de l'absence de signes distinctifs. Elle ne porte pas de lunettes, ni aucun autre accessoire propres à la classe dont elle semble pourtant appartenir. Son visage arbore tout ce qu'il y a de plus neutre, dans son expression, presque comme si elle effectuait cette tache à contrecœur. A moins qu'elle n'est été proche de l'ancien maitre de maison pendant un temps, et qu'elle se fasse du soucis pour lui... Comme moi quoi...

Quoi qu'il en soit, elle m’emmène dans un dédale de couloirs, tous plus magnifiques et gigantesques les uns que les autres. Les tableaux, accrochés sur des murs de pierres légèrement rouges, semblent presque me suivre du regard... Et ils le ferait vraiment que cela ne me surprendrais pas... Sans doute que le nombre de Gostofs enfermés dans chacun d'entre eux doit dépasser de loin ce que j'ai pu voir jusqu'alors... Et Iop seul sait que j'ai pu en voir des choses dans ma trop courte vie... Nos pas résonnent sur un sol lui aussi en pierre, pourtant recouvert d'un tapis richement brodé. Aucun mots n'est prononcés. Que pourrais-je lui dire de toute façon ? Seuls les grondements sourd de la lave coulant sous les douves du château arrive à mes tympans... Et nos bruits de pas, bien sur...

Nous arrivons ensuite devant une grande porte en bois massif. Le genre de bois incapable de prendre feu, quelque soit la magie utilisée pour l'embraser. Ou incapable d'être brisée, quelque soit le type de bélier utilisé. Facile de deviner grâce à ça, que ce n'est pas une salle comme les autres qui se trouve derrière. Surement la salle du trône, bien que je l'aurai plutôt imaginée près de l'entrée, et non au bout d'une multitude de couloirs. La servante me fait signe de l'attendre ici, alors qu'elle actionne un mécanisme ouvrant très légèrement la porte. Je ne vais évidement pas désobéir, d'autant plus que cela ne m’apporterai rien. La pseudo-Fecatte franchit la petite ouverture, juste après, la porte se referme rapidement. Mais pas pour longtemps, puisque la même scène se répète quelques minutes plus tard, alors que la servante revient me voir après avoir encore une fois, entrebâillé la porte.

- Madame vous autorise à entrer la voir.

Encore heureux qu'elle m'autorise à venir ! Il ne manquerait plus que ça !... La servante, toujours avec son air sérieux, presque sombre, fait marche arrière, dans le dédale de couloirs, me laissant seul ici. Bien entendu, cette fois, la porte s'ouvre complètement. Je ne sais pas quel genre de mécanisme peut être assez puissant pour la bouger, d'ailleurs... Ni comment il peut fonctionner. Et de toute façon, je n'ai pas vraiment le temps de me poser toutes ces question, car, à peine ladite porte complètement ouverte, sans même me laisser le temps de réagir, une Fécatte, une vraie elle, et une connue en plus, me saute dessus en m'enserrant dans ses bras.

- Vlaaaaaaad' ! Cria Jeana'. Féca soit louée, tu es venu...
- C'est pas comme si j'avais pas prévenu que je passais aujourd'hui...

Elle reprend soudainement constance, se rappelant rapidement de son rôle au sein de cette grande maison Brâkmarienne. Elle me lâche, s'éloigne d'un pas, et se tient droite, essayant de garder un air digne. Épreuve à laquelle elle échoue lamentablement. Au lieu de montrer tout le sérieux dont elle devrait faire preuve, son visage affiche un air maussade, presque triste. Néanmoins, elle tente de faire un effort, et m'adresse un petit sourire en me demandant :

- Alors... Quoi de neuf à Murof ? Les enfants vont bien ?
- Les enfants oui... Du moins... Cyanne et Kiri, qui forment toujours une bonne paire... Mais pour Kalaen...

A la vus de mon expression en passe de devenir elle aussi morose, la voilà qui se redresse, l'air surpris. Intelligente comme je la connais, la voilà qui semble avoir compris.

- Il est arrivé quelque chose à Maeve ?
- Disons qu'elle à fait son choix. Et que c'est Nico' qui tente de s'occuper de Kalaen désormais. Bien que nous lui filons quand même un sacré coup de main.
- Mais bon sang, arrêtes de tourner autours du pot, que c'est-il passé ? Me demande t-elle, sur un tont toujours plus angoissé.
- Maeve à quitté Murof, voilà ce qui c'est passé.

J'ai peut être lâché l'info un peu trop brutalement. Voilà donc le moment que je redoutais. Ma bonne humeur du jour, vient d'en prendre un coup. Tout ce passe pourtant comme je l'avais prévu. Je n'avais juste pas imaginé que le simple fait de me souvenir du départ de Maeve, de le dire à Jeana', et d'assister à sa réaction, me bouleverserai moi aussi à ce point... La voilà qui perd complètement la face. En même temps, garder un mari enragé dans les geôles de sa propre résidence, lui prendre le titre de baron, gouverner la villa à sa place, être éloigné de ses enfants, et maintenant apprendre le départ départ d'une amie proche... Je ne préfère pas lui demander des nouvelles de Fao' tout de suite. Elle en deviendrait folle... Déjà qu'elle semble ne pas être loin de la folie, à l'heure actuelle... Elle ne sanglote pas vraiment, mais elle semble assez choquée, en revanche.

- Oh, non... C'est pas possible...

Je tente de reprendre un air dure, de maitriser la situation, bien qu'en même temps, les images du moment où j'ai, à mon tour, appris le départ de la Crâette me reviennent subitement en tête.

- Bon, j'ai besoin d'une réponse rapide, là. Tu m'a demandé des nouvelles, je t'ai répondu. Maintenant, j'ai besoin de savoir, si oui ou non, tu nous accompagneras ce soir. Tu ne m'as toujours pas répondu, si tu avais pu avoir une place.

En réalité, c'est plus un moyen pour moi de savoir si oui ou non, je suis un Iop complet, et que j'ai été le seul à m'y prendre aussi tard, pour réserver les billets, au point d'être obligé de les subtiliser à leur propriétaire d'origine... Ce changement de ton assez brutal lui fait en parti oublier le malheur. En parti seulement, parce que je sais très bien qu'au moment où j'aurai ma réponse, ma précédente révélation lui reviendra tout entière dans la tête. Pour le moment, la voilà qui cherche ses mots. Rarement je l'ai vu autant perturbé la Jeana'... Peut être la dernière fois qu'on a apporté Fao' dans cette même demeure... Il faut dire que voir la personne qu'on aime le plus, perdre les pédales, au point de l'enfermer dans les cachots de ce qui était avant, sa propre résidence...

- Je... Je pense venir, oui... Tente t-elle, entre deux grandes inspirations.

Je n'ajoute rien. J'ai ma réponse, et en guise de conclusion, je ne lui lance qu'un seul regard. Un regard qu'elle interprète parfaitement, comme je le souhaitais. Avec un bref hochement de tête, elle m'indique la direction approximative des geôles. Je ne souhaite rien de plus... A moins que...

- Une dernière chose... Conclus-je. Si tu ne te sens réellement pas capable, en ce qui concerne ce soir, ne viens pas... Vraiment...

C'est sur ces dernières paroles, sans prendre le temps d'observer sa réaction, que je repasse par la grande porte, qui semble par ailleurs se refermer toute seule derrière moi. Un peu plus loin, et sans même l'aide d'un quelconque serviteur, je remarque le large couloir qui se sépare du principal, par lequel j'étais venu, il y a à peine quelques minutes... Des minutes qui m'ont pourtant semblé durer une éternité... Ce couloir secondaire, évidement, descend dans les profondeurs du château. Conformément à l'indication de la Baronne, et à un minimum de bon sens personnel, me voilà qui l'emprunte, étant sur d'être au bon endroit pour rendre visite à l'ancien maitre des lieux...

Mais qu'es tu donc devenus, Faolin...


------- * -------


Les heures s'étirent. La seizième vient de prendre fin. Et me voilà de retour à Murof. Raconter mon après midi à Brâkmar ne serait qu'une perte de temps, puisque cela n'a aucune réelle importance avec les évènements qui s’apprêtent à avoir lieu. Si je dois en faire un simple résumé, je dirais juste : d'une infinie tristesse. Ce qui est bien dommage, après le début de journée magnifique que j'ai pu avoir. Je n'aurais peut être pas dû descendre dans les cachots, car cela m'a apporté plus de mal qu'autre chose, de le revoir, ce cher Faolin. Et entre Maeve qui n'est plus des nôtres, et le grand écrivain de la ville qui devient un peu plus fou au fil des jours, ces derniers s'annoncent pour le moins sombres … D'autant plus qu'il va maintenant me falloir compter sur la maladie d'Elianne...

Ça fait beaucoup de problèmes, et une si petite durée pour les emmagasiner... Je tiens encore, mais pour combien de temps ? J'espère que Moinon tiendra le choc, elle.. Et que cette soirée nous permettra d'oublier tout nos problèmes.

En attendant, j'ai une traversé à préparer, des marins à contrôler, un repas à superviser, et une soirée de rêves à me soucier. Le Jeonovan, arborant les couleurs de Bonta, a fait halte à Murof aujourd'hui, pour un ravitaillement obligatoire, avant de reprendre la route de la mer Kantil. Un bateau, non pas de commerce, mais de tourisme. Un bateau faisant escale dans toutes les petites îles qu'il traversera pendant son voyage. Seulement, nous, nous n'irons pas très loin. Juste pour une heure, grand maximum. Car là n'est pas notre destination...

Bref, je suis près du Zaap de la ville. Au nord, c'est à dire, à la limite entre la ville et la prairie qui s'étire au loin, laissant par la suite, la place à une épaisse forêt. Il va me falloir faire le chemin inverse, jusqu'au Sud, et au port de la ville. Même endroit que ce matin, mais pour une affaire complètement légal cette fois ci. Je ne dirais pas que le trajet me parait plus court que ce matin, parce que ce ne serait pas vrai... En revanche, j'en profite pour noter toutes les différences que je peux y rencontrer : le nombre de Murofiens, qui semble avoir bien augmenté, alors que le nombre de visiteurs et d'acheteurs semble avoir diminué. Les membres de la Community, qui se parlent sur la Grand Place, chose totalement impossible la dernière fois que je suis passé dans le coin, accompagné des Eclipsiens reconvertis, des rôlistes, et des nouveaux venus... Encore des personnes qui n'ont pas pris la peine de se présenter à la mairie, et qui viennent directement s'amuser avec les autres membres...

Quoique... Le trajet n'était peut être pas si long que ça... A regarder des autres Murofiens, et à croiser des amis, c'est étrange de se rendre compte à quel point le trajet peut simplement sembler plus court... Me voilà déjà devant la dernière série de maisons précédant le port. Dans quelques minutes à peine, ma très chère Moinon Minou me rejoindra, en compagnie d'Elianne, et nous monterons tout les trois à bord du très joli navire qu'est le Jeonovan. Hâte de faire découvrir aux deux femmes de ma vie, l'endroit le plus beau qu'ai jamais put porter le monde Des Douze...

Une fois de plus, la plate forme de bois craque sous mes pas, signe que je suis arrivé. De toute façon, si le bois n'était pas révélateur, l'odeur du sel marin et de l'iode, mélangé au doux bruit du ressac, aurait réussis à me convaincre de ma position actuelle. Je ne suis malheureusement pas sur le même ponton que ce matin, celui qui se trouvait être le plus long, s’enfonçant profondément dans la mer bordant le port de cette ville. En revanche, celui sur lequel je me trouve n'est pas vide : bien au contraire, le grand vaisseau Bontarien y est déjà amarré, et les matelots s'affairent sur tout les posts à la fois : dans la voilure, sur le pont, sur le quai... Les vivres à amasser sont contenus dans des tonneaux, que de grands Pandawas, Iop et Sacrieurs font rouler en direction du navire. La plupart de ces tonneaux, et je le devine sans aucun problème, doit contenir une quelconque boisson alcoolisé. Un navire, même touristique, reste un navire... Et aussi richement vêtus soient les personnes qui commencent à s’accumuler à coté, attendant l'insignifiant ordre de monter à bord, les marins, eut, restent des marins. Il m'es arrivé d'en fréquenter, des gens civilisés, sur les rafiots. Et je peux vous assurer que par « civilisés » je relativise toujours...

Un choc soudain me sort de mes pensés. Pas un choc physique, mais plutôt un choc mental : Moinon n'a pas son masque. Ses cheveux sont libres, sans la moindre attache d'aucune sorte, flottants légèrement dans la faible brise apportée par la mer. Le bout des mèches rebelle s'amuse à lui toucher la nuque, lui donnant un petit coté, à la fois sauvage, et naïf. Ces grands yeux me fixe, accompagnés d'un petit sourire en coin, empli d'une curiosité qui ne sera pas assouvie tant que nous ne serons pas arrivés. Dans ses bras, la jeune Elianne, et ses cheveux blond. Elianne et ses yeux bleu pâle. Elianne, la plus belle de toutes les filles...

Mais le plus impressionnant de cette sublime image, qui, je pense, restera à jamais marqué dans mon esprit, c'est bien la tenu que porte la Xélorette : d'un coté, les vêtements brodés et toile d'arakne, et rembourrés en laine de bouftou, d'une couleur tirant sur un rouge clair, et de l'autre, le Diadème de Xélor. Et à la rigueur, je ne pense pas lui en vouloir vraiment un jour, à ce Dieu de malheur ; il a rendu cette scène encore plus magique qu'elle ne l'aurait été. Et il a transformé sa disciple, pour en faire la plus belle de toutes les créatures que le Monde Des Douze ai put porter. Des vêtements de riches, une parure de riches, le tout, sur la personne la plus simple et la plus belle que j'ai pus rencontrer. Un tableau de rêve, pour remonter mon moral bien bas, depuis mon retour de Brâkmar...

- Par Iop... C'est ton anniversaire aujourd’hui, pas le mien ! Arrive-je enfin à sortir, après une longue contemplation de celle que j'aime. C'est absolument splendide.
- Tu trouves ? Me répond-elle, d'une voix peu rassurée.
- Tu rigoles j'espère ? Tu n'a...

Ne voulant pas faire comme tout les Iops, je me rattrape exactement au bon moment, avant de commettre l'erreur de lui dire « tu n'as que rarement été aussi belle ». D'autres ont essayés, ils ont eut des problèmes... Mais ils étaient très rapides...

- … Tu n'as pas souvent été aussi bien vêtus, je dois dire... Tu remerciera ton Dieu de t'avoir donné cette touche final...

Elle allait dire quelque chose. Malheureusement, elle n'aura pas eut le temps de le faire. Je me rapproche rapidement pour planter un très léger baisé sur ses lèvres. Je dis « très léger » , parce que pour le vrai, il faudra attendre se soir d'être arrivé.

- Bon anniversaire, Moinon du Gondor...


------- * -------


Il y a longtemps, quand je suis arrivé par la voie des océans à Murof, j'ai pus apercevoir la ville au loin, et tout petit. Chose que je n'avais pas pus réitérer depuis. Enfin, je peux admirer ce qu'on appel « Murof » : une île, une grande montagne au loin, au pied de laquelle on peu entrapercevoir une foret dense, qui elle même laisse place à la ville. De là où nous nous trouvons, il est impossible de discerner la prairie du Zaap, qui borde véritablement la cité de Murof, mais ce n'est pas grave, je sais qu'elle existe, c'est l'essentiel... Et ce soleil, qui baisse... Il n'est pas encore rouge, et pourtant, il est déjà en passe de tomber derrière cette montagne qui surplombe l'île.

Nous somme sur le Jeonovan. Assis sur des bancs, disposés de parts et d'autres du pont central. Autours de nous, des matelots qui travaillent, et des riches personnes qui discutent. Nous, nous ne disons rien. A vrai dire, nous somme légèrement à l'étroit, au milieu de toute cette agitation, et de toutes ces altercations. Des débats de riches, sur la fortune d'untel, les déboires d'un autre, la crise qui touche actuellement Emelka... Nous, nous somme là « pour faire semblant ». Simplement pour nous aimer. Pour ne rien dire, si ce n'est que c'est une bien étrange soirée qui viens à peine de commencer...

Elianne a trouvé un nouveau jeu : essayée de rester debout. Au rythme de la houle, je dois dire que c'est assez dure, pour une enfant de son age. En tout cas, Moinon rigole bien, à chacune de ses chutes, toutes plus comiques les unes que les autres. Moi, je regarde, et j'écoute. En tendant l'oreille, il n'est pas difficile de tomber sur le leitmotiv de beaucoup de conversations en cours : le beau Diadème de cette Xélor, là... Il faut dire qu'elle a du charme, la Magnon, aujourd'hui...

Je sourie : j'ai l'impression que le rêve ne fais que commencer...


------- * -------


Il est dit que Ogrest aurait embrassé Dathura sur cette île. Et que c'est pour cela qu'on la surnomme « la cache aux cœurs ». Oui, je me suis renseigné, avant de venir. De son vrai nom, l'île de Stendar, cet endroit est considéré par ceux qui connaissent son histoire et son surnom, comme l'île où il fait bon se rendre quand on s'aime. Et j'avouerais volontiers que ce sont ces détails qui sont venus par la suite seulement, quand j'ai fais mes recherches. Il me fallait un coin tranquille, de préférence plats, et totalement calme. Quoi de mieux qu'une toute petite île, simplement constituée d'une prairie, et d'une petite butée, surplombant la mer, quelques mètres plus bas ? Et si l'ile en question se révèle avoir un quelconque rapport avec l'amour, qu'à cela ne tienne !

Nous somme quatre. Jeana, Moinon, Elianne, et moi. J'avais besoin d'invité Jeana', et je pense que vous êtes assez intelligents pour comprendre pourquoi. Il faut qu'elle change d'aire, cela ne peut que lui faire du bien... Quitter la résidence Brâkmarienne, qui, temporairement, le temps que cette histoire soit résolut, est devenu le siège de ce qui reste de la famille Nawégling... Je pense avoir bien fait. Elle souris, plaisante avec Moinon sur l'age réelle de Miam', pendant que Elianne joue a enfoncer ses pieds dans le sable, un peu plus profondément à chaque vague qui arrive...

J'ai vraiment l'impression de vivre un rêve. C'en est presque trop beau pour être vrai... J'ai eu tellement de soucis pendant tellement longtemps, que je n'arrive pas à me persuader que ce que je vie aujourd’hui, à cet instant précis, est la pure vérité. Xélor serait il devenus clément ? J'en doute. En revanche, il semblerait qu'il ai décidé de ne pas gâcher cette journée de bonheur... Et je l'en remercie.

Le soleil se couche. Nous somme sur une nappe, en train de grignoter ce que chacun a put apporter. Seuls les bruits de nos rires respectifs peuvent couvrir le doux murmure de la mer, et des petites vagues venant terminer leurs vie sur le rivage, à nos cotés... Moinon ne cesse de me jeter des petits coups d’œils, un sourire sur le bord les lèvres. Je fais exactement de même. Nous somme si bien ici... A la fois proche de la monotonie Murofienne, mais également si loin du vacarme de la ville... C'est dingue comme l'amour peut suinter par tout les pores de cette île...

Voilà donc mon cadeau. Moinon vient d'avoir 19 ans aujourd'hui. Nous sommes jeune, nous avons tout notre temps... Ce soir, nous dormirons sur cette île. Demain, nous prendrons le prochain bateau, les billets étant réutilisables pour le même trajet, un certain nombre de fois, et nous irons sur l'île suivante. Et ainsi de suite. A compter de ce jour et jusqu'à la fin de semaine, nous quittons Murof. Nous faisons une pause, pour nous reposer, pour nous aimer, et pour fêter avec tout ce qui lui est dus, l'anniversaire de Moinon Minou. Nous ferons le tour de toutes ces petites îles, qui elles même font le tour de la grande île qu'est Murof. Une petite semaine en mer, tranquille. Et pendant que Jeana jouera avec Elianne, nous en profiterons pour nous promener un peu... Pour parler... Pour agir...

Pour rêver, en somme.

Non, effectivement. Ce 26 Javian n'était pas comme les autres. En réalité, je ne saurais jamais vraiment s'il était réel, ou bien si je n'ai pas simplement tout inventé. Certains moments ont été si beau, qu'il m'es difficile de faire la part entre le vrai et le faux. Tout est vrai, ou tout est faux ? Je n'ai quand même pas tout rêver... Quoi qu'il en soit, si ce n'était qu'un rêve, c'était un sacré beau rêve...

Une seule conclusion, pour terminer cette histoire ; je suis vraiment devenus une guimauve, sur le point de vus sentimental, depuis ma rupture avec Xélor...


________________________________________________________________________________________


Pour toute personne qui pourrait se permettre des remarques sur le trop pleins de sentiments qui borde cette partie, je ne vous dirait que deux choses :
- premièrement : je vous renvois à la dernière phrase qui conclus le récit.
- Deuxièmement : TGCM.

Voilà... Des avis, sinon ? :D




Dernière édition par Vlad' le Dim 29 Jan 2012 - 23:42, édité 1 fois
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Re: Murof, l'original

Message par Jeananas le Jeu 26 Jan 2012 - 19:29

C'est romantique, ça fait chaud au coeur :3
J'ai décidé que ce sera toi le cadeau de Moinon, na ! *tire la langue*
Des fautes par-ci par-là mais c'est fluide et agréable, gégé !
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Re: Murof, l'original

Message par Moinonminou le Ven 27 Jan 2012 - 7:07

J'ai tout lu! \o/
Merci Vladisoupe...merci! =3 *krokalin* C'est un beau kadô.
Comme l'a dit Jeana' il y a des fautes (genre celle-là: "- Bonne anniversaire, Moinon du Gondor..." qui m'a un peu surprise) mais l'ensemble se lit bien, l'histoire est sympa avec le mélange de plusieurs petites histoires (Ryouke+Jeana'+Bateau) Très bien construit, très fluide...

Merci et Bravo! \o/

- S'pas à moi que vous feriez des cadeaux comme celui là, tiens...
Si tu veux je lui demande. '3'
Xélor! Vladisoupe voudrait un beau diadème pour ses cheveux blonds!
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Re: Murof, l'original

Message par Nico' le Sam 28 Jan 2012 - 18:08

Que du bonheur cette lecture. Tu t'améliores à chaque chapitre il me semble. Bon comme tu l'as dit, il y a quelques fautes par-ci par-là, mais on s'en fout ! Le texte est tellement bien qu'on les remarque plus !

Et un petit mot de Maeve : elle a adoré et tout lu d'une traite !
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Re: Murof, l'original

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